Cany-Barville

Cany-Barville est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Pour les articles homonymes, voir Barville.
Cet article possède des paronymes, voir Cagny et Chagny.

Cany-Barville

Blason
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Saint-Valery-en-Caux
Intercommunalité Communauté de communes de la Côte d'Albâtre
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Pierre Thévenot
2014-2020
Code postal 76450
Code commune 76159
Démographie
Gentilé Canycais
Population
municipale
3 052 hab. (2017 )
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 47′ 19″ nord, 0° 38′ 22″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 126 m
Superficie 13,57 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Cany-Barville
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Cany-Barville
Géolocalisation sur la carte : France
Cany-Barville
Géolocalisation sur la carte : France
Cany-Barville
Liens
Site web cany-barville.fr

    Géographie

    Localisation

    Cany-Barville est une commune de Normandie à 10 km de la Côte d'Albâtre, située dans la vallée du Durdent, fleuve côtier qui prend sa source à Héricourt-en-Caux et se jette dans la Manche à Veulettes-sur-Mer.

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Formée en 1827 de la réunion de Cany et de Barville[1].

    Cany : Le nom est attesté sous la forme Caneio vers 1150[2].

    Du latin caniacum, « lieu humide ».

    Barville : Le nom est attesté sous la forme Barevilla en 1177 et en 1178[2].

    Histoire

    Carte de Cassini du secteur
    (vers 1750).
    Dessin du château de Cany en 1898.

    Cany et Barville étaient autrefois deux villages indépendants qui ont décidé de s'unir pour former la commune de Cany-Barville. La commune fut chef-lieu du district de Cany de 1790 à 1795. Cany est occupée par un château normand dès 1130[3]. Il est alors un fief du roi d'Angleterre. Il passe à la couronne française en 1204[3]. La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIè siècle, Cany est un bourg situé entre les deux bras de la Durdent, traversé par une route empierrée menant à Dieppe. Au sud, Barville est une paroisse indépendante avec sa chapelle Notre-Dame qui existe encore actuellement. Le territoire de Barville a été rattaché à Cany en 1827 pour former la commune de Cany-Barville.
    Barville, qui devait être un bourg très prospère au XVIIIè siècle, n'est pus qu'un simple hameau à l'heure actuelle.
    Quatre moulins à eau sont représentés par une roue dentée sur la carte entre Canty et Barville. Ils faisaient partie des 33 moulins à eau fonctionnant encore sur la Durdent au XVIIIè siècle. Comme le montre l'Arrêt du Conseil d'Etat du Roi du 18 avril 1736 [4], ces moulins servaient surtout au blanchiment des toiles.
    Sur la rive gauche est dessiné le château de Cany, inscrit Aux Monuments Histotiques depuis 1930. Avant la Révolution, le puissant marquis de Cany-Canyel avait une droit de haute-justice sur ses terres [5].
    Sur cette même rive sont représentés trois hameaux :Infrainville, Maudrouard et Auqueville qui se nomment maintenant Vinfrainville, Hocqueville et Le Maudrouard.
    Sur la rive droite, les hameaux de Caillevaille et Vicquetuis existent encore sous le nom de Cavaille et Vicquetuit.
    Les hameaux de Chaufour, Bas Commanville et la Grange des Fontaines sont disparus.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1881   Édouard Lecoq    
    1930   Rousseau    
        René Leborgne    
        Jean Brun    
    mars 1983 1991 Robert Gabel UDF-Rad. Conseiller général du canton de Cany-Barville
    Décès en cours de mandat
    1991 juin 1995 Jeannine Jourdain SE  
    juin 1995 mars 2008 François Gillard DVD  
    mars 2008 En cours
    (au avril 2014)
    Jean-Pierre Thévenot PS Ingénieur EDF retraité

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

    En 2017, la commune comptait 3 052 habitants[Note 1], en augmentation de 1,26 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 4011 4361 4341 3891 7992 0111 9782 0252 147
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 1632 1752 0511 8691 9201 8331 8241 8251 760
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 7861 7011 6531 5891 5231 4161 5231 6091 576
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    1 6291 7042 2093 2023 3493 3643 1503 0323 060
    2017 - - - - - - - -
    3 052--------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[8].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Monuments réligieux

    • Église Saint-Martin de Cany, inscrite monument historique [9].
    • Chapelle Notre-Dame de Barville, lieu de pèlerinage dédié à saint Siméon, qui rappelle, elle, l'existence du village éponyme. Elle a été construite en 1527, comme l'indique l'inscription sur le linteau de la porte. Elle est sise sur une île de la rivière, à mi-chemin du château et du centre-ville.
    • Chapelle Saint-Gilles-et-Saint-Leu (Caniel).

    Monuments civils

    • Le château de Cany est une grande demeure privée installée sur la rivière. Elle rappelle l'existence du village éponyme[10].
    • Le Manoir de Caniel, à Barville, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[11].

    Monuments et lieux touristiques

    • L'écomusée du moulin Saint-Martin expose une collection d'objets, de jouets et d'outils.
    • La commune est traversée par la véloroute du lin (une voie verte) et la véloroute Vallée du Durdent (une route touristique flêchée).
    • Le village est décoré des trois fleurs du concours des villes et villages fleuris.

    Personnalités liées à la commune

    • Jean-Baptiste-Michel Cherfils, né le 14 novembre 1737 à Bosville (Seine-Maritime) et décédé le 28 juillet 1807 à Cany. Procureur du roi à Cany, il est député du tiers état aux états généraux de 1789 pour le bailliage de Caux. Il a été l'un des 5 commissaires chargés de proposer la division de la province Normandie en 5 départements.
    • Louis-Hyacinthe Bouilhet, né à Cany-Barville le 27 mai 1822, mort à Rouen le 18 juillet 1868. Filleul de Hyacinthe Antoine Pessey, régisseur du château de Cany après avoir connu une heure de gloire en tant qu'auteur de nombreux vaudevilles, de qui il reçut le goût de l'écriture. Écrivain et poète, grand ami de Flaubert. Sa pièce, Madame de Montarcy, fut jouée au théâtre de l’Odéon à Paris. La ville de Cany-Barville remet une récompense à un poète primé par la société des Écrivains Normands. Sa maison natale est sur la place Daniel-Pierre.
    • Daniel Pierre, né à Ouainville le 17 février 1891 : cet athlète de 1,90 m, titulaire du club de football de Cany-Barville, fut champion de France du lancer de poids et du lancer de javelot. Il fut sélectionné pour trois Jeux olympiques, Stockholm (1912), Anvers (1920), Paris (1924). Il n’ira pas à Paris, déclarant préférer assurer les moissons dans sa ferme. La salle des fêtes municipale de Cany-Barville et la place qui l’entoure portent son nom.
    • Jules, Marie-Léontine et Marie-Thérèse Annet sont reconnus Justes parmi les nations pour avoir caché une enfant juive à Cany-Barville pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Héraldique

    Les armes de la commune de Cany-Barville se blasonnent ainsi :

    Écartelé : au 1er d'argent à un pommier de sinople fruité de gueules sur une terrasse isolée de sinople, surmonté de deux gerbes de blé du même, au 2e d'azur au cheval d'argent surmonté d'un mouton du même, au 3e d'azur au brochet soutenu d'une anguille, tous deux contournés d'argent, au 4e d'argent au versant de colline de sinople, mouvant du flanc senestre, abaissé à dextre, arboré de sept pièces du même, posé sur une rivière ondée en fasce du champ soutenue d'une terrasse de sinople.

    Voir aussi

    Bibliographie

    • Max Lemaitre, Françoise et Raymond Hervieux, Cany-Barville 1950-2010, soixante années en images, 2011.

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

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