Jean du Fou

Jean du Fou, ou Jean II du Fou, décédé en 1492, fut un échanson et chambellan du Roi Louis XI.

Biographie

Il est le fils de Jehan Ier du Fou, issu en juveigneurie des vicomtes du Faou, en Cornouaille, écuyer, seigneur de Kerjestin en Ergué-Gabéric, de Ker an Lan en Névez et du Rustéphan en Nizon, décédé en 1460 avant la Madeleine[1] et avait pour frères Yvon du Fou, échanson, grand-veneur et conseiller de Louis XI, et Raoul du Fou, évêque d'Angoulême, de Périgueux et d’Évreux.

Il est cité pour la première fois comme échanson en 1454, il fait alors partie de la suite du Dauphin Louis. Ce dernier le nomma dans des lettres du capitaine et châtelain de Beaumont-en-Trièves[2].

En 1461, il est conseiller et chambellan puis premier échanson de Louis XI, capitaine de Cherbourg en 1463. En 1469, il est de nouveau cité premier échanson[3], dans une quittance du et de même en 1475.

Le , il ratifie pour le Roi le traité d'Ancenis contre le Duc de Bretagne. En 1479, il est nommé bailli de Verneuil et de La Tour-Grise.

