Fălticeni

Fălticeni est une ville du județ de Suceava, Moldavie, située dans le nord-est de la Roumanie. En 2011, elle comptait 25 723 habitants[1].

Fălticeni
Nom local
(ro) Fălticeni
Géographie
Pays
Județ
Localisation géographique
Chef-lieu
Fălticeni (d)
Superficie
28,76 km2
Coordonnées
47° 27′ 45″ N, 26° 18′ 00″ E
Démographie
Population
25 723 hab. ()
Densité
894,4 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Municipalité de Roumanie (en)
Chef de l'exécutif
Gheorghe Cătălin Coman (d) (depuis )
Contient les localités
Fălticeni (d), Șoldănești (d), Țarna Mare (d)
Histoire
Fondation
Identifiants
Site web

Géographie

Localisation

La ville de Fălticeni est située au Sud-Est du Județ de Suceava, parcourue par la route européenne E85 (DN 2), située à une distance de 25 km de la ville de Suceava, chef-lieu du département portant le même nom.

Au sud, à env. 80 km est située la ville Roman, du Județ de Neamț. Fălticeni est connectée au réseau de voies ferrées roumaines, par la voie ferrée secondaire Dolhasca – Fălticeni, d'une longueur de 24 km. Les travaux pour cette voie ferrée ont débuté le et ont été finalisés le 28 mai 1887. La ville de Fălticeni administre deux villages : Șoldănești et Țarna Mare.

Relief

La ville de Fălticeni est située dans une zone vallonnée du plateau de Suceava, entourée de vergers, de pommiers et de lacs piscicoles. De la ville de Fălticeni on aperçoit les sommets des monts de Stânișoara (altitude maxime 1 531 mètres au Sommet du Bison); devant est un horizon de hauteurs sous-carpatiques – La Colline Marteau (624 mètres), La Colline Haute (503 mètres), La Colline Pleșului (915 mètres); plus près, on trouve le couloir dépressionnaire de la vallée de la rivière Moldova.

Climat

Le climat de la ville s'encadre dans le type tempéré-continental, caractéristique aux zones dépressionnaires. La température moyenne est entre 7−8 °C et la quantité moyenne annuelle de précipitations est de 621 mm. Les températures les plus élevées enregistrées à Fălticeni ont été de +37 °C (le 16 août 1905) et +40 °C (le 18 juillet 2007). La température la moins élevée enregistrée à Fălticeni a été de −32,5 °C (le 18 février 2008). Les températures moyennes annuelles en printemps sont assez basses (+1,5 °C en mars et +8,1 °C en avril) ce qui a comme conséquence la floraison tardive des pommiers, des gels et du givre.

Démographie

Composition ethnique de la ville de Fălticeni

  • Roumains (92,7 %)
  • Inconnue (5,48 %)
  • Autre ethnie (1,8 %)

Composition confessionnelle de la ville de Fălticeni

  • Orthodoxes (90,6 %)
  • Orthodoxes de rite ancien (1,15 %)
  • Inconnue (5,49 %)
  • Autre religion (2,74 %)

Conformément au recensement effectué en 2011, la population de la ville de Fălticeni s'élevait à 25 723 habitants, en baisse depuis le recensement antérieur datant de 2002, quand on enregistrait, selon le site hongrois Kulturális Innovációs Alapítvány, kia.hu, 29 787 habitants[2]. Les habitants sont majoritairement roumains (92,7%). Pour 5,49% de la population, l'appartenance ethnique n'est pas établie ou bien connue[3].

Du point de vue confessionnel, la population est majoritairement orthodoxe orthodoxes (90,61 %), avec une minorité d'orthodoxes de rite ancien (1,15 %). Pour 5,5 % de la population, l'appartenance confessionnelle n'est pas connue[4].

Historique

La première attestation écrite date du 15 mars 1490, quand le trésorier Isac a acheté les terres du village Fulticenii, situé sur la rivière Șomuz, de Neacșa, la fille d'Hanea. Une deuxième attestation documentaire date du 12 mars 1554, quand Alexandru Lăpușneanu a fait don de ses biens immobiliers, le domaine Lapusneanu, au monastère Moldovița. Comme ville, Fălticeni a été fondée, conformément aux écrits de l'enseignant Vasile laissés sur le Cazania de l'église Fălticenii-Vechi, en 1779 et conformément au document Condica Visteriei, La Chronique de la trésorerie, numéro 23 de 1824, la fondation daterait de l'an 1772. La ville de Fălticeni est mentionnée dans le Grand dictionnaire géographique de la Roumanie, elle serait fondée par Ioniță Bașotă en 1780, par l'affrètement, la charte du prince Constantin Moruzi, datée du 8 août, et que juste après sa création, le bourg, le marché, la foire de Șoldănești, ce qui correspond à la ville de Fălticeni d'aujourd'hui, a été peuplé par des personnes venant des villages et communes de Baia, réfugiées ici après une grande inondation causée par la rivière Moldova (pas d'attestation pour cet événement).

