Jean Baptiste Nicolas

Jean Baptiste Nicolas, né le à Rémonville (Ardennes), mort le à Rémonville (Ardennes), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

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Jean Baptiste Nicolas

Naissance
Rémonville (Ardennes)
Décès  80 ans)
Rémonville (Ardennes)
Origine France
Allégeance  République française
 Empire français
 Royaume de France
 Empire français (Cent-Jours)
 Royaume de France
 Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Maréchal de camp
Années de service 1793-1834
Distinctions Baron de l’Empire
Grand officier de la Légion d’honneur
Chevalier de Saint-Louis

États de service

Il entre en service le , comme soldat au 3e régiment de hussards, il devient brigadier le 1er août, et fourrier le 1er septembre de la même année. Il passe maréchal des logis le , et sous-lieutenant le au 1er régiment de hussards. Il fait les campagnes de 1793 à l’an IV, aux armées du Nord et des Pyrénées orientales.

Il est nommé lieutenant le , à l’armée d’Italie, et il est blessé le suivant à l’affaire de Codogno. Lors de la Bataille du pont d'Arcole du 15 au , il s’empare de plusieurs bouches à feu ainsi que de quelques caissons, qui ouvre aux généraux Augereau et Guieu une communication importante qui favorise leur jonction. Il reçoit son brevet de capitaine le , et le , il fait à la tête d’une compagnie, une reconnaissance sur Gradisca, lorsqu’il rencontre l’ennemi au environ de cette place, le charge avec impétuosité et le rejette en désordre sur ses positions de départ. Il est blessé deux fois les 15 et aux passages de la Bormida et du Tagliamento. Il se signale le , à la bataille d’Alexandrie dans le Piémont, et le , à la bataille de San Giovanni, où il tue ou fait prisonniers un grand nombre de Russes et d’Autrichiens.

En l’an IX et en l’an X, il sert à l’armée de l’Ouest, et il est fait chevalier de la légion d’honneur le . De 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne, au sein de la Grande Armée. Il est nommé chef d’escadron le , et il se fait remarquer lors de la bataille d'Eylau le , où il est blessé. Officier de la légion d’honneur le suivant, il passe major au 1er régiment de hussards le .

Le , il rejoint le 6e régiment de hussards, avec lequel, il fait les campagnes d’Allemagne de 1809 et de Portugal en 1811. Il est créé chevalier de l’Empire le

Il est promu colonel du 11e régiment de chasseurs à cheval le , et il est créé baron de l’Empire par décret du , et confirmé par lettres patentes royales du . Il participe avec son régiment aux campagnes de Russie en 1812, de Saxe en 1813, et de France en 1814. Il est élevé au grade de commandeur de la légion d’honneur le , et il est fait chevalier de Saint-Louis par le roi Louis XVIII le .

Licencié le , il est rappelé lors de la réorganisation de l’armée, au commandement des chasseurs de la Vienne, et il est nommé maréchal de camp le , pendant la guerre en Espagne.

En disponibilité au moment de la révolution de juillet 1830, le nouveau gouvernement le remet en activité comme commandant du département des Ardennes. En 1832 et en 1833, il commande une brigade de cavalerie légère à l’armée du Nord, et il retourne dans sa subdivision après la cessation des hostilités avec la Hollande. Il est nommé grand officier de la Légion d’honneur le , et il est admis à la retraite le suivant.

Il meurt le , à Rémonville.

Dotation

  • Le , donataire d’une rente de 2 000 francs sur les biens réservés en Westphalie.

Armoiries

Armoiries Nom du chevalier et blasonnement

Chevalier Jean Baptiste Nicolas et de l'Empire, lettres patentes du commandeur de la Légion d’honneur.

D'argent à la fasce de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers, accompagné en chef de deux sabres de hussards d'azur, croisés en sautoir, surmontés d'un bonnet de hussards de sable chargés d'une plaque d'or et en pointe d'un cerf lancé de sable soutenu de sinople. Livrées : gris, blanc, verd, le verd en bordure seulement.

Figure Nom du baron et blasonnement

Baron Jean Baptiste Nicolas et de l'Empire, décret du , lettres patentes du , commandeur de la Légion d'honneur

D'argent à la fasce de gueules, chargée d’une étoile du champ, accompagné en chef de deux sabres de hussards d'azur posés en sautoir et surmontés d'un bonnet de hussards de sable orné d’or et, en pointe, d'un cerf courant de sable soutenu de sinople.

Sources

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  • Portail de la Révolution française
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