Image Comics

Image Comics est un éditeur de comics aux États-Unis. La société a été fondée en 1992 par sept auteurs avec comme principe de laisser le copyright des personnages de bande dessinée à leurs propres créateurs. Les fondateurs de la société sont Todd McFarlane, Jim Lee, Erik Larsen, Rob Liefeld, Marc Silvestri, Whilce Portacio (qui renonce rapidement pour raisons personnelles) et Jim Valentino, qui ont créé 6 studios indépendants dans le cadre d'Image, parmi lesquels Top Cow et Wildstorm.

Image Comics

Création 1992, par Rob Liefeld, Erik Larsen, Jim Valentino, Todd McFarlane, Marc Silvestri et Jim Lee
Forme juridique Maison d'édition
Siège social Berkeley
Activité Comics
Produits Voir Catégorie:Série de comics Image
Site web imagecomics.com

Les séries porteuses de l'histoire de la maison d'édition sont Gen13, Invincible, Savage Dragon, Spawn, WildC.A.T.s (avant que Jim Lee ne cède sa société à DC Comics), Darkness, Witchblade, Youngblood, The Walking Dead.

Histoire

Fondation

Au milieu des années 1980, DC Comics grâce à une politique éditoriale originale s'impose face à Marvel Comics. En 1985-1986 sont éditées Crisis on Infinite Earths, Alan Moore scénarise Swamp Thing puis Watchmen, Frank Miller écrit et dessine The Dark Knight Returns, John Byrne relance Superman. Tom DeFalco qui succède à Jim Shooter à la tête de Marvel décide de donner leurs chances à de jeunes artistes qui soient plus en phase avec les lecteurs. Cela se traduit à la fin des années 1980 par l'accueil de nouveaux venus nommés Jim Lee, Todd McFarlane, Rob Liefeld à qui, après des débuts modestes, sont confiés des séries majeures comme Amazing Spider-Man ou Uncanny X-Men. Rapidement les ventes des comics dessinés par ces artistes s'envolent. McFarlane crée une nouvelle série pour Spider-Man dont le premier numéro se vend à trois millions d'exemplaires. Ce record de vente est battu quelques mois plus tard par Rob Liefeld qui lance X-Force vendu à cinq millions d'exemplaires puis par la série dérivée X-Men de Jim Lee qui s'écoule à huit millions d'exemplaires[1]. Même si ces succès assurent des revenus importants aux auteurs, ceux-ci sont insatisfaits. D'une part, leurs dessins sont réutilisés par Marvel sans compensation financière ni reconnaissance du droit d'auteur et aucune somme ne leur revient sur les gains faits par Marvel à l'étranger grâce à leurs séries. D'autre part, les auteurs estiment que leurs droits d'auteurs, autres que financiers, ne sont pas respectés par Marvel. Toutes les créations faites pour l'éditeur deviennent la propriété de celui-ci. Lassé de cette situation Todd McFarlane decide de se retirer quelque temps des comics d'autant qu'il vient d'avoir un enfant. Rob Liefeld, quant à lui, tente de produire une série, intitulée The Executioners qui serait publiée par Malibu Comics mais dont il serait pleinement propriétaire. L'affaire ne se fait pas, en partie parce que les responsables de Marvel ont exprimé leur mécontentement[2]. Cependant cela ne décourage pas Liefeld qui suggère à Erik Larsen, dessinateur de Amazing Spider-Man, après le départ de McFarlane, et Jim Valentino, dessinateur des Gardiens de la Galaxie de l'accompagner dans un nouveau projet avec Malibu Comics. Les auteurs continueraient de travailler pour Marvel mais pourraient créer les séries qu'ils désirent, et dont ils garderaient les droits, sous la houlette de Malibu. Après l'accord des deux auteurs, c'est McFarlane, à qui est fait la même proposition, qui accepte et qui propose ensuite à Jim Lee de les rejoindre[3].

