Gabriel Jars

Gabriel Jars est un chimiste et métallurgiste français né à Lyon le 26 janvier 1732, et mort à Clermont-Ferrand le 20 août 1769.

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Gabriel Jars
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Biographie

Gabriel Jars est le fils de Gabriel Jars, directeur des mines de cuivre de Chessy et de Sain-Bel, et de Jeanne-Marie Valioud. Il est le cadet de six enfants, trois garçons et trois filles. Il a fait ses premières études au grand collège des Jésuites de Lyon qui lui a donné l'ouverture scientifique et la culture mathématique nécessaire.. Il a été appelé par son père quand celui-ci a commencé l'exploitation des mines de cuivre de Chessy et de Sain-Bel. Il s'est alors dirigé vers une carrière de métallurgiste à laquelle il s'est donnée avec ardeur. Ses qualités étant parvenues jusqu'aux oreilles de M. de La Vallière. De passage à Lyon, M. de La Vallière a rencontré Gabriel Jars, et étant content de cet entretien, il l'a recommandé à Daniel-Charles Trudaine. qui l'a fait entré à l'École des ponts et chaussées en 1751. Il y a appris le dessin, les mathématiques et a suivi des cours de chimie ^pour se préparer à la métallurgie.

Il a fait partie du petit groupe d'élèves que Trudaine a accepté de spécialiser en matière de mines. Il a effectué d'importants voyages métallurgiques, dans toute l'Europe, afin de parfaire ses connaissances dans le domaine des techniques minières.

Il est l'auteur des Voyages métallurgiques, en 3 volumes, publiés par son frère en 1774-1781.

On doit aussi à Gabriel Jars un mémoire sur l'aérage naturel des mines. Il rédigea en particulier un remarqué « Treizième mémoire » sur les mines de charbon et les forges de fer de l'Écosse (année 1765), les mines de charbon d'Écosse étant à cette époque plus développées. Il organisa aussi des voyages d'industriels et ingénieurs anglais ou écossais en France, pour faire progresser l'état de la science et des connaissances. Gabriel Jars contribua à l'introduction de nombreux procédés techniques en France, tout particulièrement la fonte au coke[1],[2].

Après sa mort à l'âge de 36 ans, son ami Jean-Pierre-François Guillot-Duhamel, également remarqué par Daniel-Charles Trudaine, poursuit ses recherches et travaux en les affinant.

Parcours personnel, inspection des manufactures et académie des sciences

Après deux ans de voyage, payé 400 livres par mois, Jars est retourné dans l'exploitation familiale[3], après avoir été nommé Inspecteur général des Manufactures.

Nommé correspondant de l'Académie des sciences le 10 janvier 1761, au retour de son premier voyage, il fut nommé membre titulaire, le 19 mai 1768, juste avant sa mort, contre Lavoisier, bien que celui-ci eût été désigné en première ligne. Le gouvernement voulut en effet récompenser Jars des services rendus à l'industrie des mines et de la métallurgie[3]. L'élection de Jars signe l'engagement industriel des chimistes, leur souci de contribuer à la formation des entrepreneurs. L'élection conjointe de Lavoisier traduit a contrario un tournant vers la science proprement dite, et l'affirmation de la constitution d'une chimie véritablement scientifique[4].

Voyages en France et en Europe

Après avoir visité et étudié en France pendant deux ans les exploitations de Poullaouen, Pontpéan, Ingrande (houille) en Anjou et Sainte-Marie-aux-Mines, il avait consacré ensuite trois années à voyager en Saxe, Autriche, Bohême, Hongrie, Tyrol, Carinthie et Styrie; il avait visité, en 1765, l'Angleterre d'où il avait rapporté les procédés pour la fabrication du minium. Puis en 1766, ce fut la Hollande, le Hanovre, le Hartz, la Saxe, la Norvège et la Suède.

À la même époque que ses voyages, Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval modernise en 1765 le corps des mines et de l’artillerie, en standardisant et diminuant le nombre des calibres de canons, plus mobiles et résistants tandis qu'André Fougeroux de Secval séjourna en 1767 dans plusieurs forges pour y améliorer la qualité des matériaux et des processus pour le compte de l'armée royale.

L'un des pères du site industriel du Creusot

L'année 1768, juste avant sa mort à l'âge de 36 ans, vit la visite de Gabriel Jars, en tant qu'ingénieur et correspondant de l’Académie des Sciences, aux mines de Montcenis, en Bourgogne. Jars se rend compte de l’intérêt du gisement de la Charbonnière et montre à François de la Chaise, le propriétaire, comment transformer le charbon en coke, comme il l’a vu faire en Angleterre. Il est le premier à émettre l’idée d’installer, dans la vallée des Riaux et de Crozot (Montcenis), riche en charbon, des manufactures « pouvant être reliées par route à Chalon sur la Saône et à l’Arroux qui se jette dans la Loire »[5]. En 1781 François Ignace de Wendel avec William Wilkinson les développent et crée la fonderie royale du Creusot[6]. Ce site deviendra en 1790, avec la création de la commune du Creuzot, le plus grand complexe métallurgique d'Europe continentale.

Références

  1. « JARS Gabriel (dit le jeune) Antoine Gabriel », sur cths (consulté le 20 avril 2010)
  2. « Chronologie Le Creusot », sur Écomusée Creusot-Montceau (consulté le 20 avril 2010)
  3. « Antoine Gabriel JARS (1732-1769) », sur annales.org (consulté le 20 avril 2010)
  4. « Garçon Anne-Françoise, "Gabriel Jars, un ingénieur à l'Académie royale des Sciences" », sur HAL-SHS (consulté le 20 avril 2010)
  5. « Chronologie Le Creusot », sur Écomusée Creusot-Montceau (consulté le 20 avril 2010)
  6. « Chronologie Le Creusot », sur Écomusée Creusot-Montceau (consulté le 20 avril 2010)

Annexes

Bibliographie

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