Fruges

Fruges est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Fruges

La mairie et le monument aux morts.

Blason
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Fruges
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Pays du Montreuillois
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Marie Lubret
2014-2020
Code postal 62310
Code commune 62364
Démographie
Gentilé Frugeois
Population
municipale
2 371 hab. (2017 )
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 55″ nord, 2° 08′ 04″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 171 m
Superficie 18,9 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Fruges
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Fruges
Géolocalisation sur la carte : France
Fruges
Géolocalisation sur la carte : France
Fruges
Liens
Site web ville-fruges.fr

    Géographie

    Localisation

    Fruges est située dans le Pas-de-Calais, au cœur du pays des Sept Vallées, à 28 km au sud de Saint-Omer[1], 36 km à l'ouest de Béthune[2], 38 km à l'est du Touquet-Paris-Plage[3] et 70 km au nord d'Amiens[4] à vol d'oiseau.

    Communes limitrophes

    Accès et transports

    Fruges fut desservie par deux lignes de chemin de fer secondaire à voie métrique, celle d'Aire-sur-la-Lys à Berck-Plage et celle d'Anvin à Calais.

    La commune se trouve sur la route départementale RD 928 entre Saint-Omer et Abbeville. Elle est également à proximité des RD 126-RD 157, entre Montreuil et Thérouanne, et de la RD 939 entre Le Touquet et Arras.

    Géologie, hydrographie et reliefs

    La Traxenne au début du XXe siècle, longée par le petit train de la ligne d'Aire-sur-la-Lys à Berck-Plage.

    La commune est située sur la rivière Traxenne.

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Frusiis et Frusiae (1119), Fruisgis (1130), Frusiies (1142), Frucae (1163), Fruises (1177-1191), Frugies (1180), Fruses (1194), Frutines (XIIe siècle), Frvsges (1202), Fuisses (1207), Fruses (1225), Frugez (1254), Fruges (1277), Fruisgae (XIIIe siècle), Fruighes (1336), Fruisces (1358), Fruzes (1368), Frugiae (1412)[5].

    Viendrait soit de l'anthroponyme germanique Frotguis suivi du suffixe -as « domaine (de) »[6] ou du latin frutea « lieu planté d'arbrisseaux »[7].

    Frusje[8] et Fruggen en flamand.

    Histoire

    En décembre 1475, le duc de Bourgogne (et comte de Flandre) Charles le Téméraire, délivre à Malines des lettres d'anoblissement en faveur de Jean de la Haye, domicilié à Hellebecque, paroisse de Fruges en Artois. Le bénéficiaire est considéré comme homme d'honorable état, extrait de bonne et notable génération, ayant rendu des services au duc défunt, Philippe le Bon, et au duc actuel pendant les guerres. Il porte pour armes « d'argent au chevron de sable accompagné de trois merlettes de même ». Un de ses successeurs a été comte d'Hézecques[9].

    Politique et administration

    En 2010, la commune de Fruges a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[10].

    Liste des maires

    Fruges dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer.
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 1965 mars 1989 Gilbert Courtin RPR Notaire
    Conseiller général du canton de Fruges (1982 → 1988)
    Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (1986 → 1992)
    mars 1989 mars 2001 Eugène Rolland PS Fonctionnaire du Trésor Public
    Conseiller général du canton de Fruges (1988 → 2001)
    mars 2001 avril 2014[11],[12] Jean-Jacques Hilmoine PS Principal de collège
    Président de la CCCFE (2001 → 2017)
    avril 2014[13],[14] ,[15] En cours
    (au 15 janvier 2015)
    Jean-Marie Lubret DVD Vétérinaire
    Conseiller général puis départemental du canton de Fruges (2001 → )
    2e vice-président de la CCCFE (2014 → 2017)
    3e vice-président de la CCHPM (2017 → )

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

    En 2017, la commune comptait 2 371 habitants[Note 1], en diminution de 3,62 % par rapport à 2012 (Pas-de-Calais : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 5182 7472 3073 0003 0383 1342 9523 0863 052
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 9012 9492 9442 9802 9922 9683 1723 0903 076
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 0803 0202 9662 9352 7522 7122 7962 6532 489
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
    2 4992 4602 5342 4652 4992 4262 5232 5332 544
    2013 2017 - - - - - - -
    2 3982 371-------
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

    La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

    • 46,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 19,5 %) ;
    • 53,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,7 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 27,6 %).
    Pyramide des âges à Fruges en 2007 en pourcentage[20]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90 ans ou +
    1,2 
    7,4 
    75 à 89 ans
    12,7 
    11,7 
    60 à 74 ans
    13,7 
    20,1 
    45 à 59 ans
    18,3 
    20,7 
    30 à 44 ans
    17,8 
    18,6 
    15 à 29 ans
    18,6 
    21,1 
    0 à 14 ans
    17,7 
    Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[21]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,2 
    90 ans ou +
    0,8 
    5,1 
    75 à 89 ans
    9,1 
    11,1 
    60 à 74 ans
    12,9 
    21,0 
    45 à 59 ans
    20,1 
    20,9 
    30 à 44 ans
    19,6 
    20,4 
    15 à 29 ans
    18,5 
    21,3 
    0 à 14 ans
    18,9 

    Source INSEE

    Santé

    La commune est équipée d'une maison de retraite ainsi que d'une maison de santé regroupant l'ensemble des services médicaux de la commune[22].

