Comrades

Comrades est un film britannique réalisé par Bill Douglas, sorti en 1986.

Comrades
Réalisation Bill Douglas
Scénario Bill Douglas
Pays d’origine Royaume-Uni
Genre drame
Durée 183 minutes
Sortie 1986

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Synopsis

C'est l'histoire des Martyrs de Tolpuddle (en). Des ouvriers agricoles du Dorset exploités par les propriétaires terriens s’organisent et créent la Société amicale des ouvriers agricoles (Friendly Society of Agricultural Labourers). En 1834, ils sont déportés en Australie.

Fiche technique

Distribution

Accueil critique

L'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,0/5, et des critiques spectateurs à 4,0/5[1].

Pour Samuel Douhaire de Télérama, Bill Douglas « rend hommage à ces syndicalistes en peintre autant qu'en cinéaste. Il magnifie les couleurs douces des paysages du Dorset pendant les moissons ou sous la neige et restitue la lumière crue des antipodes dans des plans composés comme des tableaux. Le cinéaste parvient à éviter le prêchi-prêcha révolutionnaire grâce à un superbe « fil rouge » poétique. L'épopée des « camarades » est scandée par le récit d'un montreur d'ombres itinérant, interprété par Alex Norton. À chacune de ses apparitions correspond une nouvelle machine optique qui préfigure l'arrivée du cinéma (diaporama, lanterne magique, appareil photo très expérimental...). Magnifique façon de montrer que l'art accompagne l'humanité dans son rêve d'une vie meilleure et sublime cet idéal de fraternité. »[2].

Pour Jean-Baptiste Morain des Inrockuptibles, Comrades « est, sans retenue, de manière très assumée, un hymne à l’humanité et au courage de ces hommes. Ce qui pourrait être gênant ou ridicule (une vision manichéenne qui oppose les lords cyniques et affreux aux travailleurs vaillants et obstinés) ne l’est jamais. Un souffle lyrique, plein de pudeur, emporte sur son passage tous les scrupules du spectateur, ainsi qu’une foi profonde dans l’inexorabilité du sens de l’histoire. [...] Ce qui fait la qualité de Comrades, c’est sa mise en scène. Douglas est un créateur de formes, pas le simple artisan enregistreur académique d’une réalité sociale. Il a lu Brecht et en a tiré des leçons. Emboîtant les récits, multipliant les clins d’oeil aux procédés de projection d’images antérieures à l’invention du cinéma (théâtre d’ombres, kaléidoscopes, lanternes magiques, etc.), il recrée le réel dans un monde imaginaire, lie le destin de ces hommes ancrés dans la réalité à celui des images merveilleuses sur le point de devenir mouvantes. [...] Comrades est un film bouleversant, parce qu’au-delà de son récit, il y a la croyance absolue dans la puissance de la représentation et dans le spectacle. De ce jeu permanent entre le réel et l’imaginaire, le spectateur ressort lavé, galvanisé, n’ayant pas vu les trois heures passer. Pesons nos mots : un chef-d’œuvre. »[3].

Pour Bruno Icher du Libération, « Comrades rassemble tout ce qui constitue le cinéaste : son indignation fondatrice, son inébranlable conviction d’aller au bout de ses idées mais aussi son infatigable soif d’explorer un langage cinématographique unique, d’une radicalité, parfois même d’une brutalité, à l’opposé de la naïveté humaniste du propos. [...] le cinéaste tranche dans le vif des situations, instillant la douleur, la frustration, la faim, l’humiliation grâce à un rythme syncopé alternant longs plans contemplatifs et brusques ruptures en gros plans ultrasymboliques. »[4].

Notes et références

  1. « Comrades », sur Allociné (consulté le 26 juillet 2017).
  2. Samuel Douhaire, « Comrades », sur Télérama, (consulté le 16 décembre 2016).
  3. Jean-Baptiste Morain, « Comrades », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 15 décembre 2016).
  4. Bruno Icher, « «Comrades», de la faux au marteau », sur Libération, (consulté le 15 décembre 2016).

Liens externes

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