Bedous

Bedous est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Bedous

La mairie de Bedous.
Administration
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-1
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Henri Bellegarde
2014-2020
Code postal 64490
Code commune 64104
Démographie
Gentilé Bedousiens
Population
municipale
597 hab. (2017 )
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 03″ nord, 0° 35′ 57″ ouest
Altitude Min. 372 m
Max. 1 565 m
Superficie 11,64 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Bedous
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Bedous
Géolocalisation sur la carte : France
Bedous
Géolocalisation sur la carte : France
Bedous

    Le gentilé est Bedousien[1].

    Géographie

    L'église Saint-Michel.
    La chapelle d'Orcun.

    Situation

    Située au sud d'Oloron-Sainte-Marie, la commune fait partie de la vallée d'Aspe.

    Accès

    La ligne 63 du TER Nouvelle-Aquitaine, entre Oloron-Sainte-Marie et Canfranc, possède un arrêt à Bedous. La route nationale 134 traverse la commune, ainsi que les routes départementale 237 et 637.

    Hydrographie

    Les terres de la commune, située dans le bassin versant de l’Adour, sont arrosées par deux affluents du gave d'Aspe, l'arricq de Casteigbou et le gave d'Aydius, aussi nommé la Gabaret, et par le ruisseau de Sahun, affluent de ce dernier.

    Lieux-dits et hameaux

    • Agnès (ruines)[2],[3]
    • Agnez (borde d’)[2]
    • Apiou (borde d’)[2]
    • Apatie (borde d’)[2],[3]
    • Aulance[2]
    • Balencie[2]
    • Bergez[2]
    • Bergez (borde de)[2]
    • Bouhaben (borde de)[2]
    • Bousquet[2]
    • Candau (fontaine de)[2]
    • Casteigbou[2]
    • Castéruch (cabane de)[2]
    • Castetnau (ruines)[2]
    • Clavère[2]
    • Claverie (borde de)[2]
    • Coudure (la)[2]
    • Esplous (borde d’)[2]
    • Gloriette (la)[2]
    • Hayet (borde de)[2]
    • Ichau (borde d’)[2]
    • Ichéu (fontaine d’)[2]
    • Lagouaret (fontaine de)[2]
    • Lescanet[2]
    • Maisonnave (borde de)[2]
    • Mauhourat[2]
    • Mautemps (fontaine de)[2]
    • Mirande (borde de)[2]
    • Mousquère (la)[2]
    • Nouqueret (borde de)[2]
    • Orcun[2],[3]
    • Ourdinse (plateau)[2]
    • Pétraube (fontaine de)[2]
    • Pouget (fontaine de)[2]
    • Poulidor (borde de)[2]
    • Puts-déou-Cot[2]
    • Sablas (glissoire des)[2]
    • Saint-Berthoumieu[2]
    • Salanouve (borde de)[2]
    • Soudious (plateau de)[2]
    • Suberlaché[2],[3]
    • Vignau (borde de)[2]

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Bedous[2]
    Sarrance
    Osse-en-Aspe Aydius
    Lées-Athas Accous

    Toponymie

    Le toponyme Bedous apparaît sous les formes Bedoos (1250[3], fors d'Aspe[4]), Bedos (1267[5], cartulaire d'Oloron[6]), Saint Michel de Bedous (1675[3], insinuation du diocèse d'Oloron[7]) et Bedous (fin XVIIIe siècle[5], carte de Cassini).
    Il est dérivé du radical betu (betulla signifie 'bouleau' en latin) et du suffixe aquitain -ossum, et signifie « lieu où il y a des bouleaux »[5].

    Son nom béarnais est Bedós[8] ou Bedous[9].

