Classe Flower (corvette)

La classe Flower (aussi appelée classe Gladiolus) était une classe de 267 corvettes utilisés comme escorte anti-sous-marine par les Alliés lors de la bataille de l'Atlantique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour les autres classes de navires du même nom, voir Classe Flower.

Classe Flower

La HMCS Halifax' dans l'Atlantique nord.
Caractéristiques techniques
Type Corvette
Longueur 62 mètres[1]
Maître-bau 10 mètres
Tirant d'eau 4,80 mètres[2]
Déplacement 925 à 1 170 t
Vitesse 16 nœuds (30 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement 1 canon de 102 mm
4 mit. de 12,7 mm
2 hérissons
2 lanceurs de grenades ASM
Rayon d’action 3 000 milles marins (5 600 km) à 15 nœuds (28 km/h)
5 500 milles marins (10 200 km) à 9 nœuds (17 km/h)
Autres caractéristiques
Électronique
  • 1 × radar SW1C ou Type 2C
  • 1 sonar Type 123A ou Type 127DV
Équipage 85 hommes
Histoire
A servi dans  Royal Navy
 Marine royale canadienne
 Forces navales françaises libres
 United States Navy
Période de
construction
1940 - 1942[3]
Navires construits 225 (original), 69 (modifiés)
Navires annulés 5 (original), 6 (modifiés)
Navires perdus 33 (dont 22 torpillés)
Navires préservés 1

Tous les bâtiments de cette série appartenant à la Royal Navy et une bonne partie de ceux battant pavillon des marines alliées ou des forces navales du futur Commnwealth (Canada, France, Norvège, Australie et Nouvelle-Zélande) portaient des noms de fleurs, d'HMS Anemone à HMS Zinnia en passant par Crocus, Daffodil, Marigold.... etc.

Conception

La classe est conçue à partir des plans d'un baleinier[4]. Conçus pour escorter des convois près des côtes, les navires de la classe Flower sont finalement employés dans l'escorte de plus larges convois traversant l'Atlantique. Leur petite taille est leur plus gros handicap, les rendant intenables et difficiles à vivre pour l'équipage par gros temps[1].

La propulsion est assurée par une machine à vapeur classique à pistons (machine à triple expansion) alimentée par une chaudière double fonctionnant au mazout .

Cette installation sera reprise en version dupliquée sur les frégates anti sous-marins de la classe River, à deux hélices, plus spacieuse et mieux armées qui prendront progressivement la suite des corvettes de la classe Flower à partir de 1943.

D'une façon générale, la conception a été simplifiée au maximum et alignée sur les techniques et les échantillonnages des navires civils de taille comparable (chalutiers, petits cargos, baleiniers) afin de produire vite et à bas prix des navires d'escorte pour les convois.

Les plans sont extrapolés du chasseur de baleines Southern Pride (en).

Le recours à ces techniques civiles permet également de recruter en masse les mécaniciens et les officiers dans la Réserve volontaire de la Royal Navy (RNVR) , volontaires recrutés parmi les équipages de la marine marchande et la flotte de pêche.

L'armement des premières séries est très limité (un canon de 102 mm, un 47 et deux "PomPom" Oerlikon anti aériens ainsi que 40 grenades sous marines sur rails à l'arrière) L'équipement de détection est primitif (un sonar ASDIC, fixe, puis orientable, des hydrophones mais pas de radar). Par la suite et au gré des refontes l'armement sera amélioré: Mortiers anti sous marins Squid (calamar) et Hedgehog A/S (hérisson, qui projette les grenades vers l'avant du navire). Un radar, protégé sous un lanterneau cylindrique vitré caractéristique, sera installé sur la plupart des corvettes ainsi qu'un radiogonio performant, le 'Huff-Duff ".

La seconde série des corvettes Flower verra son gaillard d'avant prolongé jusque derrière la passerelle par une teugue, améliorant l'espace et le confort des postes d'équipage.

