Fratercula

Le genre Fratercula regroupe trois espèces d'oiseaux de mer connus sous le nom de « macareux ».

Les espèces du genre Fratercula sont désignés, en anglais, par le terme de « puffin », qui ne correspond pas au sens du mot français (le puffin n'est pas un macareux), ce qui peut engendrer une certaine confusion.

Les macareux sont des oiseaux trapus, à ailes courtes et à queue courte, avec les parties supérieures noires et les parties inférieures blanches ou gris brunâtre. La tête est noire, le visage est principalement blanc et les pieds sont rouge orangé. Le bec apparaît large et coloré pendant la saison de reproduction. La partie extérieure colorée du bec est perdue après la saison de reproduction, révélant un vrai bec plus petit et plus terne dessous. Bien que les macareux soient vocaux dans leurs colonies de reproduction, ils sont silencieux en mer[1].

Leurs ailes courtes sont adaptées à la nage avec une technique de vol sous l'eau. Dans les airs, ils battent rapidement des ailes (jusqu'à 400 fois par minute) en vol rapide.[2] Ils volent relativement haut au-dessus de l'eau, généralement à 10 m (33 pi) par rapport aux 1,6 m (5,2 pi) d'autres pingouins[3].

Une diminution importante du nombre de macareux dans les îles Shetland inquiète les scientifiques[4].

Alimentation

Comme beaucoup de pingouins, les macareux mangent du poisson et du zooplancton, mais nourrissent leurs poussins principalement avec de petits poissons marins plusieurs fois par jour. Les espèces de proies du macareux comprennent le lançon, le hareng et le capelan[5],[6].

Les macareux se distinguent par leur capacité à contenir plusieurs (parfois plus d'une douzaine) de petits poissons à la fois, de manière croisée dans leur bec, plutôt que de régurgiter des poissons avalés. Cela leur permet de faire des sorties plus longues à la recherche de nourriture, car ils peuvent revenir avec plus pour leur poussin qu'un oiseau qui ne peut transporter qu'un seul poisson à la fois. Ce phénomène est rendu possible par le mécanisme d'articulation unique de leur bec qui permet aux épines, situés sur la langue et le palais, de retenir la nourriture, ainsi que de chasser de nouvelles proies simultanément.[7]

Macareux en recherche de petits poissons pour nourrir ses poussins.

Liste des espèces & sous-espèces

D'après la classification de référence (version 2.2, 2009) du Congrès ornithologique international (ordre phylogénique)[8] :

Galerie

Références taxonomiques

Notes et références

  1. Harrison, Peter, 1946-, Seabirds., Christopher Helm, (ISBN 0747014108 et 9780747014102, OCLC 19456667, lire en ligne)
  2. (en) « Puffin FAQs », sur Audubon Project Puffin (consulté le 8 novembre 2019)
  3. Sibley, David, 1961-, The North American bird guide, Pica Press, (ISBN 1873403984 et 9781873403983, OCLC 45236869, lire en ligne)
  4. (en) Louise Tickle, « A world without puffins? The uncertain fate of the much-loved seabirds », sur The Guardian, (consulté le 8 novembre 2019)
  5. Shauna M. Baillie et Ian L. Jones, « Response of Atlantic Puffins to a Decline in Capelin Abundance at the Gannet Islands, Labrador », Waterbirds: The International Journal of Waterbird Biology, vol. 27, no 1, , p. 102–111 (ISSN 1524-4695, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2019)
  6. (en) Simon P. R. Greenstreet, Eric Armstrong, Henrik Mosegaard et Henrik Jensen, « Variation in the abundance of sandeels Ammodytes marinus off southeast Scotland: an evaluation of area-closure fisheries management and stock abundance assessment methods », ICES Journal of Marine Science, vol. 63, no 8, , p. 1530–1550 (ISSN 1054-3139, DOI 10.1016/j.icesjms.2006.05.009, lire en ligne, consulté le 8 novembre 2019)
  7. « Le Macareux moine », sur Faune et flore du pays (consulté le 8 novembre 2019)
  8. Congrès ornithologique international, version 6.2, 2016
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