Ford Vedette

La Ford Vedette est une limousine à six glaces latérales présentée par la filiale de Ford en France (Ford SAF) en octobre 1948. La Vedette concurrence la Citroën Traction Avant 15-Six.

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Ford Vedette

Ford Vedette Coupé

Marque Ford SAF
Années de production 1948-1954
Production 105 727 exemplaire(s)
Classe familiale
Usine(s) d’assemblage Poissy
Moteur et transmission
Moteur(s) Essence V8 : 2 158 cm3 (Vendôme : 3 923 cm3)
Transmission Propulsion, 3 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1 180 - 1 400 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 4-portes
4-portes découvrable
Coupé 2-portes
Cabriolet 2-portes
Dimensions
Longueur Bicorps : 4 500 mm
Tricorps : 4 620 mm
Vendôme : 4 670 mm
Largeur 1 720 mm
Hauteur 1 530 mm
Chronologie des modèles

Historique

Succédant aux Matford d'avant guerre, la voiture est le premier modèle de Ford SAF.

Équipée d'un moteur V8 à soupapes latérales (les soupapes ne sont pas en haut du moteur ou en tête, il n'y a donc pas de culbuteurs) de 60 ch SAE et basée sur une étude de voiture d'entrée de gamme Mercury de Ford USA non retenue pour le marché américain, elle fut d'abord une limousine à deux volumes.

La Vedette est la première voiture Ford en France à proposer une suspension avant à roues indépendantes avec des triangles superposés et des ressorts hélicoïdaux, cela en attendant sa remplaçante la Versailles sur laquelle l'ingénieur Earle MacPherson[1] développera sa suspension à jambe de force. Une autre originalité est les portes arrière à ouverture inversée (cette disposition est appelée aujourd'hui « portes antagonistes »).

Pour les modèles 1950, un coach et un cabriolet s'ajoutent jusqu'en 1952 ainsi qu'une boîte de vitesses Cotal en option avec commande manuelle électromagnétique. Les pare-chocs sont inversés (bourrelet en bas). Ceux-ci sont plus longs en mai 1951 tandis que les enjoliveurs de roue sont lisses.

Pour 1952, le coupé de luxe Comète est lancé.

En mai 1952, l'Abeille est une version utilitaire dépouillée de tous chromes avec un hayon arrière en deux parties.

Pour 1953, la Vedette, qui est remaniée, est présentée avec une carrosserie cossue trois volumes avec coffre séparé. L'ancien pare-brise en deux parties planes, devient en une seule partie en gardant son angle central et la calandre est nouvelle. En mai, le nom Vedette s'inscrit sur la baguette latérale. Celle-ci s'affine et se prolonge sur la porte avec l'écusson de la ville de Poissy pour 1954.

En octobre 1953, la marque lance un puissant modèle de haut de gamme (22 CV), la Vedette Vendôme. Elle bénéficie d'un moteur Mistral de 3,9 litres de 95 ch SAE d'origine Mercury qui transforme le comportement de la voiture.

Le même traitement moteur est appliqué au Coupé Comète qui devient la luxueuse Ford Comète Monte-Carlo.

La série suivante (Vedette modèles 1955 Trianon Versailles Régence) présentée en n'a conservé le nom de Ford que durant quelques mois. L'absorption de Ford SAF par Simca en 1954 fit que le nouveau modèle s'appela Simca Vedette série Versailles dès le mois de .

En littérature

Max le Menteur, le héros récurrent des romans d'Albert Simonin (Touchez pas au Grisbi!, Le cave se rebiffe, etc.), truand enrichi et vieillissant, mais qui a toujours un pied dans la voyoucratie, est le propriétaire d'une Vedette V8, voiture bourgeoise et statutaire dans les années 50. Lors d'un règlement de compte (Touchez pas au Grisbi !), il s'en sert pour écraser un petit voyou qui l'ajustait avec son arme. La Vedette est ensuite volée par la bande rivale composée de jeunes malfrats traîtres à la loi du milieu et Max le menteur, pris pour cible, est contraint d'arroser sa propre voiture à la mitraillette Sten, avec d'autant plus d'efficacité qu'il sait pertinemment dans quels recoins les adversaires vont se tapir pour se protéger.

Le lendemain, il se présente d'un air dégagé au commissariat pour récupérer sa voiture trouée comme une passoire et dont la sellerie est tachée de sang, rassurant les inspecteurs Larpin et Maffeux qui « s'inquiétaient pour sa santé ». Grand seigneur, il offre le pastis à tous les « poulets » du commissariat, en les remerciant pour l'ardeur qu'ils mettent à protéger le bien des honnêtes gens.

Notes et références

Bibliographie

  • Dominique Pagneux, Vedette : Le grand livre, éditions E.P.A., 1996 (ISBN 978-2-85120-494-3)

Liens externes

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