Gouvernement William Henry Waddington

Le gouvernement William Henry Waddington est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Gouvernement William Henry Waddington

Troisième République

Président du Conseil William Henry Waddington
Formation
Fin
Durée 10 mois et 17 jours
Composition initiale
Parti politique Gauche républicaine
Ministres 10
Représentation
IIe législature
313 / 521

Nommé par le président Jules Grévy, William Henry Waddington forme un gouvernement qui doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et au président.

Historique

En 1879, le président du Conseil, Jules Dufaure, le chef des républicains, mène le gouvernement de la République, mais il a 81 ans et décide de démissionner. Pour le remplacer, le président Jules Grévy ne veut pas nommer Gambetta, le grand héros de la république, qui lui ferait trop d’ombre, ni son partisan, Ferry, trop protectionniste pour cette majorité plutôt libérale. Il lui préfère Waddington, une personnalité de second plan. Waddington, ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent. Waddington forme donc son gouvernement. Il décide d’abord de conserver le ministère des Affaires étrangères et de confirmer dans leurs fonctions : le général Gresley à la Guerre, Léon Say aux Finances, Charles de Freycinet aux Travaux publics et Émile de Marcère à l’Intérieur et aux Cultes. Pour le reste, il nomme : à l’Instruction, Jules Ferry ; à la Justice, Le Royer (avocat de formation).

Le gouvernement est formé et doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et à Grévy.

Composition

Présidence du Conseil

Fonction Image Nom Parti politique
  Président du Conseil des ministres William Henry Waddington Gauche républicaine

Ministères

Fonction Image Nom Parti politique
  Ministre des Affaires étrangères William Henry Waddington[1] Gauche républicaine
  Ministre de la Justice Philippe Le Royer Gauche républicaine
  Ministre de l’Intérieur Émile de Marcère Gauche républicaine
Ministre de la Guerre Henri Gresley[1]
Ministre de la Marine et des Colonies Jean Bernardin Jauréguiberry
  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts et des Cultes Jules Ferry Républicains opportunistes
  Ministre des Finances Léon Say[1] Gauche républicaine
  Ministre des Travaux publics Charles de Freycinet Républicains opportunistes
  Ministre de l'Agriculture et du Commerce Charles Lepère

(du au )

Gauche républicaine
  Pierre Tirard

(du au )

Républicains opportunistes
  Ministre des Postes et Télégraphes Adolphe Cochery[2] Gauche républicaine

Sous-secrétariats d’État

Nomination du 7 février 1879

Nomination du 13 février 1879

Remaniement du 4 mars 1879

Démissions
  • Cessation des fonctions de Jules Develle, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre de l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre des Cultes, par intérim
Nouveaux membres ou changements de fonction
  • Ministre de l'Intérieur et des Cultes : Charles Lepère précédemment « ministre de l'Agriculture et du Commerce »
  • Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Cultes : Félix Martin-Feuillée

Nomination du 5 mars 1879

Bilan

Gouvernement de transition après la démission du Président Patrice de Mac Mahon, son bilan n'est pas négligeable. On lui doit notamment l'amnistie partielle des communards - Clemenceau et d'autres réclament l'amnistie pleine et entière, qui ne sera votée qu'à la fin 1880 - et le retour du Parlement à Paris; l'adoption de la Marseillaise comme hymne national; la création des écoles normales départementales. Le plan Freycinet vise à développer le réseau de chemins de fer. Mais le gouvernement est surtout marqué par la personnalité de Jules Ferry qui défend ses projets de réforme de l'école et de l'enseignement supérieur. Il obtient l'interdiction d'enseignement aux congrégations non autorisées qui a pour objectif d'écarter les jésuites.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirs

Le , William Henri Waddington, confronté à l'hostilité de la gauche, voit son ministère se disloquer après les démissions de Le Royer et Goblet (). Il remet à son tour la démission du Gouvernement, sans avoir été mis en minorité, à Jules Grévy, président de la République.

Le , Jules Grévy nomme Charles de Freycinet, un républicain opportuniste, à la présidence du Conseil des ministres.

Voir aussi

Références

  1. Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste
  2. Création d'un nouveau ministère
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