    Enseignement

    La commune dispose de plusieurs établissements scolaires privés et publics:

    Une école publique et l'école privée Jeanne-d'Arc.

    Le collège public Jacques-Brel et le collège privé Saint-Bertulphe.

    Le lycée professionnel privé Sainte-Marie.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'hôtel de ville

    L'hôtel de ville est construit entre 1840 et 1842. Depuis cette date, l'extérieur du bâtiment n'a pas été modifié, l'intérieur a en revanche été modifié en 1997[23].

    L'église Saint-Bertulphe

    L'église Saint-Bertulphe.

    De style néogothique, l'église Saint-Bertulphe a été construite de 1865 à 1877 sur l'emplacement de la précédente par l'architecte Alexandre Grigny. L'église fait l'objet de travaux au début des années 1990 à la suite de dégâts provoqués par une tempête et un orage. Les statues géantes en bois de tilleul de sainte Monique et de saint Augustin, vestiges de l'abbaye Sainte-Marie-au-Bois de Ruisseauville sont inscrites à l'inventaire des objets mobiliers classés[23].

    Le musée Abbé-Delétoille

    Inauguré en 1983, il rassemble une collection de faïences, étains, cuivres datant des XVIIIe, XIXe et XXe siècles que l'abbé avait conservée. On peut y découvrir plus de 600 merveilles dont des pipes, chaussures, 200 cartes postales présentent la ville au début du XXe siècle[23].

    Promenade des Digues

    Cette rue, bordée de marronniers, longe la Traxenne et conduit au moulin de Bat-l'Eau avec une roue hydraulique à aubes[23].

    Personnalités liées à la commune

    Gastronomie

    Héraldique

    Blason D'argent au lion de sable armé et lampassé de gueules, au chef du même chargé de trois coqs hardis du champ.
    Détails
    Composé à partir des armes de deux familles ayant été suzeraines du lieu : les De Fiennes, avec le lion, et les De Sandelin, avec les coqs.
    Adopté par la municipalité en 1968.

    Pour approfondir

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

    Références

    1. « Distance à vol d'oiseau entre Fruges et Le Saint-Omer », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mars 2017)
    2. « Distance à vol d'oiseau entre Fruges et Le Béthune », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mars 2017)
    3. « Distance à vol d'oiseau entre Fruges et Le Touquet-Paris-Plage », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mars 2017)
    4. « Distance à vol d'oiseau entre Fruges et Amiens », sur www.lion1906.com (consulté le 19 mars 2017)
    5. Comte Auguste De Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 165
    6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations non-romanes ; formations dialectales, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 877
    7. René Lesage, Note à propos de l'origine du nom de Fruges, Bulletin Historique du Haut-Pays, no 7, , p. 200-202
    8. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
    9. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 139, lire en ligne
    10. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
    11. Pascal Butstraen, « Le bilan des maires: Jean-Jacques Hilmoine assure que « les outils pour notre développement sont désormais en place » : Où en est la rénovation du centre-ville qui devait être « le gros morceau de ce mandat », pour reprendre les mots de Jean-Jacques Hilmoine en août 2009 ? Au moment de repartir pour une ultime campagne, le maire de Fruges, qui est aussi président de la communauté de commune répond à nos questions », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
    12. Anthony Hoyer, « « Il n’y aura pas beaucoup de changements, les projets vont être mis en place » : L’ancien maire de Fruges n’a pas tout perdu puisqu’il conserve le fauteuil de président de la communauté de communes avec 2 voix d’avance sur Jean-Marie Lubret qui l’a battu dans le bourg-centre », L'Abeille de la Ternoise, no 8464, , p. 37
    13. J.-H. P. avec C. V. (CLP), « Dans le canton de Fruges, c’est le séisme à Fruges où Jean-Jacques Hilmoine est battu par Jean-Marie Lubret : On en avait pris l’habitude. Les Frugeois, disait-on, ne mettaient pas tous leurs œufs dans le même panier. À Jean-Jacques Hilmoine, la mairie de Fruges et la présidence de la communauté de communes ; à Jean-Marie Lubret, le poste de conseiller général du canton. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
    14. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 12 janvier 2015).
    15. Cécile Legrand-Steeland, « Les projets du maire de Fruges : Grand-Rue, rues de Saint-Omer et Leclerc, priorité à la voirie : Conseiller municipal à Fruges depuis 1989, conseiller général depuis 2001, Jean-Marie Lubret (divers droite) a été élu à la tête de la mairie cette année, battant Jean-Jacques Hilmoine de trente-cinq voix seulement. C’était la troisième fois que Jean-Marie Lubret briguait le fauteuil de maire, ce fut la bonne. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
    16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
    17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
    18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
    20. « Évolution et structure de la population à Fruges en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
    21. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
    22. Carte IGN
    23. « Patrimoine », sur ville-fruges.fr (consulté le 21 décembre 2013)
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