Guerre germano-polonaise

La guerre germano-polonaise se déroula de 1002 à 1018 entre Henri II, roi de Germanie, et Boleslas Ier, duc de Pologne. Le contrôle de la Lusace, de la Haute-Lusace, de la Bohême, la Moravie et la Slovaquie sont à l'origine du conflit[1]. Les combats prennent fin avec le traité de Bautzen en 1018, qui laisse la Lusace et la Haute-Lusace à la Pologne. La Bohême devient un duché vassal du Saint-Empire.

Guerre germano-polonaise (1002-1018)

Informations générales
Date 1002 - 1018
Lieu Pologne actuelle
Issue Traité de Bautzen
Belligérants
Boleslas Ier, duc de PologneHenri II, roi de Germanie

Batailles

Siège de Niemcza (en)

1002-1005

En 1002, la mort prématurée d'Otton III met fin aux relations de bon voisinage entre le duché de Pologne et la Francie orientale. Boleslas soutient la candidature d'Ekkehard Ier, margrave de Misnie, pour le trône allemand, mais en avril, ce dernier est assassiné. Profitant de la lutte pour le pouvoir dans le Saint-Empire, le duc de Pologne envahit la Lusace et la Misnie. Après une rencontre à Mersebourg, Boleslas est attaqué par des hommes d'Henri II, mais parvient à s'échapper avec l'aide de plusieurs nobles allemands. Même si la thèse d'un attentat orchestré par Henri n'est pas clairement établie, Boleslas en demeure persuadé. Il est vrai que l'empereur n'a rien fait pour le protéger, ni pour punir les agresseurs.

Vladijoj, le duc de Bohême, décède en . Boleslav III, prétendant au trône mine sa position en ordonnant le massacre des nobles de premier plan. Ceux qui survivent au massacre envoient des messagers à Boleslas et le supplient de leur venir en aide. Le duc polonais accepte volontiers, et invite Boleslav III à lui rendre visite à son château de Cracovie. Pris au piège, Boleslav est aveuglé et emprisonné. Boleslas Ier revendique alors le trône pour lui-même, envahit la Bohême en 1003 et prend Prague sans opposition sérieuse. En 1004, Henri reprend le dessus et chasse Boleslas de Hongrie. Les combats s'arrêtent en 1005, avec un cessez-le-feu convenu à Poznań. Boleslas renonce à ses conquêtes antérieures.

1007-1013

En 1007, Boleslas, qui pressent une nouvelle attaque d'Henri, reprend le contrôle de la Lusace et de Misnie. Après plusieurs campagnes infructueuses, Henri est rappelé par une révolte en Lotharingie, laissant Boleslas s’emparer de Lubusz, coupée de l’Ouest par une crue de l'Elbe, une autre paix est convenue à Mersebourg en 1013. Cette fois, Boleslas conserve ses conquêtes et reçoit une aide pour son expédition contre la Rus' de Kiev. En retour, Boleslas promet de soutenir la candidature d'Henri dans l'accession au trône du Saint-Empire et une aide dans ses campagnes d'Italie, contre Arduin d’Ivrée qui s'est autoproclamé roi d’Italie.

1013-1018

Après Mersebourg, Boleslas renonce à soutenir Henri en Italie et refuse également de reconnaître la Lusace et la Misnie comme fiefs impériaux. En 1015 Henri, soutenu par des tribus slaves païennes, lance une expédition armée et tente de s'introduire en Grande-Pologne, mais il est arrêté sur les rives de l'Oder, à Krosno, par les troupes de Boleslas. En 1017 Henri renouvelle sa campagne et assiège Niemcza (en), mais la ville résiste et Henri est finalement contraint de battre en retraite.

En un traité de paix est conclu à Bautzen, qui laisse la Lusace et la Haute-Lusace à Boleslas. Le chroniqueur contemporaine de l'époque, Thietmar de Mersebourg ne donne pas les détails du traité et les historiens divergent dans leurs interprétations. On ne sait donc pas si ces régions sont réaccordées à Boleslas comme fiefs impériaux, ou s'il les obtient en pleine souveraineté. Henri II ne renouvèle pas ses campagnes contre Boleslas et par la suite la paix est confirmée par le mariage du duc de Pologne avec Oda de Misnie, fille d'Ekkehard Ier de Misnie.

Références

Sources

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