Eugène Appert (photographe)

Eugène-Léon Appert, né en 1830 et Ernest Appert, né Ernest-Charles Appert le [1] à Châteauroux et mort le à Paris, sont des photographes célèbres pour leurs clichés de la Commune de Paris de 1871.

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Eugène Appert
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ernest-Eugène Appert
Nationalité
Activité
Dos des cartons des photos d'Eugène Appert, vers 1880.

Eugène-Léon Appert, né en 1830, et Ernest-Charles Appert, né en 1831, ont quitté Châteauroux pour venir travailler dans la photographie à Paris[2], ils ont eu un temps une production commune ce qui entretient une confusion répandue sur l'attribution d'un prénom certain, Ernest ou Eugène à leurs travaux, les cartons portant la signature E.Appert. Les sources accessibles qui leur sont consacrées sont partagées, une incertitude latente reste donc à leur sujet.

Biographie

Ernest Appert naît le , fils naturel d'Anne Appert domestique comme son frère Eugène né le . Ernest et Eugène exercent le métier de photographe à Paris dès 1862 au 21 de la rue Louis-le-Grand associé d'abord avec Émile Defond en 1860, puis avec Alphonse Joseph Bousseton de 1861 à 1868 puis au 24 de la rue Taitbout jusqu'en 1877.

Ernest Appert se spécialisa dans la photographie portraitiste de personnalités politiques de tout bord (souverains, nobles, députés, sénateurs, magistrats) et fut l'un des premiers à pratiquer le photomontage (Procès de Blois en [3]).

Pendant la guerre de 1870, il prit des clichés d'officiers français et prussiens. Il travailla pour le ministère de la Justice comme expert auprès du tribunal de la Seine, comme photographe judiciaire. Il put ainsi prendre de nombreux clichés de prisonniers politiques.

Durant la Commune de Paris, il prit fait et cause pour les Versaillais contre les communards. Il effectua, pour le compte de Thiers et du régime versaillais, un grand nombre de clichés de la répression versaillaise, à la fois sur le terrain opérationnel que dans les prisons de Versailles ainsi que des nombreuses exécutions commises à l'intérieur de la prison de La Roquette et sur la plaine de Satory. Ernest Appert utilisa le principe du photomontage pour donner l'impression d'avoir photographié une réelle action. Car bien entendu, il n'était pas présent au moment du massacre des Dominicains fusillés Place d'Italie pendant la Commune, par exemple, dont il produit pourtant une photo revendiquant la réalité du fait. Le musée d'art et d'histoire de Saint-Denis présente des photos montages d'Ernest Appert.

Galerie photographique

Bibliographie

  • La Commune photographiée (ouvrage publié à l’occasion de l’exposition « La Commune photographiée » présentée au musée d’Orsay du au ), Paris, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 2000.
  • Phéline (Christian), « L’image accusatrice », Les Cahiers de la photographie n°17, Paris, 1985.
  • “Répertoire des photographes parisiens au XIXem siècle“ de François Boisjoly.

Références

  1. Stéphanie Sotteau Soualle, « Ernest Appert (1831-1890), un précurseur d’Alphonse Bertillon ? », Criminocorpus. Revue d'Histoire de la justice, des crimes et des peines, (ISSN 2108-6907, lire en ligne, consulté le 28 janvier 2017)
  2. Frères, photographes et castelroussins, article sur le site du journal La Nouvelle République, 17-05-2014.
  3. [PDF] Bulletin 49 de Serge Plantureux, Paris, 8 décembre 2016, en ligne.

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