    Agnès était une ferme mentionnée sous la forme Anée en 1385[3] (censier de Béarn[10]).
    Apatie, fief dont le nom provient de l'abbaye laïque de Bedous, est attesté en 1707[3], sous la forme Abbadie (titres de Bedous[11]) et Appatie (1863[3], dictionnaire topographique Béarn-Pays basque).
    Laché est le nom d’une église détruite, ancien prieuré du diocèse d’Oloron, située sur le domaine de la commune. Elle recueillait autrefois les archives de la vallée d'Aspe. Son existence est attestée au XIIIe siècle[3] sous la graphie Laxe (fors d'Aspe[4]), en 1398[3] (Sainct Johan de Laxce, titres de la vallée d'Aspe[12]) et 1608[3] (Sent Johan de Laxer, insinuation du diocèse d'Oloron[7]).
    Le toponyme Orcun apparaît sous les formes Orqunh (1247[3], fors d'Aspe[4]), Orcunh (1441[3], notaires d'Oloron[13]), Orchunh (1449[3], règlements de la Cour Majour de Béarn[14]), Sanctus-Joannes d'Orcun et Orcun (respectivement 1608[3] et 1621[5], insinuations du diocèse d'Oloron[7]) et Orcun (fin XVIIIe siècle[5], carte de Cassini). Michel Grosclaude[5] indique que le toponyme provient probablement du basque urki (« bouleau »), augmenté du suffixe locatif -(k)un, pour donner, tout comme le toponyme Bedous, « lieu où il y a des bouleaux ».
    Suberlaché est une fontaine dont les qualités minérales sont mentionnées par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque de 1863[3].

    Histoire

    Paul Raymond[3] note que la commune comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.
    En 1385, Bedous comptait 62 feux et Orcun 15. Les deux communes dépendaient du bailliage d'Aspe.

    Le 27 mars 1970, la destruction du pont de l'Estanguet, causée par un déraillement, a entraîné l'arrêt de l'exploitation de la section de Bedous à Canfranc. Depuis, la voie a été déposée dans le tunnel qui sert de voie de secours au tunnel routier du Somport.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1968 1971 Robert Balangué PS  
    1971 1977 Robert Balangué PS  
    1977 1983 Robert Balangué PS conseiller général
    1983 1989 Robert Balangué PS  
    1989 1995 Robert Balangué PS  
    1995 2001 Robert Balangué PS  
    2001 2008 Jacques Couratte-Arnaude PS  
    2008 2014 Henri Bellegarde Front de Gauche ?  

    Intercommunalité

    La commune fait partie de sept structures intercommunales[15] :

    • l'agence publique de gestion locale ;
    • la communauté de communes de la Vallée d'Aspe ;
    • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
    • le syndicat de télévision d'Oloron - Vallée d'Aspe ;
    • le syndicat intercommunal d'aide matérielle à la scolarisation en vallée d'Aspe ;
    • le syndicat mixte des gaves d'Oloron - Aspe - Ossau et de leurs affluents ;
    • le syndicat mixte du Haut-Béarn.

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

    En 2017, la commune comptait 597 habitants[Note 1], en augmentation de 4,55 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0531 0311 1401 0351 2891 3921 3961 3551 326
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 3091 3531 1761 0921 1331 1331 107970973
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9299271 068866900943826726691
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    802591542610554578534558591
    2017 - - - - - - - -
    597--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Santé

    Ouverte sur la commune en 2014, une maison de santé pluridisciplinaire (MSP) regroupe en 2018 des médecins généralistes, des infirmiers, des dentistes, des kinésithérapeutes, une sage-femme, une psychologue, une orthophoniste et un podologue[20].

    Économie

    La chapelle d'Orcun, le clocher-mur avec sa caisse de résonance formant une tour.
    Le collège d'Aspe.
    Le gave d'Aydius et le château.

    L'économie de la commune est essentiellement tournée vers les services (médecins, gendarmerie, parc national, office du tourisme, centre multiservices, commerces). Le marché du jeudi garde une certaine importance. L'agriculture (élevage des ovins surtout) est présente par plusieurs points de vente de fromage fermier. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

    Culture et patrimoine

    La langue locale est l'occitan-gascon appelé en Béarn béarnais. L'école de la commune propose un enseignement bilingue français-occitan (béarnais), ce cursus va de la maternelle au collège.

    Bedous fait partie du pays d'art et d'histoire des Pyrénées béarnaises[21].

    Patrimoine civil

    Bedous est un village bâti autour de la place du marché, entourée par la mairie, l'église et de nombreux petits commerces. Les maisons les plus anciennes se trouvent à proximité immédiate.

