Aubelin Jolicoeur

Aubelin Jolicoeur ([1] - ), journaliste, chroniqueur et ancien ministre haïtien.

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Aubelin Jolicoeur
Fonctions
Secrétaire d'Etat de l'Information et de la Coordination
Président Henri Namphy
Gouvernement Conseil national de Gouvernement
Prédécesseur Fritz Antoine
Directeur général de l'Office national du Tourisme
Président Henri Namphy
Biographie
Nom de naissance Aubelin Jolicoeur
Date de naissance
Lieu de naissance Jacmel (Haïti)
Date de décès
Lieu de décès Jacmel (Haïti)
Nationalité Haïtienne
Conjoint Claire Sirois
Profession Journaliste

Aubelin Jolicoeur naquit en 1924 dans la ville de Jacmel. Il avait deux passions, le journalisme et l'art. Il fut un grand collectionneur de peintures haïtiennes. L'écrivain haïtien, Jean Metellus, eut l'occasion de rencontrer Aubelin Jolicoeur à Paris dans des salons parisiens. Jean Metellus rappelle que, lors de son voyage à Haïti, André Malraux, Ministre de la Culture français, compara la galerie d'art d'Aubelin Jolicoeur à un musée[2].

Il fut le plus ancien journaliste du grand quotidien haïtien Le Nouvelliste en débutant dans ce journal après la Seconde Guerre mondiale.

Il assurait la rubrique "Choses et gens", résolument tournée vers les fastes de la mondanité, les délices de la jet-set haïtienne, la vie des célébrités étrangères de passage en Haïti; mais aussi l'éloge du savoir, du capital culturel, des préoccupations sociales, des réflexions philosophiques et les vertus de la société traditionnelle haïtienne[3].

Aubelin Jolicoeur était reconnaissable à sa canne sculptée et souvent vêtu de blanc. En quête de reportages, de rencontres et d'entretiens, il était devenu un "boulevardier" d'Haïti. Max Chauvet, directeur du plus ancien quotidien d'Haïti Le Nouvelliste, rendit hommage à son humanisme, et à sa générosité intellectuelle.

Il devint directeur de l'Office de tourisme d'Haïti en poste à Port-au-Prince sous le régime des Duvalier (père et fils)[4].

En 1986, après la chute de la dictature des Duvalier, il fut nommé Ministre de l'Information sous le régime de Henri Namphy.

Sous le nom de "Petit Pierre", Jolicoeur est le héros d'un livre de Jean Raspail[5].

Il a inspiré le personnage du même nom (Petit Pierre) dans le roman "Les Comédiens" de Graham Greene dont on a tiré un film.

Aubelin Jolicoeur meurt le 14 février 2005 à Jacmel.

Sources

Liens externes

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