Bila Tserkva

Bila Tserkva (en polonais Biała Cerkiew) ou (en ukrainien Біла Церква) ou Belaïa Tserkov (en russe Белая Церковь) est une ville de l'oblast de Kiev, en Ukraine, et le centre administratif du raion de Bila Tserkva. Sa population s'élevait à 207 745 habitants en 2017.

Pour les articles homonymes, voir Bila Tserkva (oblast de Transcarpatie).

Bila Tserkva
Біла Церква

Héraldique

Drapeau

Montage photographique sur Bila Tserkva.
Administration
Pays Ukraine
Subdivision  Oblast de Kiev
Maire Vassyl Savtchouk
Code postal 09100 — 09117
Indicatif tél. +380 456"3"
Démographie
Population 207 745 hab. (2017)
Densité 6 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ nord, 30° 06′ est
Superficie 3 370 ha = 33,7 km2
Divers
Fondation 1032
Statut Ville depuis 1589
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Oblast de Kiev
Bila Tserkva
Géolocalisation sur la carte : Ukraine
Bila Tserkva
Géolocalisation sur la carte : Ukraine
Bila Tserkva
Sources
Liste des villes d'Ukraine

    Géographie

    Bila Tserkva est située sur la rivière Ros, un affluent du Dniepr, à 78 km au sud-sud-ouest de Kiev[1].

    Histoire

    La ville a été fondée en 1032 sous le nom de Iouriev par Iaroslav le Sage, dont le nom de baptême était Iouri. Le nom actuel de la ville est littéralement « église blanche » et se réfère probablement à la cathédrale de la Iouriev médiévale, qui était peinte en blanc. En 1363, Iouriev fut intégrée au Grand-duché de Lituanie et en 1569 à la République des Deux Nations (Pologne-Lituanie). Le droit de Magdebourg lui a été accordé en 1620 par Sigismond III de Pologne. Un traité de paix entre la République des Deux Nations et les rebelles cosaques ukrainiens conduits par Bogdan Khmelnitski y fut signé en 1651.

    En 1774 le domaine de Biała Cerkiew (le nom polonais de Bila Tserkva) fut un don du roi polonais Stanislas Auguste Poniatowski à son confident polonais, le Hetman, Franciszek Ksawery Branicki (1730-1819). Son fils unique, Ladislas (1783-1843) en fut l'héritier, suivit brièvement par le fils aîné de celui-ci, Xavier Branicki (1816-1879), futur propriétaire de Montrésor en Touraine [2]. Le domaine serait resté dans la Famille Branicki jusqu'en 1917. Après le troisième partage de la Pologne en 1795, Biała Cerkiew passa sous la souveraineté de l'Empire russe.

    Au XIXe siècle, la ville était un important marché. Au cours de la période soviétique, la ville devint un grand centre industriel (construction de machines, industrie de la construction). Avant la Révolution russe de 1917 et jusque dans les années 1930, il y avait à Bila Tserkva une importante communauté juive. Certains furent chassés par les Cosaques et la politique des tsars, d'autres par les purges staliniennes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut occupée par l'Allemagne nazie du au . Les juifs qui étaient restés dans la ville furent exterminés pendant l'occupation. Bila Tserkva fut libérée par le premier front ukrainien au cours de l'offensive Jitomir-Berditchev.

    Population

    Recensements (*) ou estimations de la population[3] :

    Évolution démographique
    1897 1904 1920 1923 1926 1939
    35 40054 30023 00037 79742 11147 369
    1959 1970 1979 1989 2001 2011
    70 633108 545151 318196 878200 131209 396
    2012 2013 2014 2015 2016 2017
    210 551210 919211 205211 129210 174207 745

    Économie

    La principale entreprise de la ville est l'usine de pneumatiques Rosava, mise en service en 1972 et qui employait 6 050 salariés en 2002.

    Personnalités

    Personnalités nées à Bila Tserkva :

    Notes et références

    1. Distances à vol d'oiseau ou distances orthodromiques.
    2. Line Skórka, « Un magnat polonais en Touraine - Xavier Branicki (1816-1879) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXXIX, 1980, p. 555-569 (lire en ligne).
    3. « Recensements et estimations de la population depuis 1897 », sur pop-stat.mashke.org(uk) « Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2010, 2011 et 2012 », sur database.ukrcensus.gov.ua« Office des statistiques d'Ukraine : population au 1er janvier 2011, 2012 et 2013 », sur database.ukrcensus.gov.ua

    Liens externes

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