Bombardement du 21 avril 1944

Le bombardement du 21 avril 1944 est une opération militaire des Alliés qui a eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le nord de Paris et le sud de la plaine Saint-Denis[1].

Bombardement du 21 avril 1944

Informations générales
Date
Lieu Nord de Paris et sud de la plaine Saint-Denis

Seconde Guerre mondiale

En 1944, les Alliés souhaitaient freiner le déplacement des troupes allemandes en bombardant les nœuds ferroviaires. La gare de triage de La Chapelle était donc une cible stratégique. La radio anglaise avertit par radio la Résistance par le message : « La Chapelle au clair de lune ».

Déroulement

La mission prévoit que l’attaque s’effectue en deux phases à une heure d’intervalle avec un jalonnement précis de la cible[2]. Le bombardement dura près de deux heures. Il se déroula en deux phases : la première du dépôt de La Chapelle (à l'angle de la rue des Poissonniers et de la rue Ordener, près du métro Torcy (actuellement Marx-Dormoy) et de la gare de Pont-Marcadet) à la rue du Docteur-Heulin ; la deuxième, de la rue du Docteur-Heulin au pont de Soissons. Dans les deux premières minutes, le bombardement est d’une haute précision ; mais à cause de la fumée, la visibilité baisse par la suite et les bombes tombent dans des zones habitées.

247 Avro Lancaster et 22 de Havilland DH.98 Mosquito du 627e squadron, équipés de bandes d’aluminium pour tromper les radars allemands.

2 000 bombes furent larguées, faisant 641 morts, dont une centaine sur un terrain vague impasse Marteau, plus 377 blessés[3]. La gare de La Chapelle-Saint-Denis est lourdement atteinte, ainsi que le dépôt de La Plaine et le cimetière parisien de Saint-Ouen.

De nombreux immeubles avenue du Président-Wilson, rue du Landy et rue du Bailly sont détruits[4].

Voici ce que l'on peut lire sur ce bombardement dans la presse de l'époque :

« Le 20 avril 1944, l'aviation alliée, pour paralyser le trafic allemand à la gare des marchandises de la Chapelle, dans les ateliers du chemin de fer du Nord et dans les vastes chantiers de la STCRP, dut effectuer, de 23 h 30 à 2 h du matin, un des plus violents bombardements que Paris eut à subir. La rue des Poissonniers n'est plus à son extrémité qu'un chemin défoncé. Sur le seul parcours de notre rue et dans les petites rues adjacentes, il y eut 150 morts, 500 blessés et plus de 2 000 sinistrés. Dans l'ensemble du dix-huitième arrondissement, le bureau compétent nous a signalé 15 000 personnes sinistrées[5]. »

Références

Bibliographie

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