Le 17 décembre 1991 Todd McFarlane, Jim Lee et Rob Liefeld décident de rencontrer le président de Marvel, Terry Stewart, pour faire part de leurs revendications. Même si Stewart est prêt à faire des concessions dans la reconnaissance des droits des auteurs, cela ne suffit pas ceux-ci. Ceci ne fait qu'encourager ces auteurs à signer l'accord avec Malibu et après avoir convaincu Marc Silvestri (dessinateur de Wolverine et qui avait aussi travaillé sur Uncanny X-men) puis Whilce Portacio (dessinateur de Uncanny X-Men) de faire partie du groupe ils se lancent dans l'aventure[3]. Cette création est parfois appelée « the X-odus » (ce qui se prononce en anglais comme the exodus, l'exode), car quatre de ces fondateurs étaient célèbres pour leurs travaux sur la franchise X-Men[4]. En février 1992, la stratégie éditoriale est mise en place et les questions de l'édition, de la promotion et de la vente sont réglées[3]. La nouvelle de la création prochaine d'Image fait le tour des salles de rédactions, du New York Times à CNN et a pour première conséquence une chute de la valeur des actions Marvel. Certains dessinateurs, comme Jim Valentino ou Dale Keown, dessinateur de Hulk et qui est prêt à se faire éditer par Image, sont remerciés par Marvel[5].

Deux principes essentiels cimentent le groupe. Le premier est que chaque créateur est totalement maître de son œuvre et la société Image n'en détient aucune part. Le second est qu'un auteur n'intervient jamais, créativement ou financièrement, sur le travail d'un autre[3].

Dans l'esprit du deuxième principe, chaque partenaire fonde son propre studio, qui est affilié à Image tout en restant autonome, sans contrôle éditorial central. Portacio ne souhaitant pas devenir un partenaire à part entière dans la société, Image est à l'origine constitué de 6 studios[6] :


Le 16 avril 1992 est publié le premier comics Image, distribué par Malibu. C'est Rob Liefeld qui a l'honneur de lancer cette nouvelle maison d'édition avec Youngblood. Le premier tirage à 350 000 exemplaires est rapidement écoulé et finalement le titre se vend à près d'un million d'exemplaires. Les titres suivants sont Spawn de Todd McFarlane en mai, Savage Dragon d'Erik Larsen en juillet, WildCATS de Jim Lee et Shadowhawk de Jim Valentino tous deux en août. Le succès est tel qu'au mois d'août, alors qu'il n'y a que six comics publiés, Image devient le deuxième éditeur, en nombre d'exemplaires vendus, derrière Marvel (93 comics) et devant DC Comics (61 comics)[7]. Le premier numéro de Spawn et celui de WildCATS dépassent tous deux le million d'exemplaires vendus[5]. Le dernier membre à sortir sa série cette année est Marc Silvestri qui propose Cyberforce en octobre[8]. Seul Portacio attend 1993 pour lancer Wetworks.

À ce moment Image est encore lié à Malibu Comics. Cette dernière s'occupe de l'impression et de la distribution. C'est d'ailleurs qualité de l'impression a joué dans le choix de ce partenariat puisque Malibu était l'un des seuls éditeurs à utiliser l'ordinateur pour mettre en couleur ses comics[9]. Même si le contrat entre les deux sociétés donne la part du lion à Image puisque Malibu ne touche que 10% des recettes de la vente des comics, cela reste très avantageux pour celle-ci. Cependant fin 1992, les membres d'Image décident de se passer de Malibu et de prendre en charge aussi ces deux fonctions[10].

1993 : première crise

Cosplay de Spawn, un des premiers héros d'Image

Même si chaque studio est propriétaire de ses créations, les membres fondateurs tentent de donner une unité à Image en faisant interagir les différents héros ensemble.Ainsi, Chapel, des Youngblood, est lié à Spawn puisqu'il est supposé avoir travaillé avec Al Simmons puis l'avoir tué[11]. Un crossover réunit les séries WildCATS et Cyberforce et on y apprend que deux des personnages, un dans chaque équipe, ont un passé commun[12].

Malgré le succès, Image est critiqué par d'autres personnalités des comics qui se moquent de la faiblesse des scénarios, des dessins violents et tape-à-l'œil. Ces critiques ont cependant peu d'impact sur la politique éditoriale d'Image. Les séries prennent peu à peu leur rythme de croisière, de nouveaux auteurs rejoignent le groupe et chaque studio développe son univers en engageant de nouveaux artistes[13]. De plus, Image innove aussi par la qualité du papier, de l'impression, de la mise en couleur et du lettrage qui tous mettent encore plus en valeur les dessins des artistes vedettes[14].

