Gustav Jaenecke

Gustav Jaenecke, dit Justav Jaenecke,, né le à Charlottenburg, dans l'Empire allemand, aujourd'hui un quartier de Berlin, et mort le à Bonn, est un joueur de hockey sur glace et de tennis allemand.

Gustav Jaenecke
Gustav Jaenecke en 1932
Surnom(s) Justav[1]
Nationalité Allemagne
Naissance ,
Charlottenburg (Empire allemand)
Décès ,
Bonn (Allemagne)
Joueur décédé
Position Ailier gauche
ou Défenseur
A joué pour Allemagne
Berliner SC
SC Riessersee
Carrière amat. 1926-1951

Temple de la renommée de l'IIHF : 1998

Temple de la renommée allemand :

Au cours de sa carrière de hockey, il remporte treize titres de champion d'Allemagne. Avec la sélection nationale allemande pour laquelle il joue à 82 reprises, il participe aux Jeux olympiques d'hiver de 1928, 1932 (médaille de bronze) et Jeux olympiques d'hiver de 1936 et gagne le championnat d'Europe en 1930 et 1934.

Également un joueur de tennis, il est sacré champion d'Allemagne en simple messieurs en 1932 et représente plusieurs fois son pays en Coupe Davis.

En 1998, la Fédération internationale de hockey sur glace l'intronise dans son temple de la renommée. Il est aussi membre du temple de la renommée du hockey allemand et du temple de la renommée du sport allemand.

Biographie

Hockey sur glace

Gustav Jaenecke apprend le hockey sur glace au Berliner Schlittschuhclub[2]. À partir de 1926, il devient un membre important de l'équipe première. Au cours de sa première année, il remporte le championnat d'Allemagne, le neuvième du club, et la Coupe Spengler. Entre 1928 et 1933, Jaenecke et le Berliner SC gagnent six titres de champion consécutifs et une coupe Spengler. Durant cette période, il joue aux côtés de Rudi Ball ainsi que plusieurs joueurs étrangers tels que le français Albert Hassler et l'autrichien Herbert Brück[3]. En 1931, le journal français l'Auto le nomme meilleur joueur de hockey en Europe[2]. Il remporte avec son club deux nouveaux titres en 1936 et 1937. En 1944, le Berliner SC aligne une équipe commune avec le SC Brandebourg s'impose dans le championnat, le dixième et dernier que Jaenecke gagne gagne avec le club de la capitale. En 1946, il rejoint le SC Riessersee avec lequel il remporte trois championnats supplémentaires avant de se retirer en 1951.

Au cours de sa carrière, Jaenecke est également un membre régulier de l'équipe d'Allemagne. Avec la sélection il dispute trois tournois olympiques, remportant le bronze en 1932[1]. Il dispute sept championnats du monde, recevant l'argent en 1930 et le bronze en 1932 et 1934[4]. À cela, s'ajoute deux titres de champion d'Europe en 1930 et 1934 et six médailles de bronze. Précédant les Jeux olympiques d'hiver de 1936 organisés à Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, les officiels nazis ne retiennent pas Rudi Ball dans l'équipe car il est à moitié juif. Jaenecke menace alors de ne pas participer sans son ami. Ne pouvant imaginer participer sans leurs deux meilleurs joueurs, les dirigeants allemands sélectionnent Ball[5]. Entre 1927 et 1942, Jaenecke a porté le maillot de l'équipe nationale à 82 reprises, marquant 43 buts soit le quart du total inscrit par l'équipe durant cette période[6].

En 1998, il est intronisé en tant que joueur au Temple de la renommée de l'IIHF[7]. Il est aussi membre du temple de la renommée du hockey allemand.

Gustav Jaenecke (à gauche) et Christian Boussus au stade Roland-Garros en 1932

Tennis

Vainqueur de nombreux tournois durant sa jeunesse, Gustav Jaenecke atteint la finale du Tournoi de Hambourg en 1931, battu par le tchécoslovaque Roderich Menzel[2],[8]. En 1932, il remporte le titre de champion d'Allemagne en simple[2]. Il est sélectionné à cinq reprises en équipe d'Allemagne de Coupe Davis, disputant quatre matchs dont un en double avec Gottfried von Cramm[1],[9].

Vie privée

Issu d'une famille aisée et banquier de formation, Jaenecke reprend la fabrique de chaussures familiale au début des années 1930. En 1939, il publie son autobiographie Jagd hinter dem Puck. Durant la seconde Guerre mondiale, le gouvernement nazi fait auprès de sa compagnie une commande spéciale de chaussures pour personnes handicapées. Considérée comme vitale dans l'effort de guerre, elle lui permet de n'être jamais enrôlé dans l'armée et de rester à Berlin. À la fin de la guerre, il doit abandonner sa fabrique située dans l'est de la ville, alors sous contrôle soviétique. Il s'installe à Hanovre et tente sans succès de remonter une nouvelle fabrique de chaussures. Avec l'intervention d'un ami de jeunesse, il devient membre du conseil d'administration d'un casino à Bad-Neuenahr. Il gère aussi la Redoute, un site d'évènements de Bad Godesberg, et le Bonner Press Club, un groupe de journalistes de Bonn. En 1975, il devient le principal actionnaire du Casino de Berlin. La société gérante porte toujours son nom[2],[5].

Il décède à l'âge de 77 ans le à Bonn.

Trophées et honneurs personnels

Hockey sur glace

Tennis

Autres

  • Membre du Hall of Fame des deutschen Sports depuis 2008

Références

  1. (en) « Gustav Jaenecke, olympic statitics & profile », sur Olympics at Sport Reference (consulté le 6 novembre 2011)
  2. (de) Ulrich Kaiser, « Galerie — Gustav Jaenecke, biografie », sur Hall of Fame des deutschen Sports (consulté le 6 novembre 2011)
  3. (en) Birger Nordmark & Patrick Houda, « Rudi Ball, biography », sur Swedish Ice hockey Historical And Statistical Society (consulté le 6 novembre 2011)
  4. (en) « Gustav Jaenecke, hockey statistics & profile », sur Elite Prospects (consulté le 6 novembre 2011)
  5. (de) Eduard Hoffmann, « Der Star des Schlittschuhklubs », sur Deutschlandradio Kultur (consulté le 6 novembre 2011)
  6. (en) Stephan Müller, « Gustav Jaenecke, biography », sur Swedish Ice hockey Historical And Statistical Society (consulté le 6 novembre 2011)
  7. (en) « IIHF Hall of Fame », sur le site officiel de la Fédération internationale de hockey sur glace (consulté le 6 novembre 2011)
  8. (en) « Gustav Jaenecke, tennis statistics & profile », sur Tennis Archives (consulté le 6 novembre 2011)
  9. (en) « Gustav Jaenecke, Davis Cup statistics & profile », sur le site officiel de la Coupe Davis (consulté le 6 novembre 2011)

Liens externes

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