Cold email

Le « cold email » (ou « cold emailing ») est une technique de prospection comparable au « cold calling » (appel de prospection téléphonique). Elle a pour objectif d'envoyer des courriers électroniques à des prospects professionnels, sans contact ou interaction préalable, afin de présenter les produits ou services d’une entreprise[1]. En France, la pratique du « cold email » est exclusivement réservée au secteur business to business, car interdit en business to consumer[2].

Historique

Le « cold email » tire ses origines du vendeur en porte-à-porte. Avec l’avènement du marketing, le cold calling a rapidement remplacé cette technique de démarchage physique.

C’est avec l’arrivée d’Internet, et la popularisation de l’adresse email, que le « cold email » s'est développé[3].

Les particularités du « cold email »

Un acheteur professionnel ouvre en moyenne 23 % des emails reçus par jour. Un email de prospection doit donc avoir comme objectif premier de contenir un objet qui attire la curiosité, afin que le destinataire souhaite l'ouvrir.

Le « cold email » peut être automatisé ou non, mais dans tous les cas son contenu doit être personnalisé en fonction du prospect ciblé, même s’il est envoyé à un grand nombre de contacts. Ceci peut se faire grâce à des outils logiciels conçus pour cela. L'effort de personnalisation permet d'augmenter les chances de voir le destinataire réagir positivement à l'email.

En outre, la technique de « cold email » peut faire l'objet d'une série de plusieurs emails envoyés de façon consécutive, selon les réactions du destinataire, ceci afin d’arriver aux objectifs prédéfinis avant la campagne[4],[1],[5].

Lois et régulations

En France

Le « cold email » est exclusivement réservé au secteur B2B et est strictement interdit en B2C.

En mai 2018, le nouveau règlement général sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur. Même en « business to business », si une adresse email professionnelle contient le nom et/ou prénom, cette donnée sera considérée comme personnelle et devra faire l’objet d’un stockage et suivi strict. Pour tout ce qui est relatif à la protection de la vie privée, les amendes pourront aller jusqu’à 10 millions d’euros, ou 2 % du chiffre d’affaires. En ce qui concerne le droit de la personne, les amendes pourront aller jusqu’à 20 millions d’euros, ou 4 % du chiffre d’affaires[6],[7],[8].

Notes et références

  1. « Cold emailing », sur Définitions marketing (consulté le 7 février 2018)
  2. « Les bonnes pratiques d’une campagne de cold emailing réussie », JDN, (lire en ligne, consulté le 8 février 2018)
  3. (en) Liz Wessel, « The 5 Best Ways To Network While You're Still In College », Forbes, (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
  4. (en-US) « Cold Email Overview from the Founder of LeadFuze », Pagely, (lire en ligne, consulté le 8 février 2018)
  5. « Pourquoi opter pour le cold email ? · Le blog d'intento› », intento›, (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
  6. « RGPD : votre entreprise B2B est-elle prête pour mai 2018 ? · intento› », intento›, (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
  7. « Règlement européen sur la protection des données : ce qui change pour les professionnels | CNIL », sur www.cnil.fr (consulté le 7 février 2018)
  8. « Les sanctions liées aux violations du RGPD : amendes et responsabilités », Données RGPD, (lire en ligne, consulté le 7 février 2018)
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