Le début de l'année 1993 s'annonce donc sous de bons auspices qui d'ailleurs sont valables pour l'ensemble de l'industrie des comics. En février 1993, 190 millions de comics sont commandés par les magasins spécialisés et deux mois plus tard le nombre est passé à 400 millions. De plus, les ventes de comics rapportent 500 millions de dollars en 1992 et 800 millions en 1993. Les maisons d'édition se multiplient tout comme les magasins (dont certains sont d'anciens revendeurs de cartes à collectionner qui après l'effondrement de la bulle spéculative dans ce domaine se replient vers le monde des comics)[15]. Toutefois à la fin de l'année l'euphorie n'est plus de mise. En novembre 1993, le nombre de comics vendu est de 200 millions et la bulle spéculative éclate.

Pour Image le choc est d'autant plus rude que la crise est en partie causée par l'absence de politique éditoriale. Les fondateurs n'ont aucune expérience de gestion commerciale et ils se retrouvent vite dépassés par les responsabilités qu'impliquent leurs studios respectifs. Bientôt les retards s'accumulent ce qui lassent les lecteurs. Les libraires, ensuite, commandent des comics prévus mais qui ne sont pas encore dessinés et constatent finalement quand ils les reçoivent que les fans ont perdu leur intérêt. C'est le cas pour Pitt de Dale Keown, dessinateur de Hulk pour Marvel. Prévue pour novembre 1992, la série ne paraît que plusieurs mois plus tard et il faut attendre encore six mois pour que le deuxième épisode soit distribué[16]. Selon Phil Rippke et Ruth Beerman ces problèmes de distribution atteignent leur apogée avec le crossover Deathmate coproduit par Image et Valiant Comics. Valiant est aussi une maison d'édition récente dont les ventes de comics sont très bonnes. Quatre comics sont publiés qui font se rencontrer les deux univers. Mais ce qui s'annonçait comme un succès certain s'achève dans le désintérêt des lecteurs potentiels qui boudent une mini-série dont les épisodes arrivent avec trop d'écart entre eux pour les fidéliser[17].

Les libraires se retrouvent donc avec d'importants stocks d'invendus et quand ils commencent à perdre de l'argent sur les séries Image, les commandes diminuent, ce qui a un gros impact sur la maison d'édition[15],[14]. Alors que le début de l'année avait vu le lancement de nombreuses séries comme The Maxx de Sam Kieth ou Supreme publié par l'Extreme Studio de Rob Liefeld, dès la fin de l'année certaines sont arrêtées[18]. Pour mettre de l'ordre et parvenir à un rythme régulier de parution, les membres d'Image engagent alors Larry Marder qui parvient à résoudre les problèmes éditoriaux et déchargeant de ce fait les auteurs qui peuvent travailler plus régulièrement[14]. La fin de cette période exceptionnelle en termes de production et de ventes entraîne la disparition de nombreux éditeurs. C'est le cas de Malibu Comics ou de Valiant Comics. Image résiste mais les ventes ne sont plus celles des débuts[13].

1993-1996 : le calme avant les tempêtes

Les fondateurs d'Image sont des dessinateurs qui ont parfois coécrit les comics sur lesquels ils travaillaient pour Marvel mais ils ne sont pas des scénaristes. Un reproche récurrent est justement la faiblesse des scénarios. Mais cela change lorsque des scénaristes reconnus commencent à travailler pour Image. C'est d'abord sur Spawn qu'on retrouve quatre noms d'auteurs importants : Alan Moore, Frank Miller, Neil Gaiman et Dave Sim signent chacun un épisode du comics[19]. Alan Moore, après cette première expérience, décide de continuer à travailler pour Image. Il écrit d'abord en 1993 la mini-série 1963, parodie des comics de Marvel de l'âge d'argent des comics[20]. Il scénarise aussi plusieurs mini-séries qui se placent dans l'univers de Spawn. Il reprend ensuite la série Wildcats qui déjà avait été confiée au scénariste James Robinson[20]. Fin 1993, Jack Kirby arrive chez Image. Enthousiasmé par cette aventure qui voit des dessinateurs vedettes de Marvel claquer la porte de cet éditeur, comme lui-même l'avait fait en 1970, il propose la série Phantom Force dont les deux premiers numéros sont édités par Image. Il prévoyait de publier la suite chez une nouvelle maison d'édition nommée Genesis West. La mort de Kirby en février 1994 met fin au projet[21].

Si les auteurs de comics qui viennent par la suite à Image sont le plus souvent des dessinateurs, on trouve aussi des scénaristes comme Kurt Busiek qui crée Astro City[22] ou James Robinson, scénariste de la série Leave It to Chance qui reçoit en 1997,récompensant les comics sortis en 1996, un prix Harvey[23] et un prix Eisner[24]. Ces deux séries appartiennent à la collection Homage chez Wildstorm qui ouvre aussi en 1998 une seconde collection nommée Cliffhanger! qui accueille J. Scott Campbell, Humberto Ramos et Joe Madureira[25]. Durant cette même période, Jim Valentino cesse de publier Shadowhawk lassé des super-héros et propose A touch of Silver un récit semi-autobiographique d'un adolescent fan de comics. À côté de ce travail personnel, il invite des auteurs à produire chez Image des récits originaux, plus proches de l'édition indépendante ou underground que de des comics de super-héros. Cet assemblage hétéroclite est nommé officieusement the Image nonline. Les comics ne trouvent pas leur lectorat et finalement l'expérience est arrêtée en 1997[26].

1996-1998 : Séparations

Le départ de Rob Liefeld

Progressivement, Image s'installe dans le paysage du monde des comics. De nouvelles séries à succès sont lancées comme Witchblade en 1995 par le studio Top Cow de Marc Silvestri[27] ou en 1996 The Darkness de Garth Ennis et Silvestri toujours pour Top Cow. La société de Silvestri est alors en plein boom et ses séries attirent de nombreux lecteurs[28]. Dans le même temps, Top Cow prend ses distances avec Image. En effet Silvestri juge que Rob Liefeld, alors directeur financier d'Image, se comporte mal envers lui et envers la société. Tout d'abord il lui reproche d'avoir essayé d'attirer dans son studio un dessinateur qui travaillait déjà pour Top Cow. Ceci est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Liefeld est accusé par les autres membres fondateurs de mal géré les finances et de prendre des décisions économiques contre-productives. De plus la création de sa nouvelle maison d'édition, Maximum Press, est vue comme une trahison. En septembre 1996, la crise se résout par la démission de Liefeld juste avant qu'un conseil d'administration extraordinaire l'exclut. Liefeld porte plainte contre ses anciens collègues qui ripostent par une autre plainte. Le jugement donné en février 1997 donne raison aux membres d'Image alors que Liefeld est condamné à payer un million de dollars. Le départ de Liefeld en contre-coup ramène complètement Top Cow au sein d'Image[28].

Le départ de Jim Lee

En 1996, c'est une querelle interne qui pousse vers la sortie un des fondateurs d'Image. En 1998, c'est la lassitude de diriger une société plutôt que de s'occuper de créations qui amène Jim Lee à quitter Image[29]. Il vend sa société à DC Comics et Wildstorm, dont les séries princicpales sont relancées devient une collection de DC[30]. Jim Lee est alors intégré à l'équipe de direction de l'éditeur[13]. Pour remplacer ces membres fondateurs, Image ouvre ses portes à de nouveaux auteurs comme Robert Kirkman. Image n'est plus alors l'éditeur de super-héros flamboyants; les ventes ont baisssé fortement et en 1998, les comics qui dépassent les 100 000 exemplaires sont rares[13]. Cela n'empêche pas Image de diversifier sa ligne éditoriale pour compenser le départ de deux des studios des origines[13].