Les formes de carène, issues d'un baleinier, privilégient l'évolutivité sur la stabilité de route: voûte arrière relevée, grand gouvernail compensé redirigeant le jet de l'hélice , quille raccourcie et brion d'étrave oblique renforcé pour pouvoir éventuellement éperonner un sous-marin en surface. En conséquence ces navires ont tendance à embarder dans les grosses lames. La coque, qui a des formes transversales arrondies, et l'ajout de toujours plus d'armement dans les haut en font un navire très rouleur, ne se redressant vraiment qu'au delà de quarante degrés de gite Ceci fera dire à un commandant de corvette doué d'humour que son navire était capable de "rouler , même sur la rosée d'une prairie humide".

Ces caractéristiques, qui augmentent l'inconfort de l'équipage, n'empêchent pas les corvettes Flower d'être des bâtiments solides et marins, résistant bien aux épouvantables conditions de mer hivernales de l'Atlantique nord

La vitesse maximum de 16 nœuds, au mieux, est insuffisante pour pourchasser un U boot marchant au Diesel en surface (18 nœuds) mais suffit pour le grenadage d'un sous-marin en plongée (vitesse 8 nœuds sur les moteurs électriques).

Ce manque de puissance, qui a fait surnommer les corvettes les "pékinois de l'Océan" par les marins des destroyers (qui se flattent d'être les "lévriers des mers" avec des vitesses de pointe autour de 30 nœuds) est un gros handicap lorsqu'il faut rallier le convoi rapidement après la fin d'une chasse

Utilisation

La corvette USS Intensity à la mi-1943, et de la classe Gladiolus
Schéma d'une corvette Française

La majorité des navires ont été utilisés par la Royal Navy et la Marine royale canadienne. Plusieurs navires construits en grande partie au Canada ont été transférés de la Royal Navy à l'United States Navy dans le cadre du programme prêt-bail.

Avant la débâcle française de 1940, la Marine nationale avait commandé 18 corvettes Flower, soit aux chantiers anglais, soit sous licence aux chantiers de Dunkerque et de Penhoët. Un certain nombre ( 9 ? ) sera transféré aux forces gaullistes FNFL, notamment la corvette Aconit qui se distinguera en coulant deux U-boote dans la même journée. Deux (Alysse et Mimosa) seront torpillées et coulées.

Rôle dans la bataille de l'Atlantique

La bataille de l'Atlantique était considérée par Churchill comme le seul théâtre d'opérations où la Grande Bretagne pouvait connaître la défaite et qui commandait le succès sur tous les autres fronts[5]. Bien que cette assertion puisse être contestée ou réévaluée, il n'en reste pas moins que son importance était énorme.

Les navires de lutte anti-sous-marins étaient d'une importance capitale pour protéger les convois de ravitaillement des îles britanniques et au début de la guerre il y avait pénurie d'escorteurs, ce qui conduisit la Royal Navy à réquisitionner et à militariser de bâtiments totalement inadaptés (remorqueurs, chalutiers...etc).

D'autre part, la Royal Navy n'avait pas prévu la défaite française de juin 1940 qui eut pour conséquence de mettre les ports océaniques français (Brest, Lorient, Saint Nazaire, La Rochelle et Bordeaux) à la disposition de l'amiral Dönitz pour y construire des bases sous-marines

La mise en service accélérée des corvettes Flower permit de combler ce déficit à partir de 1940.

Même si leur rôle diminua par la suite, en raison de la mise en service de navires plus performants frégates classe River et classe Castle, puis du déploiement de l'aviation alliée sur l'Atlantique (chasseurs catapultés à usage unique, puis porte-avions légers d'escorte, avions et hydravions à long rayon d'action du Coastal Command, les corvettes Flower furent utilisées tout au long des cinq années que dura cette bataille.

