Japan Display

Japan Display (株式会社ジャパンディスプレイ, Kabushiki gaisha Japan Disupurei, JDI) est une co-entreprise entre Sony, Toshiba, et Hitachi dans le domaine du LCD.

Japan Display

Création 2012
Forme juridique Kabushiki kaisha
Action Bourse de Tokyo (6740)
Siège social Tokyo
 Japon
Actionnaires Suwa, INCJ
Filiales Kaohsiung Opto-Electronics (d)
Effectif 9 840 (30 septembre 2018)
Site web www.j-display.com

Histoire

Fondée en 2012 en regroupant les activités de Hitachi, Toshiba et Sony dans les écrans LCD de petit et moyen formats. La nouvelle société est à sa création le numéro un mondial des écrans pour smartphones et l’un des fournisseurs clés d’Apple.

Elle perd en quatre ans près de 30% de son chiffre d’affaires et cumule près de 3 milliards de dollars américains de déficit car elle n’a pas su diversifier les marchés en dehors des mobiles et anticiper la transition vers de nouvelles technologies[1]

En , Japan Display annonce la suppression de 4 700 postes soit près de 30 % de son personnel, dans le but d'optimiser ses unités de production[2]. En , elle annonce la suppression de 3 500 emplois à l'étranger et 240 au Japon, soit près de 30 % de ses effectifs mondiaux[3].

En 2016, l'Innovation Network Corporation of Japan (INCJ), alors son principal actionnaire, octroie à Japan Display 75 milliards de yens, et en 2017, Japan Display obtient auprès de ses banques une ligne de crédit de 107 milliards de yens. La société déclare alors vouloir lancer la production de masse d'écrans Oled afin de mieux concurrencer Samsung Electronics et qu'il lui faudrait pour cela un partenaire capitalistique[4].

Fin , Japan Display annonce son intention de lever 518 millions de dollars (420 millions d'euros) via une émission d'actions nouvelles et une cession d'actifs afin de consolider ses finances. La société prévoit de proposer des actions nouvelles d'une valeur de 30 milliards de yens (229 millions d'euros) à une trentaine de fonds étrangers et d'environ cinq milliards de yens à son compatriote Nichia, spécialisé dans les écrans LED. Japan Display va également obtenir 20 milliards de yens auprès du fonds public INCJ en lui revendant une usine dans le nord-ouest du Japon[4].

Les nouveaux fonds seront utilisés pour la production de panneaux LCD avancés. Selon des sources du secteur, il faudrait en principe plus de 200 milliards de yens pour lancer une ligne de production de masse d'écrans Oled. L'entreprise n'est pas encore parvenu à trouver un partenaire en vue d'une alliance[4].

En situation de quasi-faillite, l’entreprise conclut en un plan de sauvetage de 232 milliards de yens (1,85 milliard d'euros). L’accord prévoit l’injection, via une augmentation de capital, de 80 milliards de yens d’argent frais par Suwa, un consortium formé par le fabricant taïwanais d’écrans tactiles TPK, le fonds d’investissement taïwanais Cosgrove Global et le fonds d’investissement chinois Harvest Tech[5].

Japan Display annonce le la suppression de 1 200 emplois au Japon[6].

Notes et références

  1. Ridha Loukil, « Japan Display signe un nouvel épisode du fiasco de la politique industrielle du Japon », sur Usine Nouvelle, (consulté le 21 avril 2019).
  2. Japan Display va supprimer 4700 postes, Le Figaro, 9 novembre 2016
  3. Japan Display va supprimer 3.700 emplois, Le Figaro, le 9 août 2017
  4. « Japan Display veut lever $518 mlns faute de partenaires », sur Les Echos Investir, Reuters, (consulté le 31 mars 2018).
  5. Ridha Loukil, « Le fabricant d’écrans Japan Display Inc sauvé par un consortium sino-taiwanais », sur Usine Nouvelle, (consulté le 21 avril 2019).
  6. « Ecrans de smartphones: Japan Display va supprimer 1200 emplois au Japon », sur Le Figaro Economie, (consulté le 12 juin 2019).

Lien externe

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