Les années 2000 : la période de stabilité

Robert Kirkman en 2020, membre du bureau exécutif d'Image

En 1999, Larry Marder quitte Image et Jim Valentino est promu éditeur en chef. Alors qu'Image est associé à un style maison où le graphisme prime le scénario et où les super-héros ont la part belle, Valentino tend à diversifier l'offre éditoriale. Il accueille ainsi Eric Shanower qui dans L'Âge de bronze retrace la guerre de Troie et pour compenser les départs de Liefeld et Lee plusieurs labels rejoignirent Image, comme Dreamwave ou Gorilla, en 2001, avec des fortunes diverses. Valentino se préoccupe aussi de promouvoir la bande dessinée dans d'autres circuits de distribution que les magasins spécialisés. Pour cela il cherche à placer les recueils de comics dans les librairies. Cet effort est toujours d'actualité en 2020[31]. Jim Valentino garde ce poste jusqu'en 2005 puis est remplacé par Erik Larsen. Celui-ci continue la même politique et c'est grâce à lui que Robert Kirkman commence à travailler pour Image. Il signe en 2002 Invincible, avec des dessins de Ryan Ottley, avant de créer en 2003 The Walking Dead, dessiné par Terry Moore puis Charlie Adlard, qui progressivement devient un titre phare d'Image. Kirkman en 2008 devient un membre d'Image au même titre que les quatre membres fondateurs[32]. En 2009 Larsen cède la place à Eric Stephenson[33]. L'accueil de nouveaux talents qui ne sont pas nécessairement spécialisés dans le style super-héros est toujours de mise. Ainsi, Firebreather de Phil Hester et Andy Kuhn ou Chew de John Layman et Rob Guillory sont des séries qui imposent un style personnel loin du style Image des origines[34]. Depuis que Stephenson est en poste, Image qui avait chuté à la cinquième place dans le classement des éditeurs est revenu à la troisième et l'est resté de façon consécutive depuis sept ans. Les ventes qui représentaient 3% du total des comics vendus monte à 10% et s'y maintient[35]. De plus de 2014 à 2016 Image reçoit le Diamond's Gem Award du meilleur éditeur. Enfin, toujours sous la supervision de Stephenson, Image a remporté près de trente-six prix Eisner. Même si les ventes des comics d'Image sont loin des records des débuts, elles sont assez importantes dans un marché qui s'est écroulé depuis les années 1990 et cela vaut à Stephenson d'être intégré au bureau exécutif d'Image en 2018[36]. 2018 est aussi l'année du déménagement d'Image qui après Berkeley en Californie s'installe à Portland dans l'Oregon[35].

Séries notables

Extreme Studio

Le studio dirigé par Rob Liefeld est à l'origine de nombreuses séries dont la première est Youngblood qui est aussi la série avec laquelle Image est arrivé dans les magasins de comics. Contrairement à d'autres membres d'Image, comme Mc Farlane ou Larsen, qui se consacrent à une série, Liefeld développe rapidement un univers porté par de nombreuses séries. En août 1992 sort Brigade dessiné par Marat Mychaels, en novembre Supreme dessiné par Brian Murray, en 1993 Bloodstrike dessiné par Dan Fraga, Prophet dessiné par Liefeld et Dan Panosian puis Stephen Platt, Team Youngblood et Youngblood Strikefile, en 1994 Doom's IV dessiné par Mark Pacella, en 1995 Bloodwulf créé en 1993 par Liefeld mais qui a sa mini-série en 1995 écrite par Andy Mangels et dessinée par Daerick Gröss Sr., Glory de Jo Duffy et Mike Deodato Jr.[37]. Lors du lancement du studio, le succès est tel que le comcept de Doom's IV est préempté par Amblin Entertainment pour une adaptation cinématographique, qui finalement ne se réalise pas, avant même que le comics soit écrit[38]. Après le départ de Liefeld, les séries d'Extreme sont publiées par Awesome Comics mais en 2008, Liefeld revient chez Image, grâce à l'appui de Robert Kirkman[39]. Plusieurs séries sont reprises avec des fortunes diverses mais en 2019, Liefeld perd le contrôle de Youngblood, la série qui a marqué le début d'Image[40].

Highbrow Entertainment

Le studio dirigé par Erik Larsen a peu produit de séries. Savage Dragon est la principale et les autres Dart, Freak Force, Superpatriot et Vanguard sont toutes liées au Dragon. Exceptionnellement Highbrow publie une série qui n'est pas créée par Larsen. Il s'agit des Teenage Mutant Ninja Turtles qui dans un premier temps sont séparées de l'univers d'Image avant d'y être incorporé et d'y vivre des crossovers. Cependant quand Peter Laird reprend sa création, il considère que cette série d'Image n'est pas reliée au canon.

ShadowLine

En mai 1992,le personnage de Shadowhawk paraît pour la première fois dans les pages de Youngblood no 2. Vient ensuite le premier numéro du comics et c'est seulement dans le troisième comics que la mention de Shadowline est visible. Valentino se consacre d'abord à sa création homonyme mais en 1997, il abandonne le genre des super-héros pour se consacrer à une mini-série semi-autobiographique intitulée A Touch of Silver. Shadowline édite alors des projets d'auteurs qui se différencient des autres créations d'Image. Plutôt que des comics de super-héros Shadowline publie Replacement God, un comics de fantasy par Zander Cannon, Torso, un comics policier par Brian Bendis et Soulwind de Scott Morse. Comme aucun des comics édités par Valentino n'appartiennent à une ligne particulière de comics, Shadowline est surnommée Nonline. Lorsqu'il est devient responsable d'Image, Valentino cesse d'éditer des comics mais il recommence quand Erik Larsen lui succède. Depuis, même s'il a repris de temps à autre le personnage de Shadowhawk, il continue d'éditer des auteurs originaux[41].

Todd Mc Farlane Productions

Cosplay d'Angela

En 1992, Todd MC Farlane crée Spawn qui raconte l'existence de Al Simmons, renvoyé de l'enfer par le démon Malelbogia pour préparer le jugement dernier. Mais Spawn refuse la loi du démon et arpente les bas-fonds de New-York, désespéré. Mc Farlane, plutôt que de créer un univers complexe avec de nombreux super-héros, préfère se concentrer sur sa création et les séries qui suivent mettent en vedette soit des personnages secondaires comme Sam & Twitch qu'on trouve dans leur série homonyme de 1999 à 2004 puis de 2003 à 2006 dans Case Files: Sam & Twitch. Al Simmons n'est que l'un des Spawn qui ont été envoyés sur Terre par Malebolgia au cours des siècles. De nouvelles séries permettent d'en découvrir d'autres comme * Curse of Spawn (de 1996 à 1999), Spawn : the Dark Ages (de 1999 à 2001) et Spawn Godslayer (2007 à 2008). Al Simmons apparaît quant à lui dans deux autres séries Spawn the undead (1999 à 2000) et Hellspawn (2007 à 2008). En plus de ces séries plusieurs mini-séries sont parues : Violator (avec un scénario d'Alan Moore), Angela, Spawn : Blood Feud et Shadows of Spawn[42].

En dehors de ces comics, Todd MC Farlane édite aussi quelques séries dont Kiss: Psycho Circus, scénarisé par Brian Holguin, dont les héros sont inspirés par les membres du groupe Kiss[43] et Haunt créé en collaboration avec Robert Kirkman[44].

Top Cow Productions

Cosplay de Witchblade

Le studio de Marc Silvestri fait ses débuts avec Cyberforce, une équipe de mutants aux pouvoirs augmentés par la cybernétique. Après une mini-série de quatre épisodes, une série est publiée jusqu'en septembre 1997 et comprend trente-six numéros. À ce moment, deux autres séries Witchblade, commencée en novembre 1995, et The Darkness dont le premier numéro est daté de décembre 1996, sont les fers de lance du studio. S'y ajoute l'adaptation en comics de Tomb Raider. Top Cow publie de nombreuses séries qui mêlent super-héros, fantastique, science-fiction, etc[45]. Le succès n'est pas toujours au rendez-vous (Aphrodite IX, Arcanum, Common Grounds ou Hunter-Killer) ; d'autres séries durent plus longtemps comme Ascension, Magdalena, ou Weapon Zero. Enfin Michael Turner, après avoir dessiné plusieurs épisodes de Witchblade, crée chez Top Cow Fathom qu'il publie ensuite dans sa propre maison d'édition, Aspen Comics[46]. Top Cow édite aussi deux créations de J. Michael Straczynski : Rising Stars et Midnight Nation[47] et la série de Mark Millar, Wanted qui a été adapté au cinéma[48].

Wildstorm Productions

Cosplay de Grifter, membre des WildCATS

En 1992, le premier titre produit par Wildstorm (qui s'appelle alors Aegis) est WildC.A.T.S., dessiné par Jim Lee qui écrit aussi le scénario aidé de Brandon Choi[49]. Rapidement, d'autres séries sont produites pour créer un univers cohérent important. Parmi celles-ci se distinguent Stormwatch, Deathblow, Grifter, Backlash et Gen 13. Cette série lance le dessinateur J. Scott Campbell qui part ensuite créer sa propre série intitulée Danger Girl[50]. Enfin, la série Wetworks appartient aussi à l'univers Wildstorm même si elle est à l'origine une création de Whilce Portacio. Elle devait être la septième série produite par Image mais le décès de sa sœur affecte Portacio qui abandonne quelque temps les comics et préfère vendre sa création à Jim Lee qui l'incorpore à l'univers Wildstorm[51].

Cliffhanger

Cliffhanger est une collection diffusée par Wildstorm dont les personnages n'appartiennent pas à Jim Lee. Trois séries à l'origine en font partie : Battle Chasers de Joe Madureira, Crimson d'Humberto Ramos et Danger Girl de J. Scott Campbell[52]. Suivent ensuite Steampunk de Joe Kelly et Chris Bachalo et Out There, la seconde série d'Humberto Ramos[53].

Homage

Homage Comics est la seconde collection de Wildstorm. Plus portée sur le scénario que le dessin, contrairement au label Cliffhanger, Homage accueille entre autres Astro City de Kurt Busiek, Leave It to Chance de James Robinson, quelques épisodes de Strangers in Paradise[7] et Red (Wildstorm) de Warren Ellis et Cully Hamner, adapté au cinéma en 2010 avec Bruce Willis[54].

Gorilla

Mark Waid un des fondateurs de Gorilla

Au mois de novembre 1999, Mark Waid, Kurt Busiek, Joe Kelly, Karl Kesel, Tom Grummett, Mike Wieringo, George Perez et Barry Kitson annoncent la création d'une nouvelle maison d'édition appelée Gorilla Comics abritée par Image. Les séries prévues sont Crimson Plague de George Pérez, Empire de Mark Waid et Barry Kitson, Section Zero de Karl Kesel et Tom Grummett, Shockrockets et Superstar de Kurt Busiek et Stuart Immonen. Plus tard Todd Dezago et Mike Wieringo y apportent Tellos précédemment édité par Image . Pour financer le projet, les auteurs s'appuient sur la start-up eHero.com. Cependant, cette dernière fait très rapidement défaut et les auteurs sont forcés de financer leurs projets comme s'ils étaient auto-éditeurs. Au bout d'un an l'aventure est un naufrage et Gorilla cesse ses activités en mai 2001[55]. Tellos revient alors chez Image[56]. Quant à la mini-série Empire, elle est complétée chez DC Comics En 2003[57].

Kirkman

Après avoir auto-édité Battle Pope dessiné par Tony Moore[58], Robert Kirkman est engagé par Erik Larsen pour écrire un épisode de Superpatriot. En 2002, il propose chez Image la série Invincible dessinée par Cory Walker[59]. En 2003, il retrouve Tony Moore pour une nouvelle comics intitulée The Walking Dead. La série commence doucement mais peu à peu les ventes augmentent ; le dessin est repris par Charlie Adlard et en 2010 The Waking Dead est adapté en feuilleton télévisé[60]. Kirkman ne se contente pas de ces deux séries chez Image et écrit aussi The Astounding Wolf-Man, Brit, Haunt (en collaboration avec Todd Mc Farlane) et Outcast. En 2008, il devient un des partenaires dirigeant d'Image et en 2010 il fonde le label Skybound qui accueille ses projets[61].

Séries de passage

Séries autonomes

Cosplay du personnage de Saga PrinceRobotIV

Webcomics

Adaptations

Image ne possède aucun droit sur les séries qu'elle publie. Stricto sensu, aucune des adaptations de comics n'est liée à Image. Les œuvres ci-dessous sont donc liées à Image uniquement parce que la société a publié précédemment le comics.

Films en prises de vue réelles

Depuis la création d'Image quelques comics ont été adaptés au cinéma. Le premier est Spawn qui sort en 1997 réalisé par Mark Dippé. Le rôle-titre est tenu par Michael Jai White et le film est le premier qui mette en scène un super-héros noir[62].

En 2003 sort Le Gardien du manuscrit sacré réalisé par Paul Hunter avec Chow Yun-Fat inspiré du comics Bulletproof Monk de Brett Lewis et Michael Avon Oeming. Ce film est un échec commercial[63] et critique[64]. Wanted : Choisis ton destin réalisé par Timur Bekmambetov est sur les écrans en 2008 et est au contraire un succès. Inspiré du comics Wanted de Mark Millar il est classé R aux États-Unis et selon Millar, bien qu'il s'éloigne en partie du comics, il reste très proche de son esprit[65].

Les années 2010 apportent leur lot d'adaptation mais la plupart ne sort du lot et les critiques sont plutôt négatives. C'est le cas pour The Scribbler réalisé en 2014 par John Suits sur un scénario de Daniel Schaffer auteur du comics[66], pour En cavale de Peter Billingsley[67] et pour Officer Downe réalisé par le membre de slipknot Shawn Crahan d'après un comics de Joe Casey[68]. Chasseuse de géants réalisé par Anders Walter d'après un comics de Joe Kelly et sorti en 2017, au contraire, reçoit de très bonnes critiques[69]. Le dernier film Random Acts of Violence est sorti en 2019 sur les écrans américains[70].

Films d'animation

Des comics publiés par les premiers auteurs d'Image seul Gen¹³ a droit à une adaptation en long-métrage d'animation. Le film réalisé en 2000 par Kevin Altieri est produit par Buena Vista Pictures mais quand Jim Lee vend Wildstorm à DC Comics, propriété de Time Warner, Disney décide de ne pas sortir le film. Celui-ci est diffusé seulement en Russie, Amérique du Sud et Australie car les droits de distribution pour ces zones sont détenus par Paramount Pictures[71]

Deux autres films d'animation reprennent des comics publiés par Image. En 2009 The Haunted World of El Superbeasto de Rob Zombie d'après son comics éponyme sort directement en video. Classé R, le film accumule les scènes de violence graphique, les références aux films de genre et les allusions sexuelles[72].Il est suivi en 2010 par Firebreather qui est un téléfilm diffusé sur Cartoon Network et réalisé par Peter Chung d'après le comics de Phil Hester et Andy Kuhn. Le film qui raconte la lutte entre les humains et les dragons est un succès d'audience[73].

Séries télévisées

La première série télévisée qui reprend un personnage d'Image est Witchblade. Précédée en 2000 par un téléfilm[74], la série dure deux saisons en 2001 et 2002 et connaît vingt-trois épisodes. Elle est diffusée sur Turner Network Television qui cesse de la diffuser malgré de très bons scores d'audience[75].

Outcast est une série de Robert Kirkman diffusée de 2016 à 2018 sur Cinemax. Deux saisons, soit 20 episodes somposent la série qui raconte la vie de Kyle Barnes luttant contre des démons qui possèdent des humains[76],[77].

Happy! est diffusée de 2017 à 2019 sur Syfy. Les deux saisons comptent 18 episodes. Créée par Grant Morrison et Darick Robertson d'après leur comics éponyme, la série raconte les aventures de Nick Sax qui depuis qu'il a failli mourir voit une licorne appelée Happy qui l'aide dans sa recherche de sa fille enlevée par un fou déguisé en père Noël[78],[79].

Enfin en 2018-19 Deadly Class inspiré par le comics de Rick Remender est diffusé sur Syfy. Une seule saison de dix épisodes est produite[80],[78].

En cours

En 2020, d'autres séries sont diffusées. La plus célèbre est The Walking Dead qui a commencé en 2010 et compte donc dix saisons. Elle est diffusée sur AMC et une onzième saison est prévue[81],[82]. Bien que le point de départ du comics et de la série soit le même, depuis ils ont énormément divergé[83]. En 2015, une série dérivée est produite, intitulée Fear the Walking Dead. Elle débute en 2015 et une sixième saison est prévue[84],[85].

Wynonna Earp est une série inspirée du comics éponyme de Beau Smith. Ce western fantastique débute en 2016 diffusé sur Syfy et Space. Une quatrième saison est prévue[86],[87].

Dessins animés

Wild C.A.T.S le commando galactique (Wild C.A.T.S Covert Action Teams) est le premier dessin animé qui adapte une série publiée par Image. Produite par WildStorm Productions et Nelvana Limited elle est diffusée durant la saison 1994–95 sur CBS et comprend 13 episodes[88]. Puis vient The Maxx produite par MTV en 1995. La série compte 13 episodes[89].

D'autres membres fondateurs d'Image voien aussi leur comics adapté. Il s'agit d'abord de Savage Dragon produit par Universal Cartoon Studios, Studio B Productions, P3 Entertainment et USA Studios en 1995 et 1996. Diffusé sur USA Network la série compte vingt-six episodes pour les deux saisons[90]. Ensuite entre 1997 et 1999, soit trois saisons et dix-huit épisodes, est diffusé Todd McFarlane's Spawn par HBO Animation et Todd McFarlane Entertainment[91]. Enfin Witchblade diffusée en 2006 est produite pour une saison, soit 26 episodes, par Tokyo Broadcasting System[92].

Les nouvelles séries publiées par Image sont aussi parfois adaptées. C'est le cas des dix-neuf épisodes d' d'Invincible diffusés en 2008 sur MTV2[93], de Generator Rex diffusé entre 2010 et 2013, soit trois saisons et soixante épisodes, sur Cartoon Network[94] et de Super Dinosaur qui compte vingt six épisodes pour une saison en 2018–19 sur Teletoon[95].


Invincible doit connaître une renaissance en 2020 car une série a été commandée par Amazon Video[96].

Notes et références

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Annexes

Bibliographie

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Liens externes

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