Filippo Zappata

Filippo Zappata, né le à Ancône et mort le à Gallarate, était un ingénieur aéronautique italien.

Filippo Zappata
Filippo Zappata en 1935
Naissance
Ancône ( Italie)
Décès
Gallarate ( Italie)
Nationalité Italie
Domaines aéronautique

Biographie

Formation

Filippo Zappata est né le à Ancône. Il y passe son enfance et y effectue ses études classiques. Il déménage à Gênes pour entrer à l'école navale supérieure, mais au début de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme officier dans les Bersaglieri. Il est grièvement blessé près de Tolmin, actuellement en Slovénie. Réformé, il est affecté à l’arrière, d'abord au service technique de l'aviation, où il peut mettre en pratique les leçons apprises dans ses cours d'ingénieur.

Son premier emploi dans le civil est celui d’assistant chez Gabardini aéronautique à Cameri, dans la province de Novare. Dans la première moitié des années 1920, ses compétences lui valent d’être nommé directeur technique adjoint de l’ingénieur Raffaele Conflenti aux Cantieri Riuniti dell'Adriatico (CANT).

Chez Blériot

Zappata quitte la société italienne et déménage en France pour travailler chez Blériot. C’est là qu’il réalise son premier avion, le Blériot-Zappata Z.110 en 1930. Sa collaboration avec Louis Blériot se termine avec son dernier avion conçu en France, le Blériot 5190 quadriplace.

Chez CANT

Après son séjour en France, à la fin de l'été 1933, il retourne travailler en Italie dans l'entreprise qu'il avait quittée quelques années auparavant, les Cantieri Riuniti dell'Adriatico (CANT). La direction de la société lui offre le poste autrefois occupé par Raffaele Conflenti. Les avions réalisés sous sa supervision sont alors identifiés par un "Z" dans leur sigle. Dans les années 1930, il conçoit une série d’hydravions multimoteurs tels que l’hydravion à coque CANT Z.501, l’hydravion à flotteurs CANT Z.506 affecté au sauvetage en mer d’équipages abattus, et le bombardier moyen CANT Z.1007[1].

D’autres projets, comme le CANT Z.1015 et l’avion de records CANT Z.1018 « Leone », ne parviennent pas à l’étape de la production en série. L'hydravion CANT Z.515 sera produit en petite série. Dans le domaine civil, il faut aussi mentionner le trimoteur de tourisme CANT Z.1012.

Chez Breda

Au début de 1942, la société italienne Breda lui propose de prendre le poste d’ingénieur en chef dans leur section aéronautique. À la recherche de nouveaux défis et considérant que l'entreprise de Sesto San Giovanni offre un plus grand potentiel, Zappata décide d'accepter cette proposition. Malheureusement, aucun de ses projets, tous basés sur le CANT Z.1018 Leone, n’est réalisé : le bombardier Breda BZ 301, Le chasseur lourd BZ 302, le chasseur de nuit BZ 303, le destroyer BZ 304. Seul le BZ.303 arrive jusqu’à la phase du prototype. Pour comble de malchance, après l’Armistice de Cassibile qui fait passer l’Italie dans le camp allié en 1943, l’ex-allié allemand détruit les établissements Breda.

Après la guerre, les établissements Breda reprennent leur activité et Zappata conçoit à la fin des années 1940 un grand avion de ligne quadrimoteur, le Breda-Zappata BZ.308[2], très similaire à l’avion américain Lockheed Constellation, au point que le BZ.308 a été surnommé à l'époque « la Connie italienne ». Cet avion devait marquer la reprise de l'aviation commerciale italienne. Cependant, mais la situation économique précaire du pays après la guerre ne lui permettait pas de lutter à armes égales contre les constructeurs aéronautiques britanniques et américains, qui avaient déjà monopolisé le marché des avions intercontinentaux. Le projet fut abandonné et n’entra jamais en production[3].

Chez Agusta

Au cours des dernières années de sa carrière, Zappata passe des aéronefs à voilure fixe aux voilures tournantes. En 1951, il accepte de travailler pour la firme Agusta, qui obtient l'année suivante la licence de fabrication des hélicoptères conçus par l'américain Bell Aircraft Corporation. Zappata reste dans l'entreprise jusqu'en 1963, et prend sa retraite à l'âge de 69 ans.

Il est mort à Gallarate, dans la province de Varèse, le à l’âge de 100 ans.

Notes et références

  1. (en) John C. Fredriksen, International Warbirds : An Illustrated Guide to World Military Aircraft, 1914-2000, ABC-CLIO, , 387 p. (ISBN 978-1-57607-364-3, lire en ligne), p. 66-68.
  2. (it) Paolo Ferrari, L'aeronautica italiana : una storia del Novecento, Franco Angeli, , 472 p. (ISBN 978-88-464-5109-5, lire en ligne), p. 109.
  3. (en) The Illustrated Encyclopedia of Aircraft (Part Work 1982–1985), Orbis Publishing

Bibliographie

Liens externes

  • Portail de l’aéronautique
  • Portail de l’Italie
  • Portail de l’histoire militaire
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Sharealike. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.