Bombardement de Caen

Les bombardements de Caen sont des bombardements aériens stratégiques menés par les Alliés sur Caen en France pendant la Seconde Guerre mondiale, qui eurent lieu à partir du 6 juin 1944, pendant 78 jours de la Bataille de Caen, détruisant plus de 75 % de la ville[réf. nécessaire].

bombardements de Caen

ruines de la ville le 10 juillet 1944

Date Du au
Lieu Caen, France
Victimes Civiles de Caen
Type Bombardement aérien
Morts 2 000 estimés
Auteurs États-Unis (USAAF)
Royaume-Uni (RAF)
Allemagne (Luftwaffe)
Ordonné par général Montgomery
Guerre Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 49° 10′ 56″ nord, 0° 22′ 14″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France

Contexte

Après le débarquement sur les plages du Calvados et de la Manche, l'un des objectifs majeurs des Alliés est la prise de la ville de Caen, puis celle du port de Cherbourg. Caen est un nœud de communication, la clé des opérations vers la Seine et donc vers Paris. Les plaines aux abords de Caen doivent également permettre la construction d'aérodromes et sont très favorables aux mouvements de blindés.

Le plan initial prévoyait la prise de Caen dès le 6 juin au soir. Il faudra finalement six semaines et quatre offensives pour que les Alliés enlèvent à l'ennemi ce qui reste de la ville.

Les opérations de bombardement

Le premier bombardement a lieu le 6 juin à partir de 13h30 avec le largage de 156 tonnes de bombes qui fait 500 victimes[1]. Le lendemain, on compte 200 victimes de plus[1]

Pendant la Bataille de Normandie, les forces allemandes ayant reçu l'ordre de tenir Caen, des bombardiers Lancaster et Halifax, le 7 juillet 1944, larguent 2 500 tonnes de bombes sur la ville lors de l'Opération Charnwood. La Luftwaffe quant à elle bombarde l'aérodrome de Carpiquet[2].

La ville est tellement envahie de décombres qu'elle est devenue pratiquement infranchissable par les troupes alliées[3].

Le 9 juillet, la rive gauche de Caen est libérée, mais les Allemands tiennent la rive droite et bombardent la ville d'obus. Les 12, 13, 16 et 18 juillet, la Luftwaffe effectuent plusieurs bombardements, principalement de nuit. Elle largue des bombes SD1 et SD2, notamment pour détruire les ponts sur l'Orne[2].

Le 18 juillet, l'Opération Goodwood est lancée au cours de laquelle sont employés 7 000 tonnes de bombes et 250 000 obus. La ville est libérée le 20 juillet, mais les Allemands sont repoussés aux portes de la ville. Le 26 juillet et les 4 et 14 août, de nouveaux bombardements de la Luftwaffe touchent la ville. Le 17 août, le dernier obus allemand, tiré d'une batterie derrière la Dives, explose dans les jardins du couvent des Carmélites, rue d’Hérouville[2].

En 1936, la ville comptait 15 000 immeubles ; les bombardements en ont détruits 9 000 totalement et 5 000 partiellement[2].

Bilan humain

Le bilan humain s’élève à 2 000 victimes au cours de l'été 1944 soit 3,5 % de sa population[1]. Les installations militaires ont été peu endommagées[réf. nécessaire].

Références

  1. « Mémorial des victimes civiles de Basse-Normandie », sur http://www.crhq.cnrs.fr, Centre de Recherche en Histoire Quantitative, Université de Caen Normandie (consulté le 27 janvier 2016)
  2. Michel Le Querrec, « Les bombardements à partir du D-Day », sur Caen et la Seconde guerre mondiale (consulté le 10 décembre 2019)
  3. Richard Overy, « Pourquoi tant de bombes ? », L'Histoire, (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Bernard Garnier (dir.) et Jean Quellien (dir.), Les Victimes civiles du Calvados dans la bataille de Normandie : 1er mars 1944-31 décembre 1945, Caen, éd. du Lys, , 495 p. (ISBN 978-2-908561-16-6 et 2908561166)
  • Joseph Poirier, La bataille de Caen: vue au jour le jour, Caron,
  • Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • Portail de Caen
  • Portail des forces armées des États-Unis
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.