Gérard de Crémone

Gérard de Crémone (né v. 1114 à Crémone, Lombardie, Italie - mort v. 1187) est un écrivain et traducteur italien du Moyen Âge, dont le nombre considérable de traduction de l'arabe classique au latin médiéval permit de retrouver beaucoup de « trésors scientifiques » de l'Antiquité, alors intégrés à la civilisation musulmane mais perdus en Occident chrétien.

Gérard de Crémone
Miniature représentant le médecin Rhazès, dans le recueil des traités de médecine de Gérard de Crémone, vers 1250-1260
Naissance v. 1114
Crémone
Décès v. 1187

Le travail de traduction de Gérard de Crémone s'inscrit dans le cadre du mouvement de traduction des œuvres scientifiques et philosophiques grecques et arabes qui eut lieu au XIIe siècle en Espagne et en Italie, et qui fut le catalyseur de la Renaissance du XIIe siècle.

Biographie

Gérard de Crémone (Gherardo da Cremona) est né en Italie, à Crémone, vers 1114. Il s'est établi à Tolède vers 1150. Il apprit l'arabe durant sept ans. De 1157 à 1187 il obtint un canonicat. Sa première traduction en latin fut celle de l'Almageste de Claude Ptolémée, de la version arabe. Il donna des cours de philosophie naturelle, où vinrent Daniel de Morley, Thaddeus[Qui ?]. Il mourut à Tolède en 1187.

Traductions

Pour s'instruire auprès des Maures d'Espagne, alors dépositaires et interprètes des trésors scientifiques de l'Antiquité, il vint à Tolède apprendre l'arabe et traduisit soixante et onze ouvrages scientifiques[1] arabes en latin

Sa technique est très littérale : il calque les termes scientifiques ou les conserve tels quels.

Gérard de Crémone fut probablement le traducteur le plus prolifique de son siècle. On retiendra notamment que, selon lui, « il faut qu'un bon traducteur, outre une excellente connaissance de la langue qu'il traduit et de celle en laquelle il s'exprime, possède le savoir de la discipline concernée »[réf. nécessaire].

Certaines de ses traductions sont aussi attribuées à Dominique Gundissalvi ou à Jean de Séville Hispalensis et Limiensis et à Jean de Séville Hispanus.

Bibliographie

Œuvres

  • Géomancie astronomique, éditions des Cahiers astrologiques, Nice, 1946
  • Theoria planetarum Gerardi (avant 1236 ? ou vers 1260-1280n si Gérard de Crémone n'en est pas l'auteur), édi. par F. J. Carmody, Berkeley, 1942. Trad. an. O. Pedersen, in E. grant, A Source Book in Medieval Science, Cambridge (Lass.), 1974, p. 451-465 ; et in Graziella Federici et F. Barocelli (édi.), Filosofia, scienzia e astrologia..., Padoue, 1992. Authentique selon Graziella Federici Vescovini (1998).
  • traduction des Seconds analytiques d'Aristote, collection Aristoteles latinus, Bruges et Paris, 1968.

Études

  • R. Lemay, « Gerard of Cremona », in C. C. Gillispie (dir.), Dictionary of Scientific Biography, New York, vol. XV, suppl. 1, p. 173-192.
  • D. Jacquart, "L'école des traducteurs", in L. Cardaillac (dir.), Tolède XIIe – XIIIe siècle. Musulmans, chrétiens et juifs, Paris, Autrement, 1991, p. 177-191.
  • Henri Hugonnard-Roche, Les œuvres de logique traduites par Gérard de Crémone, dans Pierluigi Pizzamiglio (sous la direction de), Gerardo da Cremona, Crémone, 1992

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Michel Ballard, De Cicéron à Benjamin, Septentrion Presses universitaires, Villeneuve-d'Ascq, 2007, p. 77.
  2. « The First Illustrated Textbook of Surgery », 26 juin 2014, Rare Books Digest [lire en ligne (page consultée le 21 novembre 2011)].
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