Charles Picart Le Doux

Charles Alexandre René Picart Le Doux, né le dans le 17e arrondissement de Paris et mort le dans le 14e arrondissement de la même ville[1], est un peintre et un graveur français, également poète et écrivain[2].

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Charles Picart Le Doux
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Biographie

Charles Alexandre Picart Le Doux est né le à Paris. Élève à l'Académie Julian puis aux Beaux-Arts de Paris jusqu'en 1902, il réside tout d'abord à Montmartre et fréquente le Lapin agile où il fait la connaissance de Suzanne Valadon et de son fils Maurice Utrillo (de deux ans son cadet) et se crée des amitiés indéfectibles avec René Arcos, Charles Vildrac, Georges Duhamel, Jules Romains avec lesquels il rejoindra le groupe de l'Abbaye à Créteil.

Des 1904, il expose au Salon d'automne dont il devient sociétaire, puis au Salon des indépendants. Il expose à la galerie de Charles Vildrac et participe avec Jules Romains et leurs amis à l'élection du « prince des penseurs », à savoir Jean-Pierre Brisset dont il exécutera le portrait.

En 1910, la galerie Biot lui consacre sa première grande exposition personnelle. Cette même année il est reçu à la Société nationale des beaux-arts.

La Première Guerre mondiale le plonge, en sa qualité d'infirmier, au plus près de l'horreur. Il en sortira brisé et définitivement acquis aux thèses et aux mouvements pacifistes auxquels il apportera toujours son soutien. Après l'armistice et une période de dépression, il se jette profondément dans le travail essayant « d'oublier la technique » au profit du modèle.

En 1921, il fait la connaissance d'Aristide Maillol avec lequel il se lie d'une fidèle amitié dont le peintre témoignera encore quelque temps avant sa mort.

À partir de 1923, la production du peintre est abondante. Il expose au Salon des Tuileries puis aux galeries Carpentier et Drouant-David à Paris ainsi qu'a San Francisco, New York, Rio de Janeiro, Londres (galerie Ohana), Berlin et Munich.

En 1934-1935 il quitte Montmartre pour occuper un atelier 40, rue Boissonade à Montparnasse. L'artiste réalise un ensemble décoratif destiné au paquebot Normandie. Les musées nationaux font l'acquisition de nombreuses toiles. Grande médaille d'or à l'exposition universelle de 1937, Charles Picart Le Doux est chargé de la décoration du lycée Hélène-Boucher à Paris.

En 1940, installé en Touraine, d'abord chez Jules Romains à Saint Avertin, puis à Tours, le peintre décore la préfecture et réalise de nombreuses toiles sur le thème de « la Touraine de Balzac » (château de Saché). Durant cette période il réalise une centaine de portraits.

De retour à Paris en 1945, il redevient professeur à l'Académie Colarossi et à celle de la Grande Chaumière où il enseignait depuis 1927. Charles Picart Le Doux exécute une décoration pour la mairie du 14e arrondissement de Paris, ainsi qu'une commande de l’État intitulée Les Poètes de l'Abbaye [de Créteil].

De très nombreuses expositions sont consacrées au peintre à Amiens, Angers, Caen, Moulins, Rouen, Saint-Nazaire, aux musées de Metz et de Nancy, San francisco, Oslo… La galerie Mariac lui organise sa dernière exposition en 1959.

L'artiste meurt le à Paris. Représenté dans de nombreux musées (Paris, New York, Moscou, Tokyo) Charles Picart Le Doux a illustré un grand nombre d'ouvrage d'Albert Samain (Hyalis), Charles Vildrac (Livre d'amour), Georges Duhamel, Jules Romains, Pierre Mac Orlan (qu'il a connu très jeune, quand celui-ci voulait être peintre).

Peintre viril[C'est-à-dire ?], puissant dans ses paysages mais aussi sensuel dans ses nus et profond dans ses portraits, Charles Picart Le Doux fut, comme l'a écrit Jules Romains, le dernier véritable impressionniste, comparable à Renoir dans la recherche, jusqu'au bout de sa vie de la perfection de son art[réf. nécessaire]. L'artiste n'a cependant jamais fait partie du mouvement impressionniste, lequel s'achevait à sa naissance.

Il est le père du peintre Yves Picart Le Doux, du peintre cartonnier Jean Picart Le Doux et de Jacqueline Picart Le Doux. Il avait un atelier 13, rue Paul-Féval à Paris[réf. nécessaire].

Œuvres

Ouvrages illustrés

Publications

  • Monelle de Montmartre (récit), préface de Pierre Mac Orlan, illustrations de l'auteur, Paris, 1953.
  • Discrédit (poèmes), Michel Brient éditeur, 1956.
  • Nacres, thrènes et poèmes, Paris, 1959.

Salons

Élèves

Notes et références

  1. Archives de Paris 17e, acte de naissance no 1929, année 1881 (avec mention marginale de décès)
  2. (en)Benezit
  3. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, p.471.

Annexes

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