Au total, 36 corvettes Flower (environ 15 % du total) furent perdues durant la guerre (22 par torpillages, 5 par mines, 4 par l'aviation ennemie et le reste par fortune de mer, telle qu'abordage avec un cargo).

47 Uboote furent coulés par les corvettes ce qui peut sembler relativement peu mais leur efficacité doit plutôt s'apprécier en termes de tonnage de cargos protégés qu'en nombre de sous-marins ennemis coulés.

Reconversion après guerre

La Royal Navy, forcée de réduire la voilure après guerre (décolonisation de l'Empire britannique) vendra 32 corvettes Flower à des pays « émergents » ou « en voie de développement », comme navires de guerre, mais la majorité échappera au ferraillage pour connaître une carrière civile.

Issues de navires civils, les corvettes Flower étaient assez facilement reconverties à des usages pacifiques[6].

Pas moins de 110 de ces navires furent ainsi reconvertis dans divers rôles civils après des transformations plus ou moins poussées.

Aristote Onassis se constituera à bon compte une flotte de chasse à la baleine en rachetant plusieurs corvettes Flower (reconverties en chasseurs de baleine), un pétrolier T2 (devenu baleinier-usine)...et rachètera une frégate anti-sous marins, extrapolation à deux hélices des Flower le HMCS Stormont , qu'il transformera à grand frais pour en faire son immense et luxueux yacht, le Christina O.

D'autres seront reconverties en chalutiers océaniques comme l'HMCS Woodstock (K238) qui deviendra le chalutier Olympic Winner sous pavillon du Honduras, puis Akitsu Maru (pavillon japonais) avant d'être ferraillée au terme de plus de 30 ans de carrière.

La corvette HMS Coreopsis devenue Krizeis dans la marine hellénique sera rachetée par les producteurs anglais du film Mer Cruelle (the cruel sea) pour figurer la corvette fictive Compass Rose d'après l'œuvre éponyme de l'écrivain britannique Nicholas Monsarrat, journaliste, engagé volontaire sur des corvettes durant la Seconde gGuerre mondiale.

D'autres deviendront de petits cargos (parfois frigorifiques), les corvettes canadiennes HMCS Norsyd et HMCS Beauharnois, converties en cargos auront un destin inattendu : vendues à une organisation satellite de la Haganah elles transporteront des immigrants juifs en Palestine, encore sous mandat britannique en 1948, seront saisies par... la Royal Navy avant d'être incorporées dans la marine du tout jeune État d'Israël et de reprendre du service comme navires de guerre lors du conflit israélo arabe de 1948 (sous les noms de Haganah et Hashomer)

La corvette canadienne NCSM Sackville, utilisée comme câblier, puis navire océanographique a été restaurée dans son état originel et préservée comme navire musée à Halifax, c'est la seule "survivante" des centaines de corvettes Flower qui jouèrent un rôle vital dans la bataille de l'Atlantique

Dans la littérature et au cinéma

Dotées d'équipages issus de la Marine marchande, ces navires ont toujours eu une grande cote d'amour dans la population britannique. En témoignent bon nombre d'ouvrages , de récits, d'articles, de dramatisations télévisuelles, cinématographiques ou radiophoniques. Elles sont aussi un sujet très populaire de modèles réduits, qu'il s'agisse de boîtes de construction ou de maquettes réalisées ex-nihilo.

Le témoignage le plus célèbre est le roman Mer Cruelle (The Cruel sea) écrit par Nicholas Monsarrat : Œuvre de fiction, certes, mais qui suit de très près la réalité, puisque son auteur, journaliste indépendant et plaisancier aguerri s'engagea dès 1939 dans la RNVR, fit quasiment toute la 2° guerre mondiale sur des corvettes d'escorte, terminant au grade de Lieutenant Commander. Ce récit très poignant, très humain, qu'on peut mettre en miroir avec son pendant américain Ouragan sur le Caine, montre bien les conditions difficiles dans lesquelles les marins de la Royal Navy durent mener la bataille de l'Atlantique avec des moyens tout juste suffisants.

