Feste romane

Les Feste Romane (Fêtes romaines) P. 157, sont un poème symphonique composé par Ottorino Respighi en 1928. Il décrit des scènes de la Rome antique et la Rome moderne. Il est considéré comme faisant partie de la Trilogie romaine, avec les Pins de Rome et les Fontaines de Rome, poèmes symphoniques ayant pour thème la ville de Rome. Cette œuvre est la plus longue et la plus exigeante, c'est pourquoi elle est la moins connue de la trilogie. Elle est donc moins souvent programmée par les orchestres que les deux autres.

Vue sur Rome
Piazza Navona: Fontaine des Quatre Fleuves

Feste Romane
P. 157
Genre poème symphonique
Nb. de mouvements 4
Musique Ottorino Respighi
Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative 27 minutes
Dates de composition 1928
Création
New York, Carnegie Hall
Interprètes Orchestre philharmonique de New York sous la direction d'Arturo Toscanini

L'œuvre

Le poème symphonique, comme les deux premiers de la trilogie, est structuré en quatre mouvements:

  1. Circenses (Jeux du cirque) - c. 4:30 min
  2. Giubileo (Jubilé) - c. 7:15 min
  3. l’Ottobrata (Fête d'octobre)- c. 7:40 min
  4. la Befana (Épiphanie) - c. 5:30 min.

Le premier mouvement présente le thème d'un spectacle dans une arène dans laquelle des gladiateurs combattent jusqu'à la mort, au son d'une fanfare de buccins. Les cordes et les vents suggèrent le plain-chant des martyrs chrétiens, qui s'oppose aux grognements des bêtes sauvages auxquelles ils sont livrés pour mourir sur la piste du Circus Maximus. Le mouvement se conclut par de violents accords orchestraux, complétés par des pédales d'orgue, pour représenter la fin des martyrs.

Le second mouvement représente le jubilé, la fête du catholicisme qui rassemble les pèlerins de toute la terre chaque vingt-cinq ans. L'approche des pèlerins vers Rome est illustré par la vision du panorama à couper le souffle que l'on peut admirer à partir du Monte Mario et au son des cloches.

Le troisième mouvement (Fête d'octobre) représente la récolte et la chasse dans la campagne près de Rome. Le solo du cor anglais évoque la récolte pendant que dans le fond, les cors rappellent la chasse. On entend le son des cloches et une sérénade amoureuse est jouée par la mandoline.

Le mouvement final se passe sur la Piazza Navona. Le son des trompettes évoque la clameur des chants et des danses romaines, y compris le déplacement d'un fêtard ivre représenté par un trombone ténor soliste.

Les interprétations de Toscanini

Arturo Toscanini et l'Orchestre philharmonique de New York ont effectué la création au Carnegie Hall le [1]. Toscanini a enregistré ensuite l'œuvre avec l'Orchestre de Philadelphie en 1942 pour la RCA Victor. Il l'a enregistrée à nouveau avec l'Orchestre symphonique de la NBC au Carnegie Hall en 1949, toujours pour la RCA. Les deux enregistrements sont distribués par LP et CD. L'exécution de 1949 a dépassé toutes les limites de l'équipement d'enregistrement de l'époque: en effet Toscanini a longtemps insisté auprès des ingénieurs du son, afin de capter toute la dynamique de la musique, en particulier dans les premier et dernier mouvements.

Instrumentation

Feste Romane est écrit pour un grand orchestre symphonique composé de:

Instrumentation des Fêtes romaines
Cordes
premiers violons,
seconds violons,
altos,
violoncelles,
contrebasses,
1 mandoline
Bois
2 flûtes, dont une jouant du piccolo
2 hautbois,
1 cor anglais
2 clarinettes en si bémol et en la,
1 petite clarinette en ré,
clarinette basse en si bémol et en la
2 bassons
1 contre-basson
Cuivres
4 cors en fa,
2 trompettes en si bémol et la,
2 trombones,
1 trombone basse
1 tuba,
3 buccins en si bémol[2]
Percussions
timbales, triangle,
cymbales, crécelle,
caisse claire, tam-tam,
glockenspiel, xylophone,
carillon tubulaire, grosse caisse,
wood-block
Claviers
piano à 2 et 4 mains, orgue

Arrangements

Cette œuvre a été transcrite (dans la tonalité d'origine) pour la United States Marine Band par Don Patterson en 2010. Cette transcription a été enregistrée sur le CD Feste, dirigée par Michael J. Colburn (en).

Liens externes

Références

  1. François-René Tranchefort, Guide de la musique symphonique, Fayard 1986, p. 638 (ISBN 2-213-01638-0)
  2. Respighi a noté que les buccins peuvent être remplacés par des trompettes, une substitution adoptée par la plupart des orchestres modernes.
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