Selon certaines recherches on affirme que la ville a existé avant la date de la charte princière du 8 août 1780. Le village Folticeni est mentionné dans des documents de 1490 et 1550, quand le voïvode Alexandru Lăpușneanu écrit que le village et le terrain afférent appartiennent au monastère Moldovița.

Officiellement, selon la charte ou l'affrètement du prince Constantin Moruzi, la ville a été créée le 8 août 1780 sur la propriété de Șoldănești, du stolnic, Ioniță Bașotă.

La ville est beaucoup plus ancienne, idée soutenue aussi par Arthur Gorovei, car son ancienneté aurait été confondue avec l'ancienneté du village Fălticenii-Vechi duquel parlent les documents du XIIe siècle.

La ville a eu, au début, le nom Le bourg de Șoldănești ou Le bourg du Șomuz, rivière la traversant et par un document, nommé anaforaua, daté du 29 mars 1826, émis par le prince Ioniță Sandu Sturdza, elle devient Le bourg de Fălticeni, après 1775, quand l'Autriche a occupé le Nord de la Moldavie nommé après cette période Bucovina. Au cours de la même période on établit aussi la préfecture de la nouvelle province à Suceava, après que celle-ci ait été établie à Rădășeni.

Le nom provient, selon l'opinion des historiens Ioan Bogdan, Nicolae Iorga et Mihai Costăchescu, de Stan Pântece, nommé aussi Foltic, propriétaire du domaine du village Fălticenii Vechi.

Gustav Adolf Zikelli, citoyen ayant des origines hongro-allemandes, prenant en compte une légende de Transylvanie, suppose que le nom de la ville viendrait du nom d'un colon allemand-sas, au nom de Fâln Hannes de Weillau, qui serait le même que le Hanea, père de Neacșa, duquel on a acheté le village en 1490 par le trésorier Isac, personnage important à la cour d'Étienne le Grand de Roumanie et Virgil Tempeanu déduit que le nom provient du mot foltău, nom donné à l'écorce de sapin par les paysans habitant la montagne. Des discussions ont été menées aussi concernant les noms de Folticeni ou Fălticeni. La forme qui s'est imposée a été celle de Fălticeni.

Fălticeni est le résultat de la transformation en ville de plusieurs villages existants bien avant 1400. Le nom a été changé de Șoldănești en Fălticeni en 1836 d'après le nom du village et du domaine Fălticenii Vechi. Entre les deux guerres mondiales il a été la résidence, chef-lieu du département (județ) de Baia.

Culture

Fălticeni est l'une des villes importantes de la Roumanie, en ce qui concerne la culture et les sciences. Un grand nombre de personnalités marquantes, écrivains, scientifiques et artistes, se sont formés et ont créé à Fălticeni. George Călinescu situait Fălticeni entre les plus riches trésors spirituels du peuple roumain, après București et Iași. Fălticeni est la troisième ville de Roumanie en nombre d'écrivains autochtones, après les deux centres culturels București et Iași. Rapporté au nombre d'habitants, Fălticeni se situerait à la première place en Roumanie. Fălticeni a donné à la Roumanie des dizaines d'écrivains de taille nationale et de reconnaissance mondiale. La ville a formé 16 académiciens, 12 généraux, 60 médecins en culture et sciences.

Personnalités

Le bourg de Fălticeni s'affirme dans la culture nationale à partir du milieu du XVIIIe siècle. Du riche lexique des personnalités de Falticeni font partie :