Il en a été tiré une adaptation cinématographique d'excellent niveau, bien que moins emphatique que les productions d'Hollywood, dirigées par le metteur en scène Charles Frend avec les acteurs Jack Hawkins, Donald Sinden et Virginia McKenna.

L'actuel navire de défense côtière NCSM Shawinigan, lancé en 1996, porte les honneurs de la corvette NCSM Shawinigan (K136)
La corvette NCSM Fredericton (K245) en 1943
La corvette NCSM Sackville (K181) navire musée à Halifax
La corvette NCSM Rimouski (K121)
La corvette NCSM Charlottetown (K244) vers 1941-1942
La corvette HMCS Alberni (K103) à quai en Angleterre avec 3 autres corvettes

Forces navales françaises libres (FNFL)

Free French Navy
Indicatif Nom Chantier Pose quille Lancement Mise en service Décommisionement Carrière
K58 Aconit Ailsa Shipbuilding Co. Ltd., Troon Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Aconite avant d'être transféré le 23 juillet 1941 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Retourne sous pavillon de la Navy le 30 avril1947. Vendue en juillet 1947 à une société baleinière United Whalers pour continuer sa carrière en tant que remorqueur sous le nom de Terje 11.Transformée en baleinière en 1951, elle sera revendue à la Christian Salvesen en 1963 (renommé Southern Terrier) .Désarmée en 1964, elle est envoyée à Bruges (Belgique) pour être ferraillée en janvier 1967
K100 Alysse George Brown & Co., Greenock Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Alyssumavant d'être transférée le 17 juin 1941 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Torpillé le 9 février 1942 par l'Unterseeboot 654 alors qu'il assuré la protection du convoi ON-60. Sombre après une tentative de remorque à 420 milles marins (777,84 km) à l'est du Cape Race (Canada) (46° 22′ N, 43° 42′ O ) avec 36 membres d'équipage.
K93 Commandant d'Estienne d'Orves Charles Hill & Sons Ltd., Bristol Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Lotus, elle sera transférée le 23 mai 1942 aux Forces navales françaises libres (FNFL) à sa sortie de chantier. Restitué à la Royal Navy le 31mai 1947 et vendu . Racheté par la compagnie maritime Christian Salvesen, il sera renommé Southern Lotus et converti en baliseur. Converti en baleinier en1953 . En 1966, remorqué de Melsomvik vers Bruges, il sera ferraillé à Hvide Sande sur la cote du Jutland central.
K183 Commandant Detroyat Hall, Russell & Co., Aberdeen Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Coriander, elle sera transférée le 16 septembre 1941 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Retour sous pavillon de la Navy en 1947. Ferraillée à Troon (Ecosse) en février 1948.
K195 Commandant Drogou Harland & Wolff Ltd., Belfast Mai 1947 Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Chrysanthemum, elle sera transférée le 26 janvier 1942 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Retour à la Royal Navy en mai 1947. Vendue et transformée en baliseur sous le nom de Terje 10 pour la Hector Whalling Co. Vendu en 1959 à la marine portugaise où elle servira en tant que navire hydrographique sous le nom de NRP Carvalho Araújo (A524) en mission en Angola et Sao Tomé-et-Principe. Cédée en 1975 à la République populaire d'Angola lors du processus de décolonisation.
1077 La Bastiaise Smiths Dock Co., South Bank-on-Tees 18 November 1939 Seule et unique corvette de la classe Flower à avoir été commissionnée par la Marine nationale, peu avant l'occupation allemande. Le jour de ses essais en mer, explose sur une mine magnétique allemande et coule avec 43 marins français et 18 membres du chantier naval Smiths Dock Co au large de Hartlepool .
K05 Lobelia Alexander Hall & Co., Aberdeen Avril 1947 Transférée de la Royal Navy aux Forces navales françaises libres (FNFL) le 16 juillet 1941. Retour sous pavillon anglais en avril 1947. Vendu à un armateur norvégien le 3 mai 1947 pour être transformée en baleinier sous le nom de "Thorgeir" . Passe sous pavillon Bride & Dahl, toujours en tant que baleinier. Améliorée en 1955 par le remplacement de ses machines à vapeur par des moteurs diesel type Sulzer. Désarmée en 1969, elle sera ferraillée l'année suivante par la Nork Skipsopphugning à Grimstad (Norvége) .
K11 Mimosa Charles Hill & Sons Ltd., Bristol 1ere corvette de la classe Flower à être transférée de la Royal Navy aux Forces navales françaises libres (FNFL), le 11 mai 1941. Torpillée et coulée le 9 juin 1942 par le U-124 lors de l'escorte du convoi ONS 100, à 615 milles nautiques au Sud-Est du cap Farvel (Groenland) (52° 12′ N, 32° 37′ O ). 58 marins français et 6 britanniques seront tués. 4 survivants seront secourus par l' HMCS Assiniboine.
K117 Renoncule W. Simons & Co., Renfrew Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Ranunculus, elle sera transférée le 28 juillet 1941 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Retour sous pavillon anglais en 1947, et vendue pour être utilisée comme baliseur, sous la dénomination Southern Lily pour le compte de la société Salvesen. Transformée en 1952 en baleinier pour des campagnes de pêche dans l'Arctique jusqu'en 1963.Désarmée à Melsomvik (Norvège) jusqu'en janvier 1967, elle sera remorquée jusqu'à Bruges (Belgique) pour être ferraillée.
K57 Roselys J. Lewis & Sons Ltd., Aberdeen Initialement au service de la Royal Navy sous le nom d'HMS Sundew, elle sera transférée le 19 septembre 1941 aux Forces navales françaises libres (FNFL). Retour sous pavillon anglais en 1947. Vendue le 23 octobre 1947, elle sera ferraillée à Troon (Ecosse) en mai 1948.

