Cahier bleu

Le Cahier bleu est le nom donné à une circulaire, publiée en 1943[1], où se trouvent définies « les mesures à prendre dès la Libération dans le domaine de l’information, de la radio, de la propagande, du cinéma et surtout de la presse »[2].

Pour les articles homonymes, voir Les Cahiers bleus (homonymie).

Il est tiré clandestinement à 200 exemplaires par Émilien Amaury, directeur de l’Office de publicité générale et membre du Mouvement de Résistance appelé le « Groupe de la rue de Lille »[2],[3]. Ce cahier tient lieu de législation en matière de presse pour le gouvernement provisoire d'Alger[4].

Les conséquences à la fin de la guerre, sont que Les journaux ayant continué de paraître quinze jours après le début de l’Occupation (le 25 juin 1940 pour la zone nord et le 26 novembre 1942 pour la zone sud), sont interdits. Les entreprises y éditant sont placées sous séquestre pour un jugement et un éventuel non-lieu. 188 des 206 quotidiens paraissant en 1939 se trouvent interdits, cela affecte également les hebdomadaires et mensuels[5].

Afin d'éviter les collusions entre presse parlée et presse écrite, ce cahier décrit que : « Le rédacteur en chef ni le directeur d’un journal imprimé ne seront en aucun cas placés à la tête de l’équipe rédactionnelle du journal parlé. On évitera de la sorte, et par toutes mesures qu’imposeront les circonstances, la mainmise de la presse imprimée sur la presse parlée »[6],[7].

Appellation

Le nom de cahier bleu fait référence à la couverture bleu de ce cahier d'une cinquantaine de pages dactylographiées[3].

Annexes

notes et références

  1. (Brizzi 2007, p. 11)
  2. (Guillauma 2007)
  3. (Teitgen 1988, p. 105)
  4. Blandine Hennion, « Comment le Tour a echappé au PCF », sur Libération,
  5. Patrick Eveno, « La presse en France depuis la Libération », sur Expositions.BNF.fr
  6. Brizzi 2007, p. 13.
  7. (Duval 1979, p. 363-364)

Bibliographie

  • Cahier bleu, directives élaborées par la Résistance métropolitaine, promulguées à Alger en 1944, puis à Paris lors de la libération de la France..., Paris, Jacquemart, s. d., 24 p. (notice BnF no FRBNF32937994)
  • Yves Guillauma, « Les quotidiens de transition à la Libération », Le Temps des médias, vol. 8, no 1, , p. 193-205 (DOI 10.3917/tdm.008.0193, lire en ligne)
  • Pierre-Henri Teitgen, Faites entrer le témoin suivant : 1940-1958 : de la Résistance à la Ve République, Rennes, Ouest-France, coll. « L'Histoire et nous », , 583 p. (ISBN 2-7373-0149-1, ISSN 0765-5193, notice BnF no FRBNF34934835)
  • Jean-François Muracciole, chap. VI « Les formes de lutte », dans Histoire de la Résistance en France, Presses Universitaires de France, , 128 p. (ISBN 9782130592990, présentation en ligne)
  • Jean-François Muracciole, chap. XIII « Lendemains de bataille », dans La Libération de Paris. 19-26 août 1944, Paris, Tallandier, coll. « L’Histoire en batailles », , 255-268 p. (présentation en ligne)
  • Jean-François Muracciole, Histoire de la Résistance en France, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? »
  • M. Th. Chabord, « Les Services français de l'information de 1936 à 1947 », Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, Presses Universitaires de France, vol. 16, no 64, Sur la propagande, , p. 81-87 (présentation en ligne).
  • (it) Riccardo Brizzi, Il leader e la televisione : il caso de Gaulle (1958-1965), Universita' Di Bologna, (lire en ligne), p. 11
  • René Duval, Histoire de la radio en France, Paris, Éditions Alain Moreau, , 444 p. (notice BnF no FRBNF39777222)
  • Compte-rendu : Jacques Mousseau, « « Histoire de la radio en France », par R. Duval », Communication et langages, no 46, , p. 127 (lire en ligne)

Lien externe

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