Ferdinand de Portugal (1402-1443)

Dom Fernando, infant de Portugal, dit le Saint Infant (prononciation IPA /fɨɾ.'nɐ̃.ðu/ ; français : Ferdinand) - ( à Santarém - à Fès), infant de Portugal, fils de Jean Ier roi de Portugal et de Philippa de Lancastre.

Pour les articles homonymes, voir Saint Ferdinand et Ferdinand de Portugal.
Ferdinand de Portugal
Ferdinand de Portugal
Fonction
Grand Master of the Order of Aviz
Titre de noblesse
Infant du Portugal
Biographie
Naissance
Décès
(à 40 ans)
Fès
Sépulture
Activité
Militaire
Famille
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Religion
Étape de canonisation
Les armes de l'infant Ferdinand, dont la devise était « Le bien me plaît » (en français dans le texte)

C'est un bienheureux catholique fêté le 5 juin[1].

Histoire

Comme ses frères, il occupera de grandes responsabilités: il est nommé gouverneur et administrateur de l'ordre d'Aviz par le pape Eugène IV en 1434. Mais contrairement à eux, il ne participe pas à la fameuse prise de Ceuta par les Portugais en 1415. Il reste longtemps le seul de la famille à ne pas avoir bataillé en terre africaine. À la mort de son père, il défend auprès de son frère l'idée de nouvelle croisade en terre musulmane. Édouard Ier finit par céder. Le Portugal décide d'envahir Tanger.

Ferdinand embarque malgré la maladie. Les Portugais subissent une lourde défaite. Contraints de négocier leur retraite avec les Maures, ils acceptent de leur abandonner Ferdinand comme garantie. Les Maures exigent entre autres la restitution de Ceuta.

Ferdinand reste donc prisonnier en compagnie de sept de ses serviteurs. Le pays se divise quant au respect du traité de paix : rendre Ceuta ou accepter de faire de Ferdinand un martyr. Malgré les négociations, Ferdinand meurt en captivité à Fez en juin 1443 après quinze mois de détention. Le gouverneur de Tanger le fait suspendre aux murailles de la ville. Ses serviteurs recueilleront son cœur et ses entrailles qui seront conservées à Batalha.

Sa mort en captivité suscite une grande émotion dans les cours européennes. Les malheurs de ce prince sont le sujet d'un grand nombre de légendes, parmi lesquelles nous citerons la Chronique du Père Jérôme Ramas, Lisbonne, 1577, in-8.

Sources et références

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