Henry Michaud

Henri Gabriel Louis Michaud, né le à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et mort en déportation à Buchenwald (Allemagne) le , est un militaire français du XXe siècle. Il fut chef d'état-major général des forces aériennes de à .

 Henry Michaud

Henry Michaud (date inconnue)

Naissance
Perpignan (Pyrénées-Orientales)
Décès
Buchenwald (Allemagne)
Origine France
Arme Armée de terre
Grade Général d'armée aérienne
Années de service 1893-1937
Conflits Première Guerre mondiale

Biographie

Henry Louis Gabriel Michaud naît le à Perpignan (Pyrénées-Orientales)[1]. Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Jeanne d'Arc » (1893-1895)[2] et signe un engagement pour trois ans dans l'Armée de terre en [3]. Il sort de l’École dans l'arme de l'infanterie[1] et sert au 37e régiment d'infanterie à partir de 1895 avec le grade de sous-lieutenant. Il est stagiaire de l’École supérieure de guerre de 1900 à 1902. En , le capitaine Michaud[3] passe dans l'Aéronautique militaire (future Armée de l'air)[2] et il est dirigé vers le 1er Groupe d'aviation. Il est breveté pilote le [3]. Arrêté par la Gestapo le , le général Michaud est interné et déporté au camp de Buchenwald. Il y meurt le .

Le , à Paris IXº, il épouse Madeleine Michelin (1883, 1964), dont postérité Michaud, Decourtive, Leflaive, Volbart, Jaubert, Belbèze.

Le Général Henry Michaud est l'auteur des Essais de Montaigne, texte original, accompagné de la traduction en langage de nos jours, 4 Tomes dont le dernier fut publié après sa mort. - Paris, Didot, 1920. 4 forts volumes in-8°.

Première Guerre mondiale

Après avoir occupé divers postes en état-major en 1913 et 1914, le chef de bataillon Michaud est blessé en , puis il est affecté à l'état-major du général commandant le Groupe d'Armées Nord. Il y organise et dirige la première école destinée à former, au cours de la guerre, des officiers d’état-major. Nommé lieutenant-colonel en , il commande successivement le 156e régiment d'infanterie puis le 172e régiment d'infanterie. Il termine la guerre avec la croix de guerre 1914-1918 avec 4 citations[3].

Entre-deux-guerres

Après l'armistice de 1918, le lieutenant-colonel Michaud est affecté à l'Etat-major du général Nivelle. Il commande ensuite le 22e régiment d'aviation de bombardement de nuit, en . En 1924, le colonel Michaud prend le commandement de la 11e brigade aérienne, puis celui de la 11e brigade de bombardement. Il effectue un passage au Centre des hautes études militaires, puis est nommé au grade de général de brigade aérienne en . Il commande la 1ère division aérienne à partir de . Promu général de division aérienne en , il exerce les fonctions de chef d'état-major général des forces aériennes de à . Il est membre du Conseil supérieur de l'Air de 1931 à 1933. Nommé général d'armée aérienne, il est inspecteur général des forces aériennes d'outre-mer d'avril à . Placé en congé du personnel navigant en , il est admis en 2ème section des officiers généraux en , quand il atteint sa limite d'âge[3].

Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le général Michaud entre dans l'Organisation de résistance de l'Armée[1] (ORA) en . Il agit pour le service des liaisons de la zone Nord, entre la résistance intérieure et les autorités de la France libre. Son action clandestine se poursuit en tant qu'officier chiffreur du groupe radio de la région parisienne en . Arrêté par la Gestapo le , il est déporté[3] en Allemagne, au camp de Buchenwald, où il meurt le [1]. Il reçoit la médaille de la Résistance à titre posthume[3].

Distinctions

Notes et références

  1. « Henry MICHAUD », sur Geneanet (consulté le 4 février 2019).
  2. « Malle Général Michaud - Quelle époque ? », sur Passion-Militaria, lun 18 juil 2016 (consulté le 4 février 2019).
  3. « Biographies des chefs d'état-major de l'Armée de l'air (CEMAA) », sur Traditions des escadrilles de l'Armée de l'air (consulté le 4 février 2019).

Bibliographie

Liens externes

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