Jean Bohier

Jean Bohier, né à Issoire[1] vers 1464, et mort le [2], est un ecclésiastique français, sous les règnes de Charles VIII et Louis XII.

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Jean Bohier
Biographie
Naissance vers 1464
à Issoire
 Royaume de France
Décès le
 Royaume de France
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Nevers
Autres fonctions
Fonction religieuse
chanoine de Clermont
chanoine et chantre de la cathédrale de Paris
1492 Abbé de Saint-Gildas-des-Bois
1494 Abbé de Notre-Dame de Buzay
1503 chanoine en la cathédrale de Rouen
Fonction laïque
1495 conseiller clerc au Parlement de Paris
1495 Conseiller aux Grands Jours de Bretagne
1503 président de la chambre des enquêtes

Armes : « d'or, au lion d'azur, au chef de gueules ».
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Biographie

Jean Bohier est chanoine de Clermont, puis chanoine et chantre de la cathédrale de Paris.

Archidiacre de Nantes, et recteur de Saint-Martial, au diocèse de Saint-Flour, Charles VIII lui accorde sur sa demande, par lettres de janvier 1492, l'institution d'un marché chaque mardi au bourg de Saint-Gildas-des-Bois, et le 7 novembre, il obtient mainlevée de son abbaye[3], au diocèse de Nantes.

Nommé par le pape Alexandre VI, mais étant déjà abbé commendataire de Saint-Gildas, il se démet de son droit sur l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés, près de Josselin, diocèse de Saint-Malo, en faveur de Gilles de Coëtlogon, en 1494[4],[5]

La même année, il est abbé commendataire de Buzay[4].

Licencié en lois, il devient conseiller clerc au parlement de Charles VIII, office créé le [6], et est nommé au parlement des Grands Jours en Bretagne[7].

Le , il est nommé chanoine en la cathédrale de Rouen, canonicat qu'il résigne en faveur de François de Bueil, le [8].

Il est reçu président de la chambre des enquêtes le , au parlement de Paris de Louis XII, jusqu'au [6].

Le [6], il obtient l'évêché de Nevers, et fait son entrée fin octobre, attirant une foule de gens[9].

Dès le début de son épiscopat, il s'occupe de la continuité de la construction de la tour de sa cathédrale Saint-Cyr[10], les deux derniers étages sont bâtis entre 1509 et 1528, comme l'atteste une inscription[11]. On l'appelle « Tour Bohier »[12].

Il assiste au concile de Tours de 1510[10].

Décès

Il décède le . Pour son enterrement, une procession est faite dans la ville de Nevers[9].

Famille

Premier mariage de son père, avec Béraude Bayard[2] :

Jean Bohier est le cinquième enfant d'Austremoine Bohier et d'Anne Duprat, il a quatre frères et cinq sœurs[2] :

Il est le cousin germain d'Antoine Duprat.

Notes et références

  1. Mémoires pour servir à l'histoire, , politique et littéraire, à la géographie, du département de la nièvre Par Née de la Rochelle, vol. 1, 1827. (p. 191)
  2. Histoire généalogique des conseillers au Parlement de Paris jusqu'en 1712 - 05 - Bohier Registres en ligne - GeneaNet
  3. Histoire de saint Gildas de Rhuys Par l'abbé Luco, 1869. (pp. 192-193)
  4. L'Église de Bretagne de Pierre Hyacinthe Morice, par l'abbé Tresvaux, 1839. (pp. 463, 508, 553)
  5. Histoire ecclesiastique et civile de Bretagne Par Dom Charles Taillandier, vol. 2, 1766. (à la suite du décès de Pierre-Hyacinthe Morice). (p. cxxiv)
  6. Histoire du parlement de Paris Édouard Maugis, vol. 3, rôle de la cour par règne 1345-1610. (pp. 119-128-132-135)
  7. Dictionnaire historique et géographique de Bretagne Par Ogée, vol. 1, 1845. (p. 170)
  8. Histoire de l'Église cathédrale de Rouen Par Jean François Pommeraye, 1686. (p. 250)
  9. Archives de Nevers, ou inventaire historique des titres de la ville Par Charles-Antoine Parmentier, vol. 2, 1842. (p. 235 ; Procession p. 274)
  10. Monographie de la cathédrale de Nevers Par Augustin Joseph Crosnier, 1854. (pp. 313-314)
  11. La cathédrale de Nevers et les églises gothiques du Nivernais Par Marcel Anfray. A. et J. Picard, 1964 - 270 pages. (p. 56)
  12. Cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte Nevers Photo-evasion.com
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