Marine Royale Canadienne

Type: Classe Flower (Corvette) * Liste de navires Canadien:

  • HMCS Aggasiz (K129)
  • HMCS Alberni (K103)
  • HMCS Algoma (K127)
  • HMCS Amherst (K148)
  • HMCS Arrowhead (K145)
  • HMCS Arvida (K113)
  • HMCS Asbestos (K358)
  • HMCS Atholl (K15)
  • HMCS Baddeck (K147)
  • HMCS Barrie (K138)
  • HMCS Battleford (K165)
  • HMCS Beauharnois (K540)
  • HMCS Belleville (K332)
  • HMCS Bittersweet (K182)
  • HMCS Brandon (K149)
  • HMCS Brantford (K218)
  • HMCS Buctouche (K179)
  • HMCS Calgary (K231)
  • HMCS Camrose (K154)
  • HMCS Chambly (K116)
  • HMCS Charlottetown (K244)
  • HMCS Chicoutimi (K156)
  • HMCS Chilliwack (K131)
  • HMCS Cobalt (K124)
  • HMCS Cobourg (K333)
  • HMCS Collingwood (K180)
  • HMCS Dauphin (K157)
  • HMCS Dawson (K104)
  • HMCS Drumheller (K167)
  • HMCS Dundas (K229)
  • HMCS Dunvegan (K177)
  • HMCS Edmundston (K106)
  • HMCS Eyebright (K150)
  • HMCS Fennel (K194)
  • HMCS Fergus (K686)
  • HMCS Forest Hill (K486)
  • HMCS Fredericton (K245)
  • HMCS Frontenac (K335)
  • HMCS Galt (K163)
  • HMCS Giffard (K402)
  • HMCS Guelph (K687)
  • HMCS Halifax (K237)
  • HMCS Hawkesbury (K415)
  • HMCS Hepatica (K159)
  • HMCS Kamloops (K176)
  • HMCS Kamsack (K171)
  • HMCS Kenogami (K125)
  • HMCS Kitchener (K225)
  • HMCS La Malbaie (K273)
  • HMCS Lachute (K440)
  • HMCS Lethbridge (K160)
  • HMCS Levis (K115)
  • HMCS Lindsay (K338)
  • HMCS Long Branch (K487)
  • HMCS Louisbourg (K143)
  • HMCS Louisbourg (K401)
  • HMCS Lunenburg (K151)
  • HMCS Matapedia (K112)
  • HMCS Mayflower (K191)
  • HMCS Merrittonia (K688)
  • HMCS Midland (K220)
  • HMCS Mimico (K485)
  • HMCS Moncton (K139)
  • HMCS Moose Jaw (K164)
  • HMCS Morden (K170)
  • HMCS Nanaimo (K101)
  • HMCS Napanee (K118)
  • HMCS New Westminster (K228)
  • HMCS Norsyd (K520)
  • HMCS North Bay (K339)
  • HMCS Oakville (K178)
  • HMCS Orillia (K119)
  • HMCS Owen Sound (K340)
  • HMCS Parry Sound (K341)
  • HMCS Peterborough (K342)
  • HMCS Pictou (K146)
  • HMCS Port Arthur (K233)
