Dietrich von Saucken

Dietrich von Saucken, né le à Fischhausen, aujourd’hui Primorsk), en Prusse-Orientale, et mort le à Pullach était un General der Panzertruppe allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Il reçut la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants, plus haute distinction militaire allemande de la Seconde Guerre mondiale.

Dietrich von Saucken

Naissance
Fischhausen, Empire allemand
Décès  88 ans)
Pullach, Allemagne de l'Ouest
Origine Allemagne
Allégeance  Empire allemand (jusqu'en 1918),
 République de Weimar (jusqu'en 1933),
 Troisième Reich
Grade General der Panzertruppe
Années de service 1910-1945
Commandement 4e Panzerdivision
IIe armée allemande
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants

Carrière militaire

Engagement et Première Guerre mondiale

Saucken s'engagea dans l'Armée allemande en 1910 et fut promu au rang de lieutenant en juin 1912.

Dans la Wehrmacht

C'est en tant que colonel qu'il sert dans la Wehrmacht d'avant-guerre, et il est promu au rang de général de division le . Désigné pour commander la 4e division de panzers à la fin de 1941, il sert plus tard en tant que commandant de l'École des troupes rapides (Schule für Schnelle Truppen). À la fin juin 1944, alors commandant en second du III. Panzer Korps, il forme une unité ad-hoc connue sous le nom de « Groupe von Saucken » constituée des restes de plusieurs unités qui ont été laminées par les assauts soviétiques sur le groupe d'armées Centre et d'unités de police déployées en Ruthénie Blanche; dans un premier temps, ce groupe d'une puissance de feu appréciable reçoit pour mission d'éviter la conquête de Borissov, à la demande expresse de Model[1]; le 30 juin, pressé par le développement des opérations soviétiques, il ordonne l'abandon de la ville[2]. Ce groupement (plus tard le XXXIX. Panzer Korps) essaie de défendre la ville occupée de Minsk, et parvient à garder temporairement un itinéraire de retraite à travers la Bérézina pour des soldats et des unités allemands éprouvés face à des forces soviétiques largement supérieures en nombre.

Dans les derniers mois de la guerre, Dietrich von Saucken conduit la deuxième armée dans sa défense de la Prusse-Orientale et Occidentale, n'ordonnant la capitulation de son armée qu'un jour après la capitulation générale allemande du 8 mai 1945. Après avoir capitulé, Saucken est emmené en captivité en Union soviétique. Il est alors condamné à 25 ans de travaux forcés, commués ensuite à 30 mois. Libéré en 1955, il meurt en 1980 à l'âge de 88 ans.

Dietrich von Saucken fut un des rares généraux à recevoir la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne, glaives et brillants durant la Seconde Guerre mondiale. Elle lui fut décernée le 9 mai 1945.

Traits de caractère

Dietrich Von Saucken était un officier de cavalerie qui portait couramment le sabre et le monocle. Il personnifiait à merveille les Junkers de l'aristocratie conservatrice prussienne.

Lorsque Hitler lui ordonne de prendre le commandement de la deuxième armée le , Hitler lui dit qu'il devrait se placer sous les ordres du Gauleiter de Dantzig Albert Forster. Saucken réplique : « Je n'ai aucune intention de me placer sous les ordres d'un Gauleiter. » Il contredit ainsi à tous les usages imposés à ceux qui se trouvent en présence du Führer, n'exécutant pas le salut hitlérien mais le salut militaire, et ne s'adressant pas à Hitler en lui disant Mein Führer. À la surprise de tous, Hitler se contente de répondre[3] : « Très bien, Saucken, vous commanderez donc personnellement ».

Promotions

Fahnenjunker1er octobre 1910
Leutnant19 juin 1912
Oberleutnant
Hauptmann
Major
Oberstleutnant1er octobre 1936
Oberst1er juin 1939
Generalmajor1er janvier 1942
Generalleutnant1er avril 1943
General der Panzertruppe1er août 1944

Décorations et Citations

Voir aussi

Bibliographie

  • Anthony Beevor, La Chute de Berlin, Paris, éditions du Fallois, , 492 p. (ISBN 978-2-87706-439-2).
  • Ian Kershaw (trad. de l'anglais), La Fin : Allemagne, 1944-1945, Paris, Seuil, , 665 p. (ISBN 978-2-02-080301-4).
  • Jean Lopez, Berlin : les offensives géantes de l'Armée rouge. Vistule - Oder - Elbe (12 janvier-9 mai 1945), Paris, Economica, , 644 p. (ISBN 978-2-7178-5783-2).
  • Jean Lopez, Opération Bagration : la revanche de Staline (1944), Paris, Economica, , 409 p. (ISBN 978-2-7178-6675-9).
  • Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande. 1939-1945., Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-00844-4).
  • Philippe Masson, Hitler, Chef de Guerre, Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-01561-9).

Références

  1. Lopez 2014, p. 207.
  2. Lopez 2010, p. 225.
  3. Beevor 2002, p. 155.

Liens externes

  • Portail de la Seconde Guerre mondiale
  • Portail de l’histoire militaire
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.