Catherine Ritz

Catherine Ritz est une climatologue et géographe française, spécialisée en glaciologie.

Catherine Ritz

Nationalité France
Domaines Calottes glaciaires
Climatologie
Institutions Centre national de la recherche scientifique
Université Grenoble-Alpes

Formation

Elle obtient sa maîtrise de physique en France en 1975[1]. Elle présente sa thèse de doctorat de 3e cycle en 1980 à l'université Joseph-Fourier de Grenoble[2] et celle de doctorat d'État en 1992 ayant pour titre: Un modèle thermomécanique d'évolution pour le bassin glaciaire antarctique Vostok - glacier Byrd : sensibilité aux valeurs des paramètres mal connus[3].

Carrière

Elle est directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et travaille au Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (LGGE) localisé sur le campus de l'université Grenoble-Alpes à Saint-Martin-d’Hères[4]. Ses recherches portent sur la modélisation de l'évolution de la calotte polaire. À l'aide de modèles numériques qu’elle a spécifiquement développés, elle étudie les modifications apparaissant dans les calottes glaciaires et les plateaux de l'Antarctique et du Groenland, à partir des carottages et de l'étude de la glacio-isostasie. Elle publie plus de 70 articles[5]. Sa contribution la plus importante est publiée dans un article de la revue Nature en décembre 2015. L'article, basé sur une recherche menée par elle-même et Tamsin Edwards de l'université ouverte, décrit la création de modèle basés sur des données satellites pour examiner l'impact potentiel de la fonte totale de la banquise antarctique sur le niveau de la mer.

À l'aide de démarches plus globales que celles utilisées dans les études précédentes[6], l'équipe a constaté que la disparition des glaces de l'Antarctique ont des conséquences importantes sur le niveau de la mer (jusqu'à 50 centimètres d'ici 2100)[7], mais que les effets ne seraient probablement pas aussi dramatiques que ce que d'autres études avaient prédit[8],[9]. L'équipe a constaté que le résultat le plus probable serait une hausse du niveau des mers de 10 à 20 cm d'ici 2100, en supposant une augmentation moyenne des gaz à effet de serre, et qu'une augmentation de plus de 30 cm aurait très peu de chance de se produire. Catherine Ritz joue également un rôle de premier plan dans les efforts internationaux pour la surveillance les glaces de l'Antarctique et dans une meilleure compréhension des changements climatiques. Elle est également présidente du Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (en) (SCAR)[10], membre au sein du SCAR, du programme de recherche scientifique sur le changement climatique de l'Antarctique au cours du 21e siècle[11], mais aussi membre du conseil consultatif international de l'inlandsis dans l'équipe des modélisateurs de la BRITICE-CHRONO, étudiant l'influence de la fonte de l'inlandsis[12].

Catherinne Ritz est partie quatre fois en mission au cœur de l'Antarctique, sur la base franco-italienne Concordia[13], notamment dans le cadre d'un projet de recherche de la glace la plus ancienne sur Terre par le moyen de la sonde "subglacior"[14]. Elle est coordinatrice des tâches de prospection géophysique dans le projet Beyond EPICA - Oldest Ice[15], suite du projet EPICA qui a permis de recueillir des échantillons vieux de 800 000 ans. Le 13 décembre 2019, le choix du site de forage  permettant d'étudier l'histoire climatique des 1,5 million d'années écoulées a été acté[16].

Bibliographie

  • (en) Catherine Ritz, Vincent Rommelaere, Christophe Dumas, « Modeling the evolution of Antarctic ice sheet over the last 420,000 years: Implications for altitude changes in the Vostok region », Journal of Geophysical Research, , p. 31943-31964
  • (en) Augustin Laurent, Carlo Barbante, Piers RF Barnes, Jean Marc Barnola, Matthias Bigler, Emiliano Castellano, Olivier Cattani, Catherine Ritz, « Eight glacial cycles from an Antarctic ice core », Nature, , p. 623-628
  • (en) Bénédicte Lemieux-Dudon, Eric Blayo, Jean-Robert Petit, Claire Waelbroeck, Anders Svensson, Catherine Ritz, Jean-Marc Barnola, Bianca Maria Narcisi, Frédéric Parrenin, « Consistent dating for Antarctic and Greenland ice cores », Quaternary Science Reviews, , p. 8-20
  • (en) Frédéric Parrenin, Frédérique Rémy, Catherine Ritz, Martin Siegert, Jean Jouzel, « New modeling of the Vostok ice flow line and implication for the glaciological chronology of the Vostok ice core », Journal of Geophysical Research: Atmospheres,

Références

  1. « Equipe Meca Personnel [fr] », sur www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr (consulté le 22 juin 2016)
  2. « LGGE Literature Database -- Ritz Thesis », sur www-lgge.obs.ujf-grenoble.fr (consulté le 24 juin 2016)
  3. « Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement - RITZ Catherine », sur lgge.osug.fr (consulté le 22 juin 2016)
  4. (en-GB) « Big Antarctic ice melt scenarios 'not plausible' - BBC News », sur BBC News (consulté le 22 juin 2016)
  5. « Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement - Publications C. Ritz », sur lgge.osug.fr (consulté le 22 juin 2016)
  6. « Sea level rise from Antarctic collapse may be slower than suggested », sur www.sciencedaily.com (consulté le 22 juin 2016)
  7. (en-US) « Antarctica seen raising global seas by 2100 - Yale Climate Connections », sur Yale Climate Connections, (consulté le 22 juin 2016)
  8. « Scientists say Antarctic melt may be less severe | Times Gazette », sur www.thetimesgazette.com (consulté le 22 juin 2016)
  9. (en-GB) University of Bristol, « Bristol University | News | November: Sea-level rise from Antarctic collapse », sur www.bristol.ac.uk (consulté le 22 juin 2016)
  10. SCAR, « Ice Sheet Mass Balance and Sea Level Expert Group », sur www.scar.org (consulté le 22 juin 2016)
  11. SCAR, « Antarctic Climate Change in the 21st Century », sur www.scar.org (consulté le 22 juin 2016)
  12. « People | BRITICE-CHRONO », sur www.britice-chrono.group.shef.ac.uk (consulté le 22 juin 2016)
  13. « Portrait d'isère: Catherine Ritz », sur francebleu.fr
  14. « A la recherche de la glace la plus ancienne sur Terre », sur www2.cnrs.fr,
  15. « Retracer l'histoire du climat des 1,5 million d'années passées à l'aide de la glace accumulée en Antarctique », sur ipsl.fr (Institut Pierre-Simon-Laplace), (consulté le 14 janvier 2020)
  16. Vahé Ter Minassian, « La course aux glaces les plus anciennes reprend au pôle Sud », Le Monde, supplément science et médecine,

Liens externes

  • Portail des sciences de la Terre et de l’Univers
  • Portail de la géographie
  • Portail de l’Antarctique
  • Portail Grenoble Métropole
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.