André Léveillé

André Émile Léveillé est un peintre français, né le à Lille[1] et mort le à la Clinique Oudinot dans le 7e arrondissement de Paris[2].

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André Léveillé
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Distinction

Biographie

Fils d'Alphonse, voyageur de commerce originaire de l'Orne, et de Laure Philippon, André Émile Léveillé grandit à Lille. Autodidacte, il se lance dans le dessin et la peinture et s'installe à Paris. Il y épouse en 1905 Marie-Louise Castel. Peintre de genre, de paysage et de portraits, André Léveillé débute au Salon des indépendants de 1913, avec des toiles au caractère décoratif, utilisant les tons camaïeu et des touches pointillistes. Il produit même quelques années durant des œuvres aux accents cubistes.

En 1915, il expose au « Salon des Artistes des Pays Envahis » une toile (Chantier à Paris) achetée par l’État. En 1917, l’État acquiert « La Chapelle Sainte-Claude », présentée au Salon des Indépendants. Dans les années 1920, il expose régulièrement à Paris à la galerie Barbazanges et à la galerie Bernheim (1928), des scènes de genre, des portraits et des bouquets. En 1925, il prend part comme décorateur à l'Exposition des Arts Décoratifs, où il dessine des bijoux pour le joaillier Georges Fouquet. En 1929, l’État lui achète pour le musée du Luxembourg La Route de Bourgogne, présentée au Salon des Indépendants la même année. Ami du peintre Paul Signac, dont il fait le portrait, André Léveillé participe activement à la vie artistique parisienne des années 1930. En 1935-1936, il organise et expose ses œuvres dans le « Train-exposition des Artistes » qui parcourt le grand Nord de la France. Il s'essaye également à la céramique. Durant sa carrière, André Léveillé croque Paris et ses monuments, le Nord de la France, la Bretagne et ses calvaires (1910-1918), la Normandie, la Bourgogne et Auxerre. Très croyant, ses sorties de messe et sa proximité avec les Ateliers d'art sacré expriment sa foi chrétienne.

Ses œuvres sont conservées au Musée national d'Art moderne (Ferme et prairie en Bourgogne, huile sur toile, 1928), au musée Carnavalet (Central téléphonique de la rue Bergère, huile sur toile, années 1920), dans les musées d'Auxerre (La Vieille Bourguignonne) et de Sens, et dans de nombreuses collections privées.

Distinction

Sources

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays
  • Shurr et Cabanne, Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture (1820-1920), éditions de l'Amateur
  • Base Joconde
  • Musée Carnavalet

Notes et références

Liens externes

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