Catherine Opie

Catherine Opie (née en 1961 à Sandusky dans l'Ohio[1]) est une photographe américaine[2] et militante pour les droits des LGBT[3].

Catherine Opie
Biographie
Naissance
Nationalité
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A travaillé pour
Représentée par
Lehmann Maupin Gallery (d)
Site web
Distinction
Women's Caucus for Art Lifetime Achievement Award (en) ()

Elle vit et travaille à Los Angeles[1].

Biographie

Catherine Opie quitte sa famille pour étudier au California Institute of the Arts, elle en sort diplômée en 1988[4].

De 2000 à 2001, elle enseigne la photographie à l'université Yale et depuis 2001, elle est professeur à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Elle a également été membre du conseil d'administration du Museum of Contemporary Art (MoCA), fonction qu'elle quitte en 2012, en contestation à la nomination de Jeffrey Deitch et à la démission du conservateur en chef, Paul Schimmel[5].

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Catherine Opie y Philip Taaffe (25994630762)

Carrière artistique

Très vite après ses études, Catherine Opie s’intéresse à la photographie. Elle réalise une série de portraits Being and Having au début des années 1990 dans laquelle les modèles sont placés devant un fond jaune, sans expression, ils fixent l'objectif[6]. L'artiste joue avec les genres en apposant des moustaches, symbole masculin, à des femmes.

Catherine Opie est aujourd'hui connue principalement pour ses clichés de couples lesbiens, de personnes transgenres et de pratiquants du BDSM (bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme) comme Ron Athey ou les scarifications[7]. Elle met en scène les personnes en leur faisant prendre des poses ou en leur demandant de rejouer des scènes de la vie quotidienne. Elle déclare à ce sujet : « Je suis un peu une documentariste tordue[8]. » Elle se concentre sur le marginal et les personnalités avec une différence[6].

Elle réalise aussi des portraits plus classiques de personnalités et artistes telles que Kara Walker, David Hockney ou Gillian Wearing[9] ou encore de joueurs de football américain, surfeurs et lycéens[3].

Son travail, notamment ses portraits, est rapproché par son esthétique de la peinture de la Renaissance flamande, elle-même revendique un héritage de Hans Holbein le Jeune[8].

Depuis 2001, elle se consacre surtout au paysage : vues du ciel ou de l'océan, espaces d'architecture urbaine[10],[11].

Expositions personnelles (sélection)

  • Catherine Opie: Empty and Full, Institute of Contemporary Art, Boston, 2011[12]

Collections

Ses œuvres sont présentes dans les collections de plusieurs grands musées internationaux à Los Angeles, New York[14], Chicago[15] et Londres[16].

Prix et distinctions

  • Citibank Private Bank Emerging Artist Award, 1997[17]
  • Larry Aldrich Award, 2004[2]
  • United States Artist Fellowship, 2006[18]
  • Women's Caucus for Art: President's Award for Lifetime Achievement, 2009[19]
  • Julius Shulman Excellence in Photography Award, 2013[17]
  • Smithsonian Archives of American Art Medal, 2016[20]
  • Guggenheim Fellowship from the John Simon Guggenheim Memorial Foundation, 2019[21],[22]

Bibliographie

  • Skyways & Icehouses, Walker Art Center, 2002.
  • Catherine Opie: 1999 / in and Around Home, Aldrich Museum of Contemporary Art, 2006.

Notes et références

  1. (en) « Catherine Opie », sur Guggenheim.org (consulté le 20 juin 2019)
  2. Nathalie Ernoult, « Catherine Opie », AWARE : Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, (lire en ligne)
  3. (en-US) Alice Newell-Hanson, « Catherine Opie on documenting san francisco's lesbian leather scene », sur I-D, (consulté le 20 juin 2019)
  4. (en-US) « Catherine Opie », sur Atlantic Center for the Arts (consulté le 20 juin 2019)
  5. Harry Bellet, « Un Français prend la tête du MoCA de Los Angeles », Le Monde, (lire en ligne)
  6. (en-US) Jean Dykstra, « The Community of Difference », sur Art in America, (consulté le 20 juin 2019)
  7. « Portfolio : l’art du portrait selon Catherine Opie », sur Numéro Magazine, (consulté le 20 juin 2019)
  8. « La famille royale de Catherine Opie », sur Libération.fr, (consulté le 20 juin 2019)
  9. (en) Charlotte Jansen, « How to Take a Portrait, According to Photographer Catherine Opie », sur Artsy, (consulté le 20 juin 2019)
  10. « Catherine Opie: Portraits and Landscapes | Wexner Center for the Arts », sur wexarts.org (consulté le 20 juin 2019)
  11. Maura Reilly, « The Drive to Describe: An Interview with Catherine Opie », Art Journal, vol. 60, no 2, 22/2001, p. 82 (DOI 10.2307/778066, lire en ligne, consulté le 20 juin 2019)
  12. « Permanent Collection | icaboston.org », sur www.icaboston.org (consulté le 20 juin 2019)
  13. Deborah Vankin, « A Catherine Opie moment in Los Angeles at MOCA and the Hammer », sur latimes.com (consulté le 20 juin 2019)
  14. « Catherine Opie | MoMA », sur The Museum of Modern Art (consulté le 20 juin 2019)
  15. (en) « Catherine Opie, Fall, Winter, Spring, Summer (Lake Michigan), 2004-05 », sur MCA (consulté le 20 juin 2019)
  16. (en-GB) Tate, « Catherine Opie born 1961 », sur Tate (consulté le 20 juin 2019)
  17. « Catherine Opie - Exhibitions - Regen Projects », sur www.regenprojects.com (consulté le 20 juin 2019)
  18. « Portraits and Landscapes - Catherine Opie - Exhibitions - Lehmann Maupin », sur www.lehmannmaupin.com (consulté le 20 juin 2019)
  19. « Yale University School of Art: Catherine Opie », sur art.yale.edu (consulté le 20 juin 2019)
  20. (en-US) « Opie receives Smithsonian's Archives of American Art Medal », sur UCLA (consulté le 20 juin 2019)
  21. « UCLA Department of Art | Faculty », sur www.art.ucla.edu (consulté le 20 juin 2019)
  22. (en-US) « John Simon Guggenheim Foundation | Catherine Opie » (consulté le 20 juin 2019)

Liens externes

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