  • HMCS Prescott (K161)
  • HMCS Quesnel (K133)
  • HMCS Regina (K234)
  • HMCS Rimouski (K121)
  • HMCS Rivière du Loup (K357)
  • HMCS Rosthern (K169)
  • HMCS St-Lambert (K343)
  • NCSM Sackville (K181)
  • HMCS Saskatoon (K158)
  • HMCS Shawinigan (K136)
  • HMCS Shediac (K110)
  • HMCS Sherbrooke (K152)
  • HMCS Smiths Falls (K345)
  • HMCS Snowberry (K166)
  • HMCS Sorel (K153)
  • HMCS Spikenard (K198)
  • HMCS Stellarton (K457)
  • HMCS Strathroy (K455)
  • HMCS Sudbury (K162)
  • HMCS Summerside (K141)
  • HMCS The Pas (K168)
  • HMCS Thorlock (K394)
  • HMCS Timmins (K223)
  • HMCS Trail (K174)
  • HMCS Trentonian (K368)
  • HMCS Trillium (K172)
  • HMCS Vancouver (K240)
  • HMCS Ville de Québec (K242)
  • HMCS Wetaskiwin (K175)
  • HMCS Weyburn (K173)
  • HMCS West York (K369)
  • HMCS Whitby (K346)
  • HMCS Windflower (K155)
  • HMCS Woodstock (K238)

Type: Classe Castle (corvette)

  • HMCS Arnprior (K494)
  • HMCS Bowmanville (K493)
  • HMCS Copper Cliff (K495)
  • HMCS Hespeler (K489)
  • HMCS Humberstone (K497)
  • HMCS Huntsville (K499)
  • HMCS Kincardine (K490)
  • HMCS Leaside (K492)
  • HMCS Orangeville (K491)
  • HMCS Petrolia (K498)
  • HMCS St. Thomas (K488)
  • HMCS Tillsonburg (K496)

Notes et références

  1. Malbosc 2011, p. 110
  2. « "FLOWER" corvettes (1940 - 1942, 1942 / 1944) » sur navypedia.org.
  3. Malbosc 2011, p. 41
  4. Malbosc 2011, p. 40
  5. The Battle of the Atlantic was the dominating factor all through the war. Never for one moment could we forget that everything happening elsewhere, on land, at sea or in the air depended ultimately on its outcome .Winston Churchill
  6. Les métamorphoses des corvettes Flower, Revue mer et navires, ?, 6 p.

Bibliographie

  • Guy Malbosc, La bataille de l'Atlantique (1939-1945) : la victoire logistique et celle du renseignement, clés de la victoire des armes, Paris, Economica, , 2e éd., 544 p. (ISBN 978-2-7178-5919-5)

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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