Fondation pour la recherche sur le laogaï

La Fondation pour la recherche sur le laogaï ou Laogai Research Foundation (LRF) est une organisation non gouvernementale de défense des droits et des libertés basée à Washington aux États-Unis[1].

Pour les articles homonymes, voir LRF.
Laogai Research Foundation
Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
Fondation
Fondation 1992
Identité
Siège Washington D.C.
Personnages clés Harry Wu
Président Nicole Kempton
Site web http://www.laogai.org/
Harry Wu fait visiter le Laogai Museum du LRF au Dalaï Lama en octobre 2009.

Historique

La Fondation pour la recherche sur le laogaï est créée par Harry Wu en 1992[2],[3],[4].

En 1994, le gouvernement chinois remplace le terme laogaï par jianyu (prison) pour désigner ses centres de travaux forcés[5].

Financement

La fondation est partiellement financée entre 1992 et 2009 par la NED[6],[7].

Activités

La Fondation pour la recherche sur le laogaï enquête sur les crimes et les violations des droits humains commis dans les Laogai, les camps de camps de concentration créé par Mao Zedong et utilisant les prisonniers politiques et de droit commun dans le cadre de travaux forcés qualifiés par la LRF et des témoignages de détenus[1] de travail d'esclaves[8],[9]. Le directeur de la Fondation, Harry Wu, a passé 19 ans[3] dans les Laogai pour avoir critiqué l’invasion de la Hongrie par l’Union soviétique[8],[10].

La LRF estime que 4 à 6 millions de personnes seraient emprisonnées dans des laogaïs (2 à 8 millions selon d'autres estimations[11]), que plus de 50 millions de prisonniers ont été incarcérés dans les laogaïs depuis l'arrivée de Mao Zedong au pouvoir en 1949, et que 20 millions d'hommes et de femmes y sont morts (froid, faim, maladie, fatigue, exécutions sommaires, etc.)[12],[8].

La LRF a recensé plus de 1000 camps de laogaï[13], dont les produits sont exportés dans plusieurs douzaines de pays[3],[14].

la LRF gère le Musée du Laogai à Washington[15].

Notes et références

  1. (en) Emily Greenhouse, « An S.O.S. in a Saks bag », sur Newyorker.com,
  2. (en) Ruben Diaz, « Mr. Andrew Yang, Mr. Harry Wu, Founder of the Laogai Research Foundation, Senator Rubén Díaz and Mrs. Ann Noonan (l-r) in Senate Chambers, May 7, 2013 », sur Mysenate.gov,
  3. (en) « China and World Markets », sur Congressionaldigest.com,
  4. Laogai Handbook 2005-2006 : « In 1992, the Laogai Research Foundation (LRF) was established to gather information and to educate the public about the Laogai. Since its inception, LRF has expanded its focus to document and report on other systemic human rights violations in China including public executions, organ harvesting, the coercive enforcement of China's population control policy, and persecution of religious believers. »
  5. Harry Wu, « Le «Laogai», bien plus qu'un système pénitentiaire », sur Letemps.ch,
  6. 1992 NED Annual Report
  7. 2009 NED Annual Report
  8. Le laogai est pire que le goulag, affirme un Chinois qui a survécu à 19 ans de détention, Zenit.org 8 octobre 2006
  9. (en) « Prisoner in China's plea for help found in Saks bag », sur Bbc.com,
  10. (en) Pascal Baeriswyl, « Le goulag qui ne veut pas dire son nom », sur Rts.ch,
  11. Jean-Yves Dormagen, Daniel Mouchar, Introduction à la sociologie politique, 2009, page 12 : « Il faut, enfin, souligner que le laogai demeure une réalité de la Chine contemporaine : selon les estimations, entre 2 et 8 millions de personnes seraient incarcérées dans ces camps organisés comme des entreprises et produisant toute »
  12. Harry Wu, George Vecsey, Retour au Laogai: La vérité sur les camps de la mort dans la Chine d'aujourd'hui, 2004
  13. Kirk Donahoe, La vraie nature du laogai, Réforme, traduit par Cécile Le Paire
  14. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant.http://www.worldtribune.com/2014/07/11/next-time-see-made-china-label-ask-came/
  15. https://www.washingtonpost.com/local/dc-museum-focuses-on-human-rights-in-china/2011/06/15/AGsWwznH_story.html

Annexes

Article connexe

Lien externe

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