Gustave Camus

Gustave Camus, né le à Châtelet et mort le à Mons, est un peintre expressionniste belge.

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Gustave Camus
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Mons
Nationalité
Activité
Lieu de travail
Distinction

Biographie

Peinture murale dans l'ancienne brasserie du palais des beaux-arts de Charleroi (1957)

Ses ancêtre paternels Camus sont originaires de Chiny où ils étaient forgerons. Son grand-père, Henri Camus, né en 1847, quitta Chiny pour s'établir à Châtelet où il devint puddleur. Son père, Hector Camus, né en 1877, ouvrier d'usine à Châtelet, y épousa Marie-Thérèse Renard, et ils eurent cinq enfants dont Gustave était le benjamin.

À 14 ans, il est apprenti peintre en bâtiment mais cesse cette activité dès que son art peut le faire vivre, soit à partir de 1939. Il fréquente les cours de dessin du sculpteur Eugène Paulus à l'École industrielle de Charleroi (1930-1934), et de Léon Van den Houten à l'Université du Travail (1932-1937). Il fonde avec Georges Wasterlain le groupe L'Art vivant au pays de Charleroi (1933). Après la guerre, la critique confirme son talent et il enseigne la peinture et le dessin à l'Académie des Beaux-Arts de Mons (1951-1976), dont il sera le directeur de 1961 à 1966, puis de 1975 à 1976).

Sa première période relève de l'impressionnisme (1930-1946), même s'il est plus proche du fauvisme que de Monet.

C'est à la suite d'un voyage en Bretagne qu'il inaugure sa deuxième période qui marquera plus profondément son œuvre (1946-1950) [1]. Il y a toute une recherche qui le ramène à la Wallonie (1950) : les terrils et les châssis à molettes entrent dans sa peinture qui devient plus graphique[2]. Il vise à diffuser l'art wallon dont il est un des ardents défenseurs. Il participe s'engage dans deux groupes d'artistes Hainaut cinq qui se propose d'« Offrir à nos yeux l’image de la beauté que la terre wallonne peut inspirer »[3] (1964) et Octo (1979).

Il s'est marié deux fois. Il perdit, en 1936 après quelques mois de mariage, sa première épouse Jeanne Chavepeyer, soeur des peintres Hector et Albert Chavepeyer et du photographe Emile Chavepeyer. Il se remaria en 1950 à Olivia Brosteaux. Il n'eut pas de descendance. Il fut anobli avec le titre de baron le 14 mai 1984[4].

Hommages

  • depuis 1990 : Prix Gustave Camus, décerné par l'Académie royale de Belgique.
  • 1991 : rue Gustave Camus, à Châtelet.
  • Académie de Dessin et des Arts Décoratifs Gustave Camus à Châtelet

Références

Liens internes

Bibliographie

  • Michel Mouligneau, Camus, ou l'accomplissement d'une vocation, Mons, Crédit commercial de Mons, 1978
  • Frédéric Mac Donough (préf. Émile Lempereur), Abécédaire des peintres du Pays de Charleroi : du XVIe au XXIe siècle, Loverval, Éditions Labor, , 240 p. (ISBN 2-804-02380-X), p. 24-30
  • Jean-Luc Wauthier, Gustave Camus : l'épanouissement de l'espace, Charleroi, Institut Jules Destrée, , 117 p.
  • Alain Viray, Gustave Camus, les hautes voilures de l'esprit, Bruxelles, 1987 (Coordonnées biographiques et critiques par T. Ledoux-Triffaux), pages 283 à 305.
  • Paul Caso, Gustave Camus, ou la plénitude, Bruxelles, 1964.
  • Philippe Roberts-Jones, Gustave Camus ou la nécessité d'être, dans Le Messager de Châtelet-Châtelineau, 7 et 14 octobre 1976.
  • Jean Ransy, Notice sur Gustave Camus, membre de l'Académie, dans Annuaire de l'Académie royale de Belgique, vol. 153, Bruxelles, 1987, pages 219 à 235 (avec un portrait photographique et une orientation bibliographique)
  • Alain Viray, v° Camus, Gustave, dans Nouvelle Biographie Nationale, Volume 3, Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, Palais des Académies, Rue Ducale 1, Bruxelles, 1994.
  • Guy Waltenier, Les origines familiales du peintre Gustave Camus (1914 - 1984), dans L'Intermédiaire des Généalogistes, Bruxelles, 2018, pages 72 à 77.

Notes

  1. Gustave Camus - NERVIA
  2. musée des Beaux-Arts de Charleroi, Gustave Camus, site du musée des Beaux-Arts de Charleroi
  3. Visions du Hainaut industriel d'Eugène Boch à la photographie, catalogue de l'exposition sous ce titre à La Louvière, 2000.
  4. Sa mort, un mois après son anoblissement, ne lui a pas permis de lever les lettres patentes, semble-t-il, mais la notice dans la Nouvelle Biographie Nationale le qualifie de baron.
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