  • les écrivains : Enache Gane, Costache Gane, Maria Cantacuzino, Nicolae Istrati, Nicu Gane, Ion Creangă, Nicolae Beldiceanu, Mihail Sadoveanu, Ion Dragoslav, Anton Holban, Horia Lovinescu, Vasile Lovinescu, Nicolae Labiș, Vasile Savel, Nicolae Jianu, Mihail Șerban et Grigore Ilisei;
  • les historiens, critiques littéraires et philosophes : Eugen Lovinescu, Monica Lovinescu, Alexandru Lambrior, Teodor V. Stefanelli, Virgil Tempeanu, Gheorghe Cardaș, Mihai Gafița, A.G. Stino, Constantin Ciopraga, Cornel Dimitriu, Ștefan S. Gorovei, Nicolae Sturzu, Magdalena Vultur;
  • les hommes de théâtre et musiciens : Matei Millo, Jules Cazaban, Grigore Vasiliu Birlic, Paul Călinescu, George Adamachi, Alexandru Alger, Maria Tanasă-enseignante, chanteuse de musique traditionnelle, responsable du groupe de musiques et danses traditionnelles "La Ballade", Teodor Ilincăi-ténor;
  • les artistes plastiques : Ion Irimescu, Ștefan Șoldănescu, Dimitrie Hîrlescu, Aurel Băeșu, Reuven Rubin, Maria Mihăescu, Mihai Cămăruț, Vasile Vasiliu-Falti et Teodor Tatos;
  • les folkloristes : Artur Gorovei, Mihai Lupescu, Maria Tanasă;
  • les médecins : Ion Tănăsescu, Sofia Ionescu-Ogrezeanu, première femme médecin neurochirurgien de Roumanie et parmi les premières femmes neurochirurgiennes dans le monde;
  • les scientifiques : Dimitrie Leonida, Nicolae Grigoraș, Vasile Ciurea, Mihai Băcescu, Eliot Sorel, Sofia Ionescu-Ogrezeanu et Florin Constantin Ghiurea, Marcel Porof, Petru Craciun;
  • les théologiens et philosophes : [[Prof. Dimitrie Boroianu - professeur de théologie (sans être prêtre). Né le 31 août 1864, à Fălticeni, décédé le 9 sept. 1951, à București, spécialisation en Théologie et Philosophie à Leipzig (1895- 1897), où il obtient le Doctorat en Philosophie (1897). Secrétaire du séminaire “Central" de București (1887-1894), sous-directeur de la Chancellerie de la Métropolie d'Ungrovlahia (1892-1894), défenseur ecclésiastique (1894-1895), professeur au Séminaire "Veniamin" de Iași (1897- 1902), professeur de dogmatique (1902-1904), puis de droit ecclésiastique (1904 -1936) à la Faculté de théologie de București, doyen de la Faculté (1910 - 1912 și 1923 - 1927), parallèlement directeur de la Chancellerie de la Métropolie d'Ungrovlahia (1912-1927). A publié des œuvres de Droit ecclésiastique, liées surtout aux problèmes courantes de la vie de l'église, des manuels pour les séminaires de théologie, etc.]]
  • les gagnants aux concours internationaux et olympiades : Constantin POPA, médaillé d'or à l'Olympiade internationale de géographie Cologne_2012, Iustina CRACIUN, double médaillée d'or à l'Olympiade Internationale d'Astronomie et Astrophysique Volos_2013, Bogdan BACIU, le plus jeune représentant de la Roumanie à l'ONU, en, 2012, à l'âge de 18 ans
  • les sportifs : Ionuț Atodiresei-boxe, Maria Olaru-gymnastique, Mihaela Pohoață-gymnastique, Vasile Nistor, Adrian Avramia-football, Constantin Chiriac, Geanina Beleaga-aviron_championne mondiale juniors 2012, Marta Omania-aviron, Ioana Vrînceanu-aviron.
  • les entraîneurs : Vasile Avramia, Ana Avramia, Ioan Despa, aviron, kayak et canot.

Journaux et publications

Parc de la mairie
Musée du monde aquatique Mihai Băcescu
Musée du monde aquatique Mihai Băcescu
Fălticeni architecture centre ville
  • „La voix de Suceava” (1876)
  • „Le Paysan” (1876)
  • L’Écho des Carpates (1878)
  • L'Abeille (1878)
  • „Le moustique” (1879)
  • „La Gazette de Folticeni” (1882-1885)
  • Folticeni (avril-décembre 1884)
  • „La revue du peuple” (1884)
  • La Gazette du département Suceava (février-juin 1886)
  • „Le respect de la loi” (1887)
  • L'Alarme de Moldavie (1er septembre 1888 - 22 avril 1889)
  • „Șezătoarea” (1890-1929)
  • L’Écho de Suceava (1894)
  • „La tribune scientifique” (1899)
  • La Photographie (1905)
  • „Titirezul”, La toupie (1909-1913)
  • Le Calendrier des villageois assidus (1910, 1913, 1915)
  • „Vestitorul Satelor”, l'Annonceur des villages (1912-1918)
  • „La voix de Suceava” (1914)
  • Le Bulletin du musée de Suceava à Fălticeni (1916-1918)
  • „La voix de Suceava” (1918)
  • „La tribune de l'école” (1919)
  • Le Calendrier des enseignants (1928-1938)
  • Notre appel (juin 1929 - mars 1930)
  • „Bourgeonnement” (1932-1938)
  • Action pommicole (1934-1940)
  • „Le jardin du travailleur diligent” (1936)
  • „l'Observateur” (1996)
  • „Interférences culturelles” (1997-1998)
  • La Chronique de Fălticeni (online depuis 2003 jusqu'à présent)
  • „Nouvelles de Fălticeni” (journal online de 2012 jusqu'à présent)
  • Le journal local sur le net

Objectifs touristiques

Notes et références

  1. citypopulation.de - Recensement de la Population et des habitations en 2011, Roumanie
  2. « Recensement de la Population et des habitations en 2002 - population des unités administratives par ehtnies », Kulturális Innovációs Alapítvány (KIA.hu - Fundația Culturală pentru Inovație) (consulté le 6 août 2013)
  3. Les résultats finaux du Recensement de 2011 : « Tab8. La population stable, selon l'ethnie – départements, sous-départements, villes, communes », l'Institut National de Statistique de Roumanie, (consulté le 5 août 2013)
  4. Rezultats finaux du Recensement de 2011: « Tab13. La population stable selon religion – départements, sous-départements, villes, communes », l'Institut National de Statistique de Roumanie, (consulté le 5 août 2013)

Lien interne

Liens externes

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