Ernest Glinne

Ernest Glinne est un homme politique belge né à Forchies-la-Marche (Fontaine-l'Évêque) le et mort le à Courcelles[1],[2]. Militant wallon, il a été membre du Parti socialiste avant de rejoindre Ecolo, puis le Rassemblement Wallonie France.

Ernest Glinne
Fonctions
Député européen
Collège électoral francophone (Belgique) (en)
-
Député européen
Collège électoral francophone (Belgique) (en)
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Député européen
Collège électoral francophone (Belgique) (en)
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Député européen
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Député
Biographie
Naissance
Décès
(à 78 ans)
Courcelles
Nationalité
Activité
Autres informations
Partis politiques

Biographie

Enfance

Ernest est l'aîné d'une famille d'ouvriers de trois enfants (Ernest et deux sœurs) élevés par leur mère (le père d'Ernest décède quand il a six ans).

Il étudie à université libre de Bruxelles où il obtient une licence en sciences politiques administratives et diplomatiques en 1954[3].

Carrière politique

Considéré comme appartenant à la gauche socialiste, Ernest Glinne fait partie du Mouvement populaire wallon après la grève générale de l'hiver 1960-1961. Il quitte le MPW quand est décrétée l'incompatibilité entre l'appartenance à ce mouvement et au Parti socialiste, mais il demeure fédéraliste. Il est député de l'arrondissement administratif de Charleroi de 1961 à 1980 et de 1983 à 1984, bourgmestre de Courcelles et ministre de l'Emploi et du Travail de 1973 à 1974 dans les gouvernements Leburton I et Leburton II, il a raté de peu la présidence du PS lorsqu'il s'est présenté en 1981 contre Guy Spitaels.

Il siège également de 1968 à 1994 au Parlement européen et dirige le groupe parlementaire du Parti socialiste européen de 1979 à 1984, à la suite des premières élections au suffrage universel du Parlement. Il a également présidé la commission économique et monétaire en 1978 et 1979[4].

En 1987, il joua un rôle majeur dans l'adoption par le Parlement européen d'une résolution pour une solution politique à la question arménienne[5], première reconnaissance par une institution internationale du génocide arménien

Il quitte le PS en mars 1998[3], déclarant « le socialisme n'est plus ce qu'il était »[réf. nécessaire].

Depuis 2000, il a siégé comme conseiller communal écologiste à Courcelles. Il est réélu en 2006 alors qu'il poussait la liste Ecolo en dernière position.

Il change ensuite à nouveau de parti et se présente comme premier suppléant sur la liste des candidats du RWF (Rassemblement Wallonie France) aux élections européennes du 7 juin 2009. Ernest Glinne est profondément républicain et laïc. Il a tiré le constat que la Flandre prépare son indépendance et qu'il faut dès aujourd'hui choisir un avenir institutionnel stable pour la Wallonie.

Bibliographie

Notes et références

  1. « Décès d'Ernest Glinne, ancien ministre de l'Emploi et du Travail. », sur Belga/La Libre Belgique, (consulté le 11 août 2009)
  2. « Ernest Glinne, socialiste authentique », Politique, revue de débats, Bruxelles, no 61, (lire en ligne).
  3. Paul Delforge, Encyclopédie du mouvement wallon, tome IV : Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), Namur, Institut Destrée, , 600 p.
  4. « Ernest Glinne », sur la base de données des députés au Parlement européen.
  5. « Résolution du Parlement européen pour une solution politique à la question arménienne », sur CVCE.eu, Journal officiel des Communautés européennes (JOCE),

Lien externe

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