Jean Cuny (aviateur)

Jean Cuny, né le à Tien-Tsin (Chine) et mort le à Fontvieille (Bouches-du-Rhône), était un aviateur, journaliste et écrivain français, spécialisé dans l'histoire de l'aéronautique en France.

Ne doit pas être confondu avec Jean Cuny (prêtre).
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Jean Cuny
Naissance
Tien-Tsin (Chine)
Décès
Fontvieille (Bouches-du-Rhône)
Origine France
Arme Armée de l'air française
Grade Capitaine
Années de service 1944-1976
Conflits Seconde Guerre mondiale

Biographie

En , Jean Cuny renonce à des études de lettres pour s'engager dans l'Armée de l'air française[1],[2], à une époque où les pilotes sont formés aux États-Unis. Mais en , la défaite du Troisième Reich apparaît déjà imminente, et il n'est pas envoyé aux USA. Il reste la guerre du Pacifique, où la France doit participer à l'offensive finale contre l'Empire du Japon. Jean Cuny choisit la spécialité de navigateur, à la formation plus courte que celle de pilote[3]. Son brevet obtenu, la guerre se termine avant qu'il arrive en unité opérationnelle[4]. Après-guerre, il est affecté en , en qualité de navigateur-bombardier, au Groupe de bombardement I/25 Tunisie à Bordeaux-Mérignac[3], qui vole sur Handley Page Halifax[2],[4] (une des deux seules unités françaises de la Seconde Guerre mondiale à avoir volé sur ce quadrimoteur). Il sert en Indochine, sur Junkers Ju 52[2],[4] Toucan pendant un premier tour d'opérations, puis sur Douglas B-26 Invader[4] lors d'un second tour d'opérations[2].

De retour en métropole, il est radariste[3] sur Gloster Meteor[2],[4] NF.11 à la 30e escadre de chasse de Tours. Il intègre en 1956 l'équipe de marque[3] du SNCASO SO-4050 Vautour[2],[4], au Centre d'expériences aériennes militaires[4] de Mont-de-Marsan. Le , il traverse en vol, à bord d'un « Vautour » spécialement équipé pour le prélèvement de poussières, le nuage radioactif formé par la première explosion nucléaire française, à Reggane en Algérie[3].

Juste après cela, en , il démissionne de l'Armée de l'air et entre chez Dassault Aviation[2],[3] pour faire une carrière d'ingénieur d'essais navigant. Il suit les cours de l'EPNER, mais pour des raisons administratives, il n'a pas droit au titre d'ingénieur d'essais, parce qu'il n'est pas ingénieur de formation[4]. Il débute dans l'équipe d'essai du prototype Mirage IV[2],[3], et réclame que l'habitacle du navigateur-radariste soit aménagé plus spacieux et aussi confortable que possible, ce que ses jeunes camarades apprécieront quand l'avion arrivera en unité opérationnelle[4]. Il travaille sur la plupart des programmes de la société : Mirage F2, Mercure 100, Mystère 20 et Atlantic[3].

En , il démissionne, déçu par l'annulation du projet ACF, dont il espérait essayer les systèmes[3]. Il revient à la littérature, mettant à profit sa riche expérience pour raconter l'histoire de l'aviation française[1] à laquelle il a contribué durant trente ans. Il commence à écrire pour le Camouflage Air journal, puis pour Le Fana de l'Aviation[4]. En l'espace de 16 ans, il écrit 15 ouvrages appréciés du public des amateurs d'aviation[3], notamment dans la collection Docavia[2] et aux éditions EPA, où il publie un livre sur la chasse de nuit allemande qui fait encore autorité[4].

Jean Cuny décède le à Fontvieille (Bouches-du-Rhône)[3] à 67 ans, alors qu'il se promène avec son épouse[4]. Il totalisait plus de 6 000 heures de vol, dont plus de la moitié au titre des essais en vol[3].

Distinctions

Notes et références

  1. « Cuny, Jean (1925-....) », sur Bnf - Bibliothèque nationale de France, (consulté le 6 décembre 2018).
  2. Pierre DENNEZ, « LES AVIONS DE COMBAT FRANCAIS 1944-1960. II - CHASSE LOURDE, BOMBARDEMENT, ASSAUT, EXPLORATION », (consulté le 7 décembre 2018).
  3. Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 264-265.
  4. Michel Bénichou, « Jean Cuny », Le Fana de l'Aviation, no 270, , p. 5.

Bibliographie

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 264-265.
  • Marcel Catillon, Mémorial aéronautique : qui était qui ?, Nouvelles Editions Latines, , 221 p. (ISBN 2-72330-529-5, EAN 978-2-72330-529-7, lire en ligne), p. 54.
  • Michel Bénichou, « Jean Cuny », Le Fana de l'Aviation, no 270, , p. 5.

Liens externes

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