FFOMECBLOT

Le terme FFOMECBLOT est un qualificatif et un moyen mnémotechnique utilisé par les unités de l'armée française afin de garder à l'esprit les fondamentaux du camouflage, c’est-à-dire l’ensemble des conduites à tenir pour se dissimuler aux yeux de l'ennemi, ou plus généralement pour ne pas lui révéler sa présence[1].

Légionnaires du 2e régiment étranger d'infanterie en exercice en 2006.

FFOMECBLOT est le sigle de : « Fond, Forme, Ombre, Mouvement, Éclat, Couleur, Bruit, Lumière, Odeur, Traces »[1].

Description du terme

  • Fond : il est primordial que ce qui doit être camouflé ne se détache pas du fond (un soldat kaki sur un mur blanc). Cela s'applique également avec un soldat se détachant de la ligne d'horizon (par exemple sur un sommet montagneux).
  • Forme : l'un des buts du camouflage (qu'il s'agisse de la peinture des véhicules et des motifs des uniformes ou des maquillages des soldats) est de gommer les formes les plus visibles car les plus différentes des autres formes visibles dans la nature.
  • Ombre : l'ombre projetée accentue la forme, pour être moins visible il est plus indiqué de se situer dans un cône d'ombre.
  • Mouvement : le mouvement est très visible. Les soldats ont ainsi pour consigne d'éviter les mouvements saccadés, beaucoup plus visibles que des gestes lents.
  • Éclat : toute surface brillante ou réfléchissante (verre de montre, de jumelles etc.), même petite, peut envoyer un éclat lumineux très visible.
  • Couleur : bleu horizon, vert armée et autres couleurs des différents treillis militaires sont les couleurs les plus neutres et les plus communes dans la nature.
  • Bruit : ne pas se faire entendre, et surtout ne pas parler, pour ne pas trahir sa présence. Idéalement, il faut profiter d'autres bruit opportuns (vent, oiseaux, circulation...) pour effectuer des actions relativement bruyantes.
  • Lumière : évidemment la chose la plus visible en pleine nuit en rase campagne (même par nuit de pleine lune). De même que le bout d'une cigarette qui peut se voir à l'œil nu à près d'un kilomètre.
  • Odeur : les engins militaires roulent au diesel, odeur difficile à rater en pleine nature, de même pour l'odeur de combustion de poudre. Dans le même ordre d'idées, les soldats sont invités à se soulager dans les feuillées et pas ailleurs.
  • Traces : restes de rations, besoins, bidons et douilles vides... De telles traces peuvent renseigner sur l'importance et le type des effectifs qui les ont laissées, il convient de les faire disparaître ou de les minimiser au maximum (la poussière soulevée par des véhicules en mouvement peut se voir de très loin).

Évolution du terme

Les moyens techniques et l'aguerrissement au combat ayant évolué le FFOMECBLOT s'est adapté pour passer de 10 à 16 points se transformant en FOMECBLOT A : « Fond, Forme, Fumée, Ombre, Mouvement, Masque, Éclat, Couleur, Bruit, Lumière, Laser, Odeur, Traces, Texture, Thermie, Animaux »[2].

  • Fumée : Les couleurs /ou les formes doivent être fondues pour être le moins visibles possible.

Notes et références

  1. « F.F.O.M.E.C.B.L.O.T Les bases du camouflage militaire », sur le site 22sas12.com - 2 juillet 2009 (consulté le 27 janvier 2015).
  2. « Le saviez-vous : FFOMECBLOT soldats ! », sur le site du Ministère de la Défense (consulté le 6 février 2018).

Voir aussi

Articles connexes

  • Portail de l’histoire militaire
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