Corre

Corre est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Pour les articles homonymes, voir Corre (homonymie).
Pour l’article ayant un titre homophone, voir Corps.

Corre

Église de Corre.
Administration
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Jussey
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts du Val de Saône
Maire
Mandat
Christine Litzler
2014-2020
Code postal 70500
Code commune 70177
Démographie
Population
municipale
596 hab. (2017 )
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 09″ nord, 5° 59′ 40″ est
Altitude Min. 219 m
Max. 303 m
Superficie 9,13 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Corre
Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône
Corre
Géolocalisation sur la carte : France
Corre
Géolocalisation sur la carte : France
Corre

    Géographie

    Corre est située au confluent de la Saône et du Côney. Il est l'entrée sud du canal de l'Est (canal des Vosges depuis 2003, la branche nord du canal de l'Est devenant le canal de la Meuse).

    Communes limitrophes

    Histoire

    Divinité marine de Corre. Ép. gallo-romaine. Musée Georges-Garret Vesoul.

    Les premières traces d'une occupation humaine sur le territoire de la commune remontent à la protohistoire avec la découverte de quelques monnaies gauloises, séquanes et leuques, conservées aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon[1].

    Le site ne connait son véritable développement qu'à partir de la période gallo-romaine, vraisemblablement en tant qu'agglomération-carrefour[2]. Ce statut est double ; situé à la confluence du Côney et de la Saône navigable, l'agglomération antique est traversée par trois voies antiques secondaires : la voie dite "du Rhin", allant de Besançon à Langres, la voie dite "de Lorraine" en direction du nord reprise par l'actuel tracé de la rue Émile Hauviller et la voie Luxeuil-lès-Bains / Bourbonne-lès-Bains, fossilisée par l'actuelle R.D. 417[3].

    Le port fluvial, premier en amont de la rivière, est placé en amont de la confluence avec le Côney.

    En effet, l'ancien chemin de portage de Corre à Charmes permet de faire communiquer par voie de terre à travers la Vôge les deux rivières, Saône et Moselle[4],[5]

    Cette voie romaine de liaison entre ces deux rivières devait être très importante, car à chaque extrémité, Corre sur la Saône et Portieux sur la Moselle, les romains avaient édifié une colonne au dieu cavalier. [6],[7]

    Le général allemand Fritz Brodowski a été fait prisonnier le 19 septembre 1944 à Corre[8]. La commune a reçu la croix de guerre 1939-1945 à l'issue de la Seconde Guerre mondiale[9].

    Aujourd'hui, le passage à Corre confluent de la Petite Saône et du canal des Vosges est incontournable pour les plaisanciers venant du Nord-Est de l'Europe[10].

    Héraldique

    Blason D’azur semé de billettes d’or, à deux lions affrontés, bissés et couronnés d’or, armés et lampassés de gueules ; enté d’or chargé de quatre poissons ployés de sinople, lorrés de gueules et ordonnés en croix virgulée[11].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs et électoraux

    La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

    Corre fait partie depuis la Révolution française du canton de Jussey. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, celui-ci s'est étendu, passant de 22 à 65 communes[12].

    Intercommunalité

    La commune était membre de la petite communauté de communes du Pays jusséen, intercommunalité créée au et qui regroupait environ 4 300 hanitants en 2009.

    L'article 35 de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010[13] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyait d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants.

    Dans ce cadre, le schéma départemental de coopération intercommunale a prévu la fusion cette intercommunalité avec d'autres, et l'intégration à la nouvelle structure de communes restées jusqu'alors isolées[14]. Cette fusion, effective le , a permis la création de la communauté de communes des Hauts du val de Saône, à laquelle la commune est désormais membre.

    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 2014 Jean Sperka[15]    
    avril 2014[16] En cours
    (au 25 novembre 2015)
    Christine Litzler DVD[17] Vice-présidente de la CC des Hauts du val de Saône (2014 → )

    Démographie

    En 2017, la commune de Corre comptait 596 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    598632636628710695721745760
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    657666692680648656692622651
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    692612632613677667604544558
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    595667689766684614600598595
    2013 2017 - - - - - - -
    575596-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[18].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Port de plaisance en 2013.

