Automotrice classique

Les automotrices dites « classiques » sont des automotrices doubles de la SNCB, dont un petit nombre est encore en service. Plusieurs séries et types (ancien classement) d'automotrices sont regroupés dans cette appellation ; elles sont accouplables entre elles grâce à un attelage semi-automatique Henricot et permettent l'intercirculation par une porte centrale, ce qui réduit l'espace disponible dans le poste de conduite. Elles sont également accouplables avec les automotrices quadruples (AM 75).

Une rame de la série AM54 en 1990.

Aspects techniques

Traction

Les moteurs de traction sont des moteurs à courant continu à excitation série prévus pour une tension de 1500V. Ils sont répartis sous les deux voitures.

Les automotrices construites jusqu'en 1970 sont munies d'un équipement de démarrage à JH (jusqu'au numéro 664), celles construites à partir de 1970 sont équipées de hacheurs à thyristors (à partir du numéro 665). Elles peuvent rouler à maximum 140 km/h.

Les moteurs des AM à JH sont disposés en série au démarrage, puis en série-parallèle par la suite. Sur les AM à thyristors, les moteurs sont disposés en permanence en série-parallèle.

Freinage

Sur ces engins, le frein de service est un frein électropneumatique d'un type particulier (le FVEL 5), qui utilise d'abord un freinage commandé électriquement et agissant sur la pression du réservoir de commande du distributeur ou, en cas d'avarie à celui-ci, un frein direct pneumatique . Le frein automatique est présent, mais est alimenté en permanence à la pression de régime (électrovalve EMV420) et ne sert que de frein de sécurité (urgence, rupture d'attelage ou découplement intempestif, signal d'alarme, ...).

Intérieur

Les sièges en 2e classe sont en simili cuir de couleur vert foncé ou bleu foncé, tandis que les sièges en 1re classe sont recouverts d'un velours, de couleur rouge. Les compartiments, ainsi que les anciens compartiments fumeur, sont séparés par des portes vitrées coulissantes manuellement. Seule la porte séparant la 1re de la seconde classe n'est pas vitrée, permettant ainsi une séparation des deux classes.
À l'origine, les sièges en 2e classe étaient en similicuir de couleur bleu foncé dans les compartiments non-fumeur et de couleur vert foncé pour le compartiment fumeur. En 1re classe, ils étaient en velours rouge pour le compartiment non-fumeur et en velours vert pour le compartiment fumeur. Suivant les modèles, l'espace fumeur en 1re classe variait entre 8 et 12 places assises et l'espace non-fumeur variait respectivement entre 16 (si 12 en fumeur) et 20 (si 8 en fumeur) places assises. En 2e classe, l'espace fumeur comportait seulement 20 places assises.

Modernisation et/ou retrait du service

Livrée New Look
Livrée CityRail

En , l'automotrice 606 (alors encore en livrée verte) est présentée en version rénovée de l'atelier central de Malines. Elle sera suivie de la 633 et de tous les matricules des séries 05 et 06 (AM 66 à 79), à l'exception des 6 automotrices “Sabena„. La rénovation s'accompagne d'un démontage complet, pose d'un chauffage à air pulsé à la place des radiateurs sous les sièges, des porte bagages longitudinaux, intégrant un éclairage fluorescent remplacent les anciens modèles placés au-dessus des banquettes (le revêtement de ces dernières étant également remplacé), des WCs en circuit fermé et une insonorisation complète. Cette importante rénovation laisse penser que ce matériel atteindra probablement l'âge respectable de 50 ans avant d'être retiré du service.

En 2006, un contingent de 40 automotrices (dont certaines ont déjà été concernées par la rénovation précédente) sont équipées d'un convertisseur statique et d'un SIV à afficheurs ainsi que d'une modification de la livrée pour être utilisées comme CityRail. Les deux petits compartiments centraux sont équipés de strapontins longitudinaux à la place des banquettes afin d'augmenter leur capacité. Elles sont également renumérotées (de 961 à 999).

En 2013, les automotrices Desiro (séries 08.000 et 08.500) ont terminé leurs maladies de jeunesse et la SNCB les engage massivement en service commercial. Les 93 automotrices classiques subsistant en livrée bordeaux (produites entre 1962 et début 1966) sont alors réformées et vendues en bloc au chantier de démolition eCore (ex Récylux / Paridans) à Aubange. Le dernier trajet effectué par une automotrice en livrée bordeaux a eu lieu le entre Libramont et Arlon.

En , c'est au tour des premières automotrices rénovées de suivre le même chemin[1].

Voir aussi

Article connexe

Lien externe

  • Portail du chemin de fer
  • Portail de la Belgique
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.