Dibombari

Dibombari est ville et une commune du Cameroun située dans le département de Moungo et la région du Littoral. Elle comporte chefferie traditionnelle de premier degré.

Dibombari
Administration
Pays Cameroun
Région Région du Littoral
Département Moungo
Maire Nguime Ekollo
Démographie
Population 17 141 hab.[1] (2005)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 11′ 00″ nord, 9° 39′ 00″ est
Superficie 15 000 ha = 150 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Dibombari
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Dibombari
    Rue devant le marché de Bwelelo

    Description

    La commune de Dibombari se trouve à 18km au nord de la ville de Douala. Elle a été officiellement créée en 1955. Elle est constituée de 38 villages partagés entre deux cantons : le canton Pongo et le canton Bakoko. Le premier est une chefferie de premier degré et le deuxième de second degré. Le chef supérieur du canton Pongo est Théodore Toto Bekombo. Celui du canton Bakoko est SM Essawe Maurice. Depuis 2014, le maire Nguime Ekollo a été élu à sa tête[2].

    Histoire

    La ville de Dibombari naît de la volonté des puissances coloniales allemandes, qui décident de regrouper les populations d'origine Pongo, Bankon et Bakoko dans le même espace afin de mieux les administrer, mais également dans le but d'y implanter des palmeraies. Ce regroupement non volontaire donna lieu à l'arrondissement de Dibombari qui provient de l'expression Dibomba Di signifiant en langue pongo « voici le paquet », qui sera déformée et donnera naissance au toponyme Dibombari.

    Population

    Lors du recensement de 2005, la commune comptait 17 141 habitants[1], dont 12 823 pour Dibombari Ville.

    Selon l'annuaire des chefferies traditionnelles, Dibombari compte près de 9178 habitants[3]. Les ethnies majoritaires sont les Pongo, Bakoko (Mpo'o), Bankon(Abo). Des populations d'autres origines ce sont avec le temps, ajoutées à la population d'origine, en provenance principalement des régions administratives de l'Ouest, et du Sud-Ouest, mais également de l'étranger (Nigéria).

    De fait, la langue prédominante dans la zone est le français, suivie de près par la variante locale de la langue douala, le Pongo. On n peut aussi citer le Bakoko, le Bankon, ainsi que le Pidgin-English, dû à la présence de ressortissant de la région du Sud-Ouest et du Nigéria.

    Structure administrative de la commune

    Outre la ville de Dibombari proprement dite, la commune comprend les villages suivants [1] :

    Économie

    L'économie de Dibombari est tournée vers l'agriculture, en particulier celle du palmier qui est faite de manière intensive, ainsi ce celle du manioc et d'autres cultures vivrières. Ces produits vivriers sont consommés localement et vendu dans la ville de Douala. Un des produits de transformation du manioc, le Mondo.

    On peut ainsi noter l'implantation de la Société des Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM) et de l'école de Techniciens Agricole (ETA).

    Personnalités

    La ville de Dibombari est la région d'origine de célèbres chanteurs de makossa tels que : Tom Yoms, Nguime Manulo, Sam Mbende, Ekambi Brillant, de l'homme politique Gottlieb Lobe Monekosso et de la romancière Musinga Mwa Tiki.

    Notes et références

    1. Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
    2. Communes et Villes Unies du Cameroun, Dibombari, http://cvuc.cm/national/index.php/fr/carte-communale/region-de-lest/138-association/carte-administrative/littoral/moungo/550-dibombari
    3. Annuaire des Chefferies Traditionnelles, Ministère de l'administration territoiriale, http://minatd.cm/gov/site/fr/intranet2/annuaire2/annuaire-des-chefferies-traditionnelles

    Annexes

    Bibliographie

    • Centre ORSTOM de Yaoundé, Dictionnaire des villages du Mungo, Yaoundé, Centre ORSTOM de Yaoundé, , 48 p. (lire en ligne)
    • État sanitaire et socio-économique de l'arrondissement de Dibombari, en vue de la mise en place d'une stratégie d'intervention pour les activités de SSP : projet IPD/OMS, Institut panafricain pour le développement, Afrique Centrale, Douala, 1986, 160 p.

    Liens externes

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