Dimi Mint Abba

Dimi mint Abba, née à Tidjikdja (Mauritanie) le et morte le à Rabat (Maroc), est une chanteuse mauritanienne.

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Dimi Mint Abba
Surnom Diva du désert
Naissance
Tidjikdja, Mauritanie
Décès
Rabat, Maroc
Activité principale chanteuse
Style musique folklorique

Biographie

Surnommée la « Diva du désert », Dimi Mint Abba est née en 1958 à Tidjikdja, une ville historique fondée par une puissante tribu maure [Qui ?] en plein Sahara. Dimi est l’héritière d’une tradition familiale exceptionnelle : sa mère, Mounina Mint Eida, était une joueuse d’ardin émérite et dès l’âge de dix ans, elle est initiée à l’art subtil de cette harpe maure dont la pratique est réservée aux femmes. Son père, Sidaty Ould Abba, est descendant d’une famille d’Iggawin historique (la plus ancienne et la plus réputée) et l'auteur de l’ancien hymne de Mauritanie[1][non pertinent] [2]). Il présida la Société des Auteurs Mauritaniens.

Issue d’une prestigieuse lignée d’Iggawin (équivalent des griots africains ou des troubadours occitans), Dimi Mint Abba chante les poésies anciennes, les épopées fondatrices des empires passés et les amours tragiques des amants transis. Ses chants incarnent toute la mémoire d’un peuple[1],[3].

Très jeune, Dimi Mint Abba s’impose par ses talents d’instrumentiste, d’interprétation et surtout par sa voix (que certains comparent aujourd’hui à Nusrat Fateh Ali Khan). À 18 ans, elle remporte le 1er prix du concours de Radio Mauritanie. Dès lors les récompenses internationales pleuvent : en 1976, elle représente la Mauritanie au festival Oum Kalthoum en Tunisie, au festival de la jeunesse arabe en Syrie l’année suivante… chaque fois, elle subjugue le public par la puissance de sa voix et son charisme. À la fin des années 1980, et au début des années 1990, elle chante beaucoup en Europe et aux États-Unis. C’est à cette époque qu’elle enregistre deux disques (dont un avec son époux Khalifa Ould Eide)[1].

Parmi ses concerts notables, on doit citer celui du festival d’Essouira (Maroc, 2002), du Womad Rivermaid (Angleterre 2006) ou la tournée commune avec le Transglobal Underground en 1993.

Elle a transmis son art à sa fille Fayrouz Mint Seymali, à sa nièce Garmi Mint Abba, et à sa belle-fille Noura Mint Seymali[3],[1],[4],[5].

Discographie

  • Dimi Mint Abba, Chants de Mauritanie, Auvidis 1989
  • Khalifa Ould Eide et Dimi Mint Abba, Moorish music from Mauritania, World Circuit 1990

Notes et références

  1. (en) Robin Denselow, « Dimi Mint Abba obituary », The Guardian, (lire en ligne)
  2. la musique de l'ancien hymne mauritanien a été composée par Tolia Nikiprowetzky et ses paroles sont un poème de Baba Ould Cheikh Sidiya. L'article du Guardian cité en référene s'est trompé (référence cyclique ?).
  3. (en) Jon Pareles, « Pop and Jazz in Review », The New York Times, (lire en ligne)
  4. « Noura Mint Seymali, renversante », France Culture, (lire en ligne)
  5. Francis Dordor, « “Arbina”, l’album-héritage de Noura Mint Seymali », Les Inrocks, (lire en ligne)

Liens externes

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