Dorian Boccolacci

Dorian Boccolacci, né le à Cannes (Alpes-Maritimes), est un pilote automobile français.

Dorian Boccolacci
Dorian Boccolacci en 2017, sur le Circuit Yas Marina en essais, dans le cadre du GP3 Series.
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Cannes (Alpes-Maritimes)
Nationalité  Français
Site web dorianboccolacci.com
Carrière
Années d'activité Depuis 2014
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
2018 MP Motorsport 8 (0)
2019 Campos Racing 10 (0)
2019 Trident 2 (0)
Statistiques
Numéro permanent 21

Biographie

2006-2013 : les débuts en karting

Dorian Boccolacci fait ses débuts en compétition automobile en 2006, grâce au karting[1]. L'année suivante, il est sacré champion de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en minikart, avant de remporter en 2009 la Bridgestone Cup et une manche de championnat de France. En 2010, il obtient le titre de champion de France dans la catégorie Cadet[1]. En 2011, il se fait remarquer en terminant deuxième des Masters de karting de Paris-Bercy Junior[1]. L'année suivante, Boccolacci termine troisième du championnat d'Europe KF3[1].

Sa saison 2013 est couronnée de succès avec ses victoires à la CIK-FIA International Super CUP, à deux manches du Deutsche Kart Meisterschaft, le Trofeo Andrea Margutti, et ses titres de champion en WSK Euro Series et en WSK Master Series[1]. Durant la saison, il se fait aussi remarquer en étant l'auteur de la pole position au championnat du Monde KF à Bahreïn devant Max Verstappen. À la suite de ses résultats, il sera élu « Casque d’Or 2013 ».

2014 : débuts en monoplace

En 2013, en parallèle à son programme de karting, Boccolacci intègre le Lotus F1 Junior Team, filière de jeunes pilotes du Lotus F1 Team[2]. Après une saison riche en succès en karting, Boccolacci décide d'intégrer le championnat de France de Formule 4 en 2014, toujours avec le soutien de Lotus F1[3],[4]. Après seulement une manche, le Français est déjà présent dans le top 3 du classement général[5]. Il confirme ses bons débuts lors de la deuxième manche, où il prend la tête du classement général, avec deux victoires et deux pole positions[6]. À l'issue de la dernière manche, il décroche le titre de vice-champion de France F4 mais également le titre de champion Junior[7].

2015 : saison difficile en Formule 3

Malgré quelques essais en fin de saison 2014 en Eurocup Formula Renault 2.0, Dorian Boccolacci rejoint l'équipe française Signature Racing en championnat d'Europe de Formule 3, aux côtés du Thaïlandais Alexander Albon, membre du Lotus F1 Junior Team et déjà présent en monoplace depuis 2012[8],[9]. De plus, Lotus F1 est racheté par Renault qui entame une grande restructuration de son académie de jeunes pilotes, la Renault Sport Academy, dans laquelle il n'est pas retenu. Lors de cette saison, il se classe dix-neuvième du championnat de Formule 3 avec 27 points.

2016 : une saison en Formule Renault 2.0

En 2016, Dorian Boccolacci change de Formule et rejoint Tech 1 Racing dans les championnats d'Eurocup Formula Renault 2.0 et de Formula Renault 2.0 Northern European Cup (NEC)[10]. Il retrouve rapidement le chemin de la victoire en NEC à Monza[11] et se montre régulièrement aux avants-postes durant toute la saison, pour terminer troisième du championnat nord-européen et vice-champion d'Europe[12].

2017-2018 : passage en GP3 Series

Dorian Boccolacci sur le Red Bull Ring en 2018.

Pour la saison 2017, Dorian Boccolacci décide de passer en GP3 Series ; après des essais chez DAMS et Arden International, il signe finalement chez Trident Racing[13], après avoir terminé en tête les essais de pré-saison[14]. Sa saison est marquée par quelques podiums et une certaine pointe de vitesse. Il déclare en septembre : « Le classement actuel au championnat ne reflète pas du tout mon potentiel, ni celui de l'équipe. On a eu beaucoup de contretemps... »[15]. Finalement, lors de la dernière course de la saison sur le circuit Yas Marina, il s'impose pour la première fois de sa carrière en GP3 Series, terminant sixième du championnat et troisième débutant[16],[17].

En 2018, Boccolacci quitte Trident pour rejoindre MP Motorsport, nouvelle équipe en GP3 Series[18]. Il obtient sa première pole puis sa première victoire à domicile sur le circuit du Castellet mais est disqualifié après la course[19] suite à un manque d’essence. Il remporte finalement sa première course de la saison sur le Hungaroring[20] et obtient également les points du meilleur tour en course. Malgré le fait d'avoir disputé qu'une demi-saison, il se classe dixième du championnat avec 58 points.

2018-2019 : promotion en Formule 2

Pendant la pause estivale, il est promu en Formule 2 par son écurie MP Motorsport[21]. Dorian Boccolacci fait ses débuts en Formule 2 à Spa-Francorchamps, où il remplace Roberto Merhi jusqu'à la fin de la saison. Il inscrit ses deux premiers points à Monza, puis un autre à Sotchi et se classe ainsi vingt-et-unième du championnat. Durant l'hiver, il participe au Trophée Andros dans la série Elite au sein de l'écurie CMR. Avec un total de 8 victoires en 12 courses, il est sacré champion de sa série. Pointant à la douzième place du championnat de F2 avec trente points en dix courses à la mi-saison, il est remplacé par Arjun Maini à cause de son manque de sponsors pour participer à la saison entière[22].

Résultats en compétition automobile

Saison Championnat Écurie Courses Victoires Pole positions Meilleurs tours Podiums Points Classement
2014 Championnat de France de Formule 4 Autosport Academy 21 2 2 2 8 238 2e
2015 Championnat d'Europe de Formule 3 Signature 33 0 0 0 0 27 19e
2016 Eurocup Formula Renault 2.0 Tech 1 Racing 15 2 2 3 7 200 2e
Formula Renault 2.0 NEC 15 1 0 0 5 226 3e
Euroformula Open Teo Martín Motorsport 2 0 0 0 1 0 N.C
2017 GP3 Series Trident 15 1 0 0 3 93 6e
2017-2018 Trophée Andros (Électrique) SPI Logistics 3 1 1 1 1 82 12e
2018 GP3 Series MP Motorsport 10 1 1 1 1 58 10e
Formule 2 8 0 0 0 0 3 21e
2018-2019 Trophée Andros (Élite) CMR 12 8 7 7 10 647 Champion
2019 Formule 2 Campos Racing 10 0 0 0 0 30 12e
Trident 2 0 0 0 0

Vie privée

Dorian Boccolacci réside à Callian, dans le département du Var, et bénéfice d'horaires aménagés durant sa scolarité en raison de ses compétitions[1]. Sportif accompli, il fait ses débuts en karting dans le club de l'ASK Bar-sur-Loup en 2006[1], mais pratique aussi durant son enfance différents sports tels que la boxe, le judo, l’athlétisme, le tennis ou encore le ski en compétition. Ses activités actuelles en dehors du sport automobile sont le tennis et la boxe où il a d’ailleurs été titré champion de France dans sa catégorie à l’âge de 10 ans[1].

En 2016, il obtient un baccalauréat scientifique.

Style de pilotage

Boccolacci est qualifié de « combatif, motivé, persévérant », mais possède surtout une très grande capacité d’adaptation.

Dès sa première participation, il remporte une course dans la catégorie KF en 2013, puis durant la saison, il remporte la « coupe du monde » KZ2 qui est une toute nouvelle catégorie pour lui ; en ayant effectué qu’une seule course préparatoire avant.

En 2016, il pilote pour l’équipe Teo Martin en F3 Euro Open seulement lors de la dernière course de la saison à Barcelone, et s’impose d'entrée bien qu’il reçoive une pénalité de 5 secondes qui le rétrograde à la troisième place.

Début 2018, Dorian Boccolacci remplace à Isola 2000 un pilote pour le Trophée Andros électrique et gagne la course 2 du weekend pour sa première expérience sur glace[1].

Notes et références

  1. « Présentation », sur dorianboccolacci.com (consulté le 16 janvier 2015)
  2. Julien Delfosse, « Lotus dévoile sa Junior Team pour la saison 2013 », sur toilef1.com,
  3. « Dorian Boccolacci, un palmarès flatteur en 2013 », sur kartcom.com, (consulté le 17 janvier 2015)
  4. Juliette Folin, « Lotus F1 Junior Team nomme ses pilotes 2014 », sur chequeredflags.fr, (consulté le 17 janvier 2015)
  5. « Boccolacci déjà dans le top 3 en F4 », sur kartcom.com, (consulté le 17 janvier 2015)
  6. Guillaume Renard, « F4 France – Boccolacci et Bulatov règnent sur Pau », sur chequeredflags.fr, (consulté le 17 janvier 2015)
  7. « Boccolacci F4 : vice-Champion de France et 1er Junior », sur kartcom.com, (consulté le 17 janvier 2015)
  8. Jacques-Armand Dupuis, « F3 – Signature aligne Dorian Boccolacci et Alex Albon », sur autohebdo.fr, (consulté le 17 janvier 2015)
  9. Joest Jonathan Ouaknine, « Championnat Européen de F3 2015 : un Junior Team Lotus chez Signature », sur leblogauto.com, (consulté le 17 janvier 2015)
  10. François Leroux, « DORIAN BOCCOLACCI REJOINT EN 2016, TECH1 ET LA FORMULE RENAULT 2.0 », sur autonewsinfo.com, (consulté le 23 juin 2016)
  11. Dorian Boccolacci, « Boccolacci : une victoire à Monza pour bien commencer en NEC », sur kartcom.com, (consulté le 23 juin 2016)
  12. Mickaël Guilmeau, « Eurocup 2.0, Palmer et Fenestraz vainqueurs, Boccolacci vice-champion », sur franceracing.fr, (consulté le 14 mai 2017)
  13. Pierre Tassel, « GP3 - Dorian Boccolacci confirmé chez Trident », sur autohebdo.fr, (consulté le 14 mai 2017)
  14. Benjamin Vinel, « Barcelone, J2 - Dorian Boccolacci devant un trio ART », sur motorsport.com, (consulté le 14 mai 2017)
  15. Benjamin Vinel, « Boccolacci : "Le classement ne reflète pas du tout mon potentiel" », sur motorsport.com, (consulté le 4 janvier 2018)
  16. Benjamin Vinel, « Le point GP3 - Première pour Kari et Boccolacci ! », sur motorsport.com, (consulté le 4 janvier 2018)
  17. Nina Rochette, « GP3 – C2 : Première victoire pour Dorian Boccolacci », sur autohebdo.fr, (consulté le 4 janvier 2018)
  18. Mickaël Guilmeau, « Dorian Boccolacci rejoint MP Motorsport », sur franceracing.fr
  19. Nina Rochette, « Boccolacci disqualifié, Hubert déclaré vainqueur », sur autohebdo.fr, (consulté le 28 août 2018)
  20. Medhi Casaurang-Vergez, « C2 - Boccolacci résiste au duo ART Grand Prix », sur autohebdo.fr, (consulté le 28 août 2018)
  21. Benjamin Vinel, « Boccolacci débarque en Formule 2 », sur Motorsport.com, (consulté le 28 août 2018)
  22. Benjamin Vinel, « Boccolacci remplacé par Maini chez Campos », sur motorsport.com, (consulté le 25 juin 2019)

Liens externes

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