Bletterans

Bletterans est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment Bletteranois et Bletteranoises.

Bletterans

Place de la mairie.

Blason
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Bletterans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Haute Seille
(siège)
Maire
Mandat
Stéphane Lamberger
2014-2020
Code postal 39140
Code commune 39056
Démographie
Population
municipale
1 446 hab. (2017 )
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 50″ nord, 5° 27′ 18″ est
Altitude Min. 190 m
Max. 224 m
Superficie 7,97 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Jura
Bletterans
Géolocalisation sur la carte : Jura
Bletterans
Géolocalisation sur la carte : France
Bletterans
Géolocalisation sur la carte : France
Bletterans
Liens
Site web bletterans.fr

    Géographie

    Bletterans est située aux portes de la Franche-Comté, au cœur de la Bresse Jurassienne, une région riche de nombreux étangs.
    La Seille traverse la commune, où elle se divise en deux bras et forme une île et où se situe le cœur du village.

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Bleterenco en 1150[1].

    Il s'agit d'une formation toponymique médiévale de type germanique en -ing[1], romanisée en -ingos[2]. Ce suffixe germanique explique la plupart des toponymes en -ans dans la région. Il est précédé généralement d'un anthroponyme germanique.

    Le premier élément Bletter- représente selon Albert Dauzat, le nom de personne germanique Blithar, même anthroponyme que l'on rencontre dans Bleurville (Vosges, Blederici villa 1050, ou éventuellement Blitrich) et Blicourt (Oise, Blericurtis 1240)[1]. Ernest Nègre préfère le citer sous sa forme latinisée Blitharius[2], tel qu'il apparaît dans les documents rédigés en latin médiéval.

    Histoire

    Bletterans vers 1550.

    Bletterans, située dans la région des Gaules habitée par les Séquanes, est rattachée sous Jules César à la Séquanie, avec Besançon pour capitale.

    La région, au gré des invasions, des traités et du jeu politique, va passer par de nombreux maîtres. Administrée par un comte Bourguignon, elle prit le nom de Comté, puis de Franche Comté par le comte de Renaud. En 1157, la Comté passa à Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne.

    Bletterans a été bâtie entre les bras de la Seille, un château nommé « castrum Bletterentis » a servi de refuge contre les bandes de pillards.

    Bien plus tard, Jean Ier de Chalon-Arlay, 1er seigneur d'Arlay, construisit en 1275, la cité fortifiée, qui devint place de guerre.

    Elle revint au roi de France en 1295.

    Charles VIII de France la céda à l'empereur d'Autriche et à son fils, Philippe le Beau. Celui-ci épousa en 1497, Jeanne infante d'Espagne, Bletterans devint territoire espagnol et ce jusqu'en 1674.

    En 1593, les armées d'Henri IV firent des ravages dans la région, notamment à Arlay.

    En août 1637, durant la guerre franco-espagnole, Bletterans est prise, pillée et saccagée, par les troupes françaises de l'armée de Franche-Comté, dont fait partie le régiment de Montausier, commandé par Henri duc de Longueville. Les fortifications ne furent jamais relevées.

    La cité devait connaître une grande pauvreté, jusqu'en 1789, très endettée. Il fallut attendre 1801 pour que les administrateurs apportent des améliorations notables[3].

    Politique et administration

    Liste des maires successifs depuis le XXème siècle
    Période Identité Étiquette Qualité
    1904 1919[4] François Chevrot Républicain Docteur en médecine à Bletterans
    Conseiller général (1898-1910)
    1919 1925 M. Huguenin    
    1925 1932 M. Roland    
    1932 1936 Philibert Culas    
    1936 1939 Arthur Renard    
    1939 1943 Philibert Culas    
    1943 1945 Jules Milloux    
    1945 1945 Jules Milloux    
    1947 1953 Roger Devaux SFIO  
    1953 1971 Paul Vercher   gendarme, résistant
    1971 2001 Jean Perraudin   vétérinaire, conseiller général, conseiller régional
    mars 2001 2018 François Perrodin DVD Médecin
    avril 2018 en cours Stéphane Lamberger DVD  

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

    En 2017, la commune comptait 1 446 habitants[Note 1], en augmentation de 1,97 % par rapport à 2012 (Jura : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6756818481 1001 1851 2311 2301 2201 292
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1761 1631 2191 1911 3081 3041 1841 1141 102
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1321 1161 0729559789981 0271 0091 005
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
    1 0341 0851 1651 3501 4231 3591 4131 3941 436
    2017 - - - - - - - -
    1 446--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Lieux et monuments

    • Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIIe-XVIIIe-XIXe s.), Rue Notre-Dame, inscrite à l'IGPC depuis 1986[9] ;
    • Chapelle du couvent ;
    • École (XIXe s.), Rue des Granges, inscrite à l'IGPC depuis 1986[10] ;
    • Maisons (XVIIIe-XIXe s.) de la Rue des Granges, inscrites à l'IGPC depuis 1986[11],[12],[13] ;
    • Maisons (XVIIIe-XIXe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[14] ;
    • Couvent des Ursulines (XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrit à l'IGPC depuis 1986[15] ;
    • Maison (XVIIIe-XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrite à l'IGPC depuis 1986[16] ;
    • Mairie (XIXe s.), Place de la Mairie, inscrite à l'IGPC depuis 1986[17] ;
    • Moulin (XVIIIe-XIXe s.), lieu-dit « Au moulin Rondeau », inscrit à l'IGPC depuis 1986[18] ;
    • Moulin (XIXe s.), lieu-dit « La Foule », inscrit à l'IGPC depuis 1986[19] ;
    • Traces des fortifications (du XIIIe au XVIIe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[20].

    Durant la Seconde Guerre mondiale, la région a revêtu une importance stratégique capitale pour la circulation des personnalités de la Résistance. En effet, plusieurs terrains d'atterrissage ou de parachutage, DZ (Courlaoux, Courgette, Orion[21]) étaient implantés sur les plateaux environnants.

    Ces terrains ont en particulier permis les opérations suivantes[22] :

    Personnalités liées à la commune

    • La famille Jouffroy remonte au chevalier Jean Jouffroy, seigneur de Bletterans qui teste en 1347, selon Moreri, et son Grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Le chef de la branche d’Abbans fait une demande et présente ses preuves en 1782 pour les honneurs de la Cour[23].
    • Alphonse Rousset (1812-1868), historien de la Franche-Comté
    • François Marie Edmond Chevrot, ancien maire de Bletterans, fut un spéléologue remarquable pour ses activités d'exploration des cavités jurassiennes, à la fin du XIXe siècle.

    Jumelages

    Bletterans est jumelé avec  Thuin (Belgique).

    Héraldique

    Blason D'azur au lion couronné d'or.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Voir aussi

    Articles connexes

    Lien externe

    Sources

    • Renseignements recueillis par les écrits de l'abbé Riviàre, né à Bletterans en 1772.
    • Écrits de sieur Phillibert Lardanchet, notaire, âgé de 80 ans (1700).
    • Tiré du livre de Jules Milloux Histoire d'une petite ville de Franche-Comté - BLETTERANS édité par Maurice Declume à Lons-le-Saunier.

    Bibliographie

    • Alphonse Rousset et Frédéric Moreau (architecte), Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département, Bintot, 1855, lire en ligne


    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 89a
    2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume II, formations non romanes, formations dialectales, p. 791, n° 13529 (lire en ligne)
    3. Jules Milloux, Histoire d'une petite ville de Franche-Comté, Lons-le-Saunier, Maurice Declume
    4. MairesGenWeb, Maires de Bletterans
    5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    9. « Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIe-XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015178, base Mérimée, ministère français de la Culture
    10. « Ecole (XIXe s) », notice no IA00015187, base Mérimée, ministère français de la Culture
    11. « Maison 1 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015186, base Mérimée, ministère français de la Culture
    12. « Maison 2 (XVIIIe-XIXe s.) », notice no IA00015184, base Mérimée, ministère français de la Culture
    13. « Maison 3 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015185, base Mérimée, ministère français de la Culture
    14. « Maisons (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015182, base Mérimée, ministère français de la Culture
    15. « Couvent (XIXe s) », notice no IA00015179, base Mérimée, ministère français de la Culture
    16. « Maison (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015183, base Mérimée, ministère français de la Culture
    17. « Mairie (XIXe s) », notice no IA00015177, base Mérimée, ministère français de la Culture
    18. « Moulin Rondeau (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015188, base Mérimée, ministère français de la Culture
    19. « Moulin de La Foule (XIXe s) », notice no IA00015189, base Mérimée, ministère français de la Culture
    20. « Fortifications (XIIIe à XVIIe s) », notice no IA00015180, base Mérimée, ministère français de la Culture
    21. (en) « Tillet Pierre - Tentative of History of In/Exfiltrations into/from France during WWII from 1940 to 1945 (Essai de l'histoire des in / exfiltrations en / à partir de la France pendant la Seconde Guerre mondiale de 1940 à 1945), mention des terrains: pages 28, 30, 35, 42, 44, 51. », sur www.plan-sussex-1944.net (consulté le 27 décembre 2018)
    22. http://www.plan-sussex-1944.net/francais/pdf/infiltrations_en_france.pdf
    23. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1894, p.453.
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