Bathernay

Bathernay est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Bathernay

Église Saint-Étienne.
Administration
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Drôme des collines
Intercommunalité Arche Agglo
Maire
Mandat
Françoise Ducros
2014-2020
Code postal 26260
Code commune 26028
Démographie
Gentilé Baternois, Baternoises
Population
municipale
254 hab. (2017 )
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 49″ nord, 4° 59′ 42″ est
Altitude Min. 267 m
Max. 466 m
Superficie 5,71 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Bathernay
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Bathernay
Géolocalisation sur la carte : France
Bathernay
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Bathernay
Liens
Site web bathernay.fr

    Ses habitants sont les Bathernois et les Bathernoises.

    Géographie

    Localisation

    Bathernay est située à 20 km de Romans-sur-Isère et à 30 km de Valence. Les communes limitrophes sont Ratières, Saint-Avit et Charmes-sur-l'Herbasse à km. Panorama sur le Vercors, les Alpes et le Pilat du Mont Froid (460 m).

    Toponymie

    Attestations

    Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

    • 942 : Villa de Basternaco (cartulaire de Romans, 131).
    • 1095 : Basternay (ibid., 7).
    • 1386 : Batarnay (choix de doc., 205).
    • 1393 : Basternas (ibid., 226).
    • XIVe siècle : Bastarnay (Pouillé de Vienne).
    • 1459 : Batherna (terr. de Vernaison).
    • 1568 : Balternay (Bull. archéol., XIX, 215).
    • 1788 : Baternay / Bartenai (Alman. du Dauphiné).
    • 1891 : Bathernay, commune du canton de Saint-Donat.

    Étymologie

    Le toponyme serait formé sur la base d'un anthroponyme Basterna avec le suffixe de lieu -acum. Il nous informerait de l'existence d'un domaine gallo-romain[2].

    Histoire

    Du Moyen Âge à la Révolution

    XIIIe siècle : possession de la baronnie de Clérieu[3].

    Sur le plan féodal, la terre est un arrière-fief de la baronnie de Clérieu[1].

    • 1255 : les Bathernay. Ils en feront hommage à l'église de Vienne.
    • L'église de Vienne.
    • Fin du XVIe siècle : elle passe aux (d') Ailly.
    • 1602 : les Coste (par achat).
      • 1652 : les Coste obtiennent l'incorporation de la seigneurie de Bathernay au comté de Charmes.

    Imbert de Batarnay (ca. 1438 à 1523) (seigneur du Bouchage[3]) fut chambellan et conseiller du roi Louis XI. Il conservera les mêmes fonctions sous les règnes de Charles VIII, Louis XII et François Ier.

    Avant 1790, Bathernay était une communauté de l'élection et subdélégation de Romans, et du bailliage de Saint-Marcellin, formant une paroisse du diocèse de Vienne. Son église, dédiée à saint Étienne (1050 : Ecclesia Sancti Stephani de Baternaïco (cartulaire de Romans, 2) était celle d'un prieuré de la dépendance de l'abbaye de Romans à qui les dîmes appartenaient depuis le Xe siècle[1] :

    • XIVe siècle : Prioratus de Baternay (Pouillé de Vienne).
    • 1521 : Prioratus et ecclesia de Baternay (ibid.)

    De la Révolution à nos jours

    Héraldique

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1789 1792 Jean Genevier-Balmet    
    1792 1797 François Tivolle-Morand    
    1797 1816 Jean Nivon    
    1816 1825 Jean Gay    
    1825 1839 Jean-Pierre Nivon    
    1839 1843 Jean-Romain Rebettet    
    1843 1848 Jean-Joseph Deroux    
    1848 1891 Jean Charrin    
    1891 1925 Jean-Joseph Deroux    
    1925 1934 Jean-P-Valérie Chuilon    
    1934 1945 Marie-Alphonse Deroux    
    1945 1945 François-J-Jph Chaléon    
    1945 1959 Alfred-François Vivier    
    1959 1971 Louis-Victor Betton    
    1971 1973 Adrien Pernot    
    1973 1975 Maurice Pralon    
    1975 1995 Aimé Chaléon[4]    
    1995 2000 Danielle Chaléon-Robin    
    2000 2014 Denis Deroux    
    2014 En cours Françoise Ducros[5]   Agricultrice

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

    En 2017, la commune comptait 254 habitants[Note 1], en diminution de 0,78 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    160160190138244228270311318
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    308293285292273283289295269
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    239227207188196194187177150
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    143165154154191205235251247
    2017 - - - - - - - -
    254--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Vie locale

    Enseignement

    Santé

    Cultes

    Économie

    En 1992 : céréales, asperges, bovins, caprins[3].

    Foire : [3].

    Loisirs et tourisme

    • Village perché[3].
    • Ruines du château[3].
    • Nombreux panoramas de cette région accidentée / table d'orientation de Mont Froid[3].
    • Gîtes ruraux[3].
    • Fête : , ou dimanche suivant[3].

    Lieux et monuments

    • Église Saint-Étienne, datant des IXe et XIe siècles[réf. nécessaire] (ou XIIe siècle) : clocher massif carré, choeur du IXe siècle. Classée (MH)[3].
    • Habitats troglodytiques[3].
    • Presbytère, restes de l'ancien château médiéval près de l'église. Bâtiment remanié ultérieurement.
    • Restes de l'enceinte du village.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 22-23
    2. Pierre Palengat, La Drôme insolite: d'Aix-en-Diois à Volvent : les 370 communes du département : La Drôme historique, monumentale, anecdotique, légendaire, statistique, culturelle, page 43, (id)
    3. Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Bathernay
    4. Mémoire de la Drôme Photo M. Chaléon
    5. Bathernay sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 9 mars 2015).
    6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

    Annexes

    Bibliographie

    • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 pages.

    Articles connexes

    Liens externes

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