Charles Marcotte d'Argenteuil

Charles Marie Jean Baptiste Marcotte dit Charles Marcotte d'Argenteuil, né à Doullens en 1773 et mort à Paris en 1864, est un des grands mécènes artistiques du XIXe siècle.

Pour les autres membres de la famille, voir Famille Marcotte.
Charles Marcotte d'Argenteuil
Fonction
Directeur
Eaux et Forêts
Biographie
Naissance
Décès
(à 90 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Activités
Famille
Père
Philippe Marcotte (d)
Fratrie
Marin Marcotte de Sainte-Marie (d)
Philippe Marcotte de Quivières
Autres informations
Propriétaire de
Château de Larbroye (d), château du Poncelet (d)
Distinction
Vue de la sépulture.

Biographie

Né le à Doullens[1], il est le fils de Philippe Marcotte, seigneur de Pyn et receveur des fermes à Noyon puis à Doullens, et de Louise Antoinette Duclos du Fresnoy. Il est aussi le neveu Charles-Nicolas Duclos du Fresnoy, notaire royal et mécène du peintre Jean-Baptiste Greuze, comme le cousin et beau-frère du baron Charles Athanase Walckenaer, préfet et naturaliste de renom, ainsi que le beau-frère de Thomas-de-Cantorbery Becquet de Layens, officier aux Gardes du comte de Provence, futur Louis XVIII, et le cousin germain de Cécile Bochet et d'Henry Panckoucke.

Il occupe les fonctions de directeur général des Eaux et Forêts et il est fait commandeur de la Légion d'honneur. Entre 1807 et 1812, il séjourne à Rome et chez son ami et allié, Henry Panckoucke, il rencontre le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres à qui il commande son portrait en 1810. Cette rencontre aura de profondes retombées sur la vie des deux hommes, car non seulement Charles deviendra un des principaux mécènes et collectionneurs d'Ingres jusqu'à sa mort en 1864, mais nombre de membres de sa famille et alliés commanderont des œuvres à l'artiste, et surtout Charles proposera à Ingres d'épouser sa nièce, Delphine Ramel, quand l'artiste se retrouvera veuf après le décès de son adorée Madeleine Chapelle.

Les Panckoucke et les Bochet commanderont aussi leurs portraits, mais en 1811 qui seront ensuite exposés au Salon de 1814, ainsi que sa belle-sœur, Mme Marcotte de Sainte-Marie née de Salvaing de Boissieu, pour qui Ingres réalisa le portrait en 1826. Enfin, Ingres réalisa de nombreux portraits à la mine de plomb pour tous les membres de ces familles amies Marcotte, Bochet et Panckoucke, qui deviendront ensuite par son second mariage, ses cousins et neveux.

La collection de Charles Marcotte d'Argenteuil est constituée d'œuvres du peintre Ingres, dont les principales sont le Pape Pie VII tenant chapelle, la Chapelle Sixtine, Vierge à l'hostie, et surtout L'Odalisque à l'esclave qui occupera peintre et mécène pendant près de 20 ans. La collection est aussi composée de nombreux dessins d'Ingres (autoportraits, portraits familiaux, paysages et sujets mythologiques). Cette collection était complétée par des œuvres de Louis Léopold Robert, de Luigi Calamatta, de Théodore Géricault et d'Hippolyte Flandrin.

Ses frères Marcotte de Quivières et Marcotte de Sainte-Marie détiennent également quelques œuvres majeures d'Ingres dans leurs collections, comme L'Odalisque à l'esclave ou L'Arétin chez Le Tintoret chez Philippe Marcotte de Quivières qui fut également un des mécènes de Théodore Chassériau et grand amateur d'Isabey ou Paninni.

Charles épouse à 50 ans sa nièce Louise Becquet de Layens, de qui il aura trois enfants (descendance Alexandre Legentil, Hubert Rohault de Fleury, Pougin de La Maisonneuve...). Sa collection était partagée entre son hôtel parisien du faubourg Poissonnière et son château aux environs de Meaux, Le Poncelet, où Ingres y fit de fréquents séjours à partir de 1841 et d'où il réalisa plusieurs dessins.

Il transmet le château familial de son père, le château de Larbroye près de Noyon, à sa fille Marie, épouse de Alexandre Legentil. Cette demeure sera entièrement dévastée lors de la Première Guerre mondiale et nombre de souvenirs des Legentil y seront détruits.

Il décède le dans le 9e arrondissement de Paris[2] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division).

Sources

  • Société de l'Histoire de l'Art Français : Lettres d'Ingres à Marcotte d'Argenteuil par Daniel Ternois, 2001
  • Archives Famille Panckoucke et Marcotte de Quivières
  • Metropolitan Museum of New-York : Portraits by Ingres - Image of an epoch
  • Die Bildniszeichnugnen von J.-A.-D. Ingres, par Hans Naef
  • Mémorial de famille, par Étienne Moreau-Nélaton, 1918

Références

Liens externes

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