    • Moulin à farine, XVe et XVIe siècles.
    • Maisons des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
    • Fontaine du XIXe siècle.
    • Manoir dit Château Lassalle, XVIIe, XIXe et XXe siècles[22].
    • Fronton, situé derrière l'église.
    • Table d'orientation, située au nord-est de Bedous.
    • Château Fénart.

    La gare de Bedous sur la ligne Pau-Canfranc a été fermée au trafic depuis 1970 vers Canfranc et 1985 vers Oloron.

    Le 1er juillet 2016, la remise en exploitation du tronçon ferroviaire Oloron-Bedous a été inaugurée officiellement. C'est une étape importante dans la réhabilitation de l’axe Pau-Canfranc, et au-delà de la ligne « Goya » reliant Pau à Saragosse. Depuis plus de 30 ans, les circulations ferroviaires entre Oloron Sainte‑Marie et Bedous étaient interrompues. Après d’importants travaux (18 mois), les trains ont fait leur retour dans la vallée d’Aspe.

    La commune a érigé en 1987 une stèle des évadés de France, à la mémoire des résistants qui quittèrent la France pour rejoindre l'Armée de la libération via l'Espagne durant la Seconde Guerre mondiale.

    Patrimoine religieux

    L’église Saint-Michel date du XIVe siècle[23].
    La chapelle Saint-Jean, au quartier Orcun, datant du XIIe siècle, est classée par les monuments historiques depuis 1984[24]. Elle recèle du mobilier[25],[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32], des tableaux[33], des statues[34],[35] et des objets[36] également classés par le ministère de la Culture.

    Sports

    En 2008, le club de rugby à XV, l'US Aspoise Bedous a été champion de France de 4e série en battant les Francs-Comtois du RC Plateau 25 par 21 à 10.

    Équipements

    Bedous possède un collège, le collège d'Aspe[37] et une école primaire.

    Un gymnase (salle polyvalente d'Aspe) est également présente sur la commune.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux : Pyrénées-Atlantiques, Paris, Archives et Culture, , 167 p. (ISBN 978-2-35077-151-9)
    2. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 24 juillet 2013)
    3. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne).
    4. Manuscrits des XIIIe et XIVe siècles - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    5. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059).
    6. Titres publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
    7. Insinuations du diocèse d'Oloron, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrits du xviie siècle.
    8. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    9. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
    10. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385.
    11. Titres de la commune - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    12. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques et de la mairie d’Accous
    13. notaires d'Oloron - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    14. Registres manuscrits du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
    15. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 29 mai 2014)
    16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    20. Isabelle Castéra, « Cette maison qui soigne la vallée d'Aspe », Sud Ouest édition régionale, 6 janvier 2018, p. 8-9.
    21. http://aquitaine.culture.gouv.fr/notices/12b64009ccc27ada7cfe0ee5d9a7198a/
    22. « manoir dit Château Lassalle », notice no IA64001000, base Mérimée, ministère français de la Culture
    23. « église paroissiale Saint-Michel », notice no IA64000495, base Mérimée, ministère français de la Culture
    24. « La chapelle d’Orcun », notice no PA00084346, base Mérimée, ministère français de la Culture
    25. « Les lambris de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000562, base Palissy, ministère français de la Culture
    26. « Le retable de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000558, base Palissy, ministère français de la Culture
    27. « Le tabernacle de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000556, base Palissy, ministère français de la Culture
    28. « Le devant d’autel de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000555, base Palissy, ministère français de la Culture
    29. « La table de communion de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000084, base Palissy, ministère français de la Culture
    30. « Le maître-autel de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000083, base Palissy, ministère français de la Culture
    31. « La tribune de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000082, base Palissy, ministère français de la Culture
    32. « La chaire à prêcher de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000081, base Palissy, ministère français de la Culture
    33. « Le tableau classé de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000560, base Palissy, ministère français de la Culture
    34. « Les statues de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000559, base Palissy, ministère français de la Culture
    35. « Les statuettes de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000557, base Palissy, ministère français de la Culture
    36. « Les chandeliers de la chapelle d’Orcun », notice no PM64000561, base Palissy, ministère français de la Culture
    37. site du collège d'Aspe

    Pour approfondir

    Articles connexes

    Liens externes

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