Jacques Léonard

Jacques Léonard, né le à Saint-Jovite, est un homme politique canadien actif au Québec. Il est député de la circonscription de Labelle à l'Assemblée nationale du Québec de 1976 à 1985 et de 1989 à 2001, et ministre provincial à divers portefeuilles de 1976 à 1984 et de 1994 à 2001.

Jacques Léonard
Fonction
Député de l'Assemblée nationale du Québec
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Partis politiques

Biographie

Il est le fils d'Odilon Léonard, cultivateur, et de Simone Desjardins[1]. Il fait des études au Séminaire Saint-Joseph de Mont-Laurier. Il obtient un diplôme de comptable agréé en 1959 et une maîtrise en sciences commerciales en 1962 à l'université Laval. De 1962 à 1964, il est vérificateur comptable à Montréal. De 1964 à 1966, il étudie à l'École pratique des hautes études de Paris. En 1966 et 1967, il est professeur à l'École des hautes études commerciales, puis en 1967 et 1968 à l'université du Rwanda. De 1968 à 1976, il occupe des postes de direction à l'Université de Montréal, dont celui de vice-doyen à l'éducation permanente. Il est aussi propriétaire d'une ferme à Saint-Jovite[1].

Politique

Lors de l'élection générale québécoise de 1970, il est candidat du Parti québécois dans la circonscription de Labelle, où il est défait. Il en est de même lors de l'élection générale de 1973 dans la circonscription de Laurentides-Labelle. Il est élu député du Parti québécois dans Laurentides-Labelle à l'élection générale de 1976, lors de laquelle le Parti québécois accède au pouvoir. Il est réélu député dans Labelle à l'élection générale de 1981. Il est assermenté ministre le dans le gouvernement Lévesque. Il est ministre d'État à l'Aménagement du au , ministre des Affaires municipales du au , puis ministre des Transports du au [1]. Il démissionne comme ministre le , comme six autres ministres, lorsque le premier ministre René Lévesque met en veilleuse l'option souverainiste[2]. Il quitte le caucus du Parti québécois et siège comme député indépendant à compter du [1]. Il démissionne comme député le [3].

De 1985 à 1989, il est doyen de la faculté d'éducation permanente de l'université de Montréal[1].

Lors de l'élection générale de 1989, il se présente de nouveau comme candidat du Parti québécois dans Labelle et est élu député. Il est membre de la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec en 1990 et de la Commission d'étude des questions afférentes à l'accession du Québec à la souveraineté en 1991 et 1992. Il est réélu à l'élection générale de 1994, lors de laquelle le Parti québécois revient au pouvoir, et à l'élection générale de 1998. Dans le gouvernement Parizeau, il est ministre des Transports et vice-président du Conseil du trésor du au , puis ministre délégué à l'Administration et à la Fonction publique du au . Dans le gouvernement Bouchard, il est ministre délégué à l'Administration et à la Fonction publique, du au , puis ministre d'État à l'Administration et à la Fonction publique du au . Il est aussi président du Conseil du trésor du au . Il démissionne comme ministre et député provincial le [1], Sylvain Pagé le remplaçant dans sa circonscription.

En 2001, il est devient associé au cabinet de comptables Harel, Drouin. En 2002, il devient professeur au département de science politique de l'université du Québec à Montréal[1].

Lors de l'élection fédérale canadienne de 2006, il est candidat du Bloc québécois dans la circonscription d'Outremont, où il est défait[1] par le député Jean Lapierre du Parti libéral.

Archives

Le fonds d'archives de Jacques Léonard est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Notes et références

  1. « Jacques LÉONARD », notice biographique sur le site de l'Assemblée nationale
  2. « Chronologie parlementaire depuis 1791 (1984-1985) », sur le site de l'Assemblée nationale
  3. « Chronologie parlementaire depuis 1791 (2001) », sur le site de l'Assemblée nationale
  4. Fonds Jacques Léonard (P710) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
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