    Tourisme et agriculture.

    Le port de plaisance de Corre est le point essentiel du tourisme ainsi que du commerce vente et réparation de bateaux[10],[19].

    L'agriculture très importante par le passé continue d'exister avec ses fermes familiales, la culture et l'élevage engendrant une activité de réparation mécanique[20],[21].

    La forêt est représentée par l'ONF de Corre.

    Le bois est travaillé industriellement en scieries et fabriques de meubles[22].

    Lieux et monuments

    Personnalités liées à la commune

    • Philippe Barbier-Saint-Hilaire, polytechnicien et ingénieur.
    • Fernand Galmiche (1921-1944) résistant du « groupe de Corre » médaillé en 1946 à titre posthume[23].

    Notes et références

    1. Morin Chr., Corre antique et son environnement. essai de classification de l'habitat groupé antique de Corre d'après l'étude archéologique, Besançon, Université de Franche-Comté, , 162 p.
    2. M. Mangin, J.-P. Petit, Les agglomérations du département de la haute-Saône, , p. 112-122
    3. Chr. Morin, Corre antique et son environnement. Essai de classification de l'habitat groupé antique de Corre d'après l'étude archéologique, Besançon, Université de Franche-Comté, , 162 p., p. 66, Fig. 20
    4. Guide pittoresque portatif et complet du voyageur en France, F. Didot, (lire en ligne)
    5. Hélène Walter, La sculpture funéraire gallo-romaine en Franche-Comté, Presses Univ. Franche-Comté, (lire en ligne).
    6. « CORRE Histoire locale & Patrimoine », sur CORRE Histoire locale & Patrimoine (consulté le 3 décembre 2018)
    7. GÉRARD TRIBOULOT, « Voie romaine », sur www.verreriedeportieux.fr (consulté le 3 décembre 2018)
    8. François Marcot, La Résistance et les Français : lutte armée et maquis : colloque international de Besançon 15-17 juin, Presses Univ. Franche-Comté, , 549 p. (ISBN 978-2-251-60617-0, lire en ligne), P198
    9. « Communes de Haute-Saône ayant reçu la croix de guerre 1939-1945 ».
    10. X.F, « La Saône et la presse : les archives des articles de journaux en 2006 », sur saone.org (consulté le 2 septembre 2015) : « Le nombre de passage de bateaux de plaisance à l'écluse de Corre a connu une augmentation importante : 760 en 1985, 1863 en 1999, 3222 en 2002. Depuis cette date, on comptabilise environ 3500 passages annuels. Corre, situé à la jonction de la Petite Saône et du canal des Vosges, est un point stratégique du tourisme fluvial et un passage quasi-obligé pour les plaisanciers venant du Nord-Est de l'Europe (Allemagne, Belgique... ) ».
    11. http://www.armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5045
    12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    13. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
    14. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 5.
    15. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
    16. « Christine Litzler, maire », L'Est républicain, (lire en ligne).
    17. « Extrait de la fiche de Mme Cristine Litzler », sur http://www.lesbiographies.com, (consulté le 12 août 2016).
    18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    19. Louis Gildas, Petit Futé Tourisme fluvial, Petit Futé, , 264 p. (ISBN 978-2-7469-2375-1 et 2-7469-2375-0, lire en ligne).
    20. « Bonnes surprises pour les orges » (consulté le 2 septembre 2015).
    21. « DREAL Franche-Comté », sur haute-saone.gouv.fr, (consulté le 2 septembre 2015).
    22. Pierre Gresser, Les Hommes et la forêt en Franche-Comté, C. Bonneton, (lire en ligne).
    23. Journal officiel de la République Française : Annexe ..., (lire en ligne)

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie

    • Portail de la Haute-Saône
    • Portail des communes de France
    Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.