Horace Ayraud-Degeorge

Horace Ayraud, dit Ayraud-Degeorge, né à Arras le et mort à Paris le , est un journaliste français.

Horace Ayraud-Degeorge
Photographie ancienne d'un portrait d'Ayraud-Degeorge par Weerts (1898).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonymes
Blasius
Frédéric Didier
Cayrol
Georges Villiers
Nationalité
Domicile
Activités
Père
Parentèle
Frédéric Degeorge (grand-père)
signature

Biographie

Né à Arras, au no 18 de la rue Saint-Jean-en-l'Estrée, Horace-Eugène-Henri-Louis-Ernest Ayraud est le fils de Pierre-Alexandre Ayraud, dit Ayraud-Degeorge (1816-1867), ancien préfet du Var, et de Julie-Jeanne Willoughby Degeorge (1825-1906)[1]. Son grand-père maternel est Frédéric Degeorge (1797-1854), ancien membre de l'Assemblée nationale constituante. Horace a un frère aîné, Frédéric-Georges-Hector-Pierre-Charles Ayraud-Degeorge (1847-1901).

Horace est âgé de seize ans quand son père, confronté à une situation matérielle précaire, se donne la mort en se jetant dans la Seine. Horace travaille très jeune, d'abord comme correcteur d'imprimerie[2] puis comme journaliste. En 1869, il rejoint la rédaction du National d'Ildefonse Rousset. Journal hostile à la Commune (ce qui sera reproché plus tard à Ayraud-Degeorge), le National est supprimé par celle-ci mais reparaît entre le 17 et le sous un autre titre, Le Journal populaire, avant de reprendre son titre initial. Par la suite, Ayraud-Degeorge collabore au Mot d'ordre de Valentin Simond, où il fait la connaissance d'Olivier Pain[3].

En 1880, Ayraud-Degeorge épouse à Rome Mathilde-Joséphine Lebreton (1855-1923)[4], avec laquelle il vit depuis plusieurs années et qui lui a donné deux enfants, un garçon mort à sept ans, Maurice-Pierre-Alexandre-Horace (1879-1886), et une fille, Marguerite-Caroline-Mathilde Ayraud-Degeorge (1877-1957), qui épousera en 1905 le commissaire de police Georges-Eugène Durand (1864-1938)[5].

Présenté par Olivier Pain à Henri Rochefort, Ayraud-Degeorge entre à L'Intransigeant dès sa fondation, en 1880[3]. Secrétaire de la rédaction de ce journal pendant près de 24 ans, entre et , il y rédige également des articles sous divers pseudonymes.

Absent quelque temps de la rédaction pour raisons de santé (il a dû être opéré d'un phlegmon accidentel), Ayraud-Degeorge est brusquement congédié par Rochefort en . Contestant son licenciement, il poursuit en justice la société anonyme de l’Intransigeant : défendu par Paul-Boncour, il obtient 5 000 francs de dommages-intérêts en 1905[6]. Il collabore ensuite au Rappel, où il rédige la critique d'art. Membre de l'Association des journalistes parisiens depuis 1890, Ayraud-Degeorge en est le trésorier entre 1909 et 1918.

Mort le en son domicile du no 33 de la rue Montmartre[7], il est inhumé le au cimetière de Montmartre en présence de nombreux confrères[8].

Références

  1. Archives du Pas-de-Calais, état civil de la commune d'Arras, 5 MIR 041/38 (naissances 1843-1853), acte no 345 du 9 juillet 1850 (vue 939 sur 1301).
  2. Le Figaro, 1er août 1869, p. 2.
  3. L'Intransigeant, 30 juillet 1881, p. 1.
  4. Archives de Paris, état civil du 17e arrondissement, registre des mariages de 1880, transcription d'acte no 453 du 1er juin (vue 4 sur 31).
  5. Archives de Paris, état civil du 2e arrondissement, registre des mariages de 1905, acte no 411 du 20 juillet (vue 18 sur 31).
  6. Émile de Saint-Auban (dir.), Revue des grands procès contemporains, t. XXIV, 1906, p. 187-328.
  7. Archives de Paris, état civil du 2e arrondissement, registre des décès de 1922, acte no 103 du 3 février (vue 18 sur 31).
  8. Bulletin de l'Association des journalistes parisiens, no 37, 1922, p. 31-32.

Voir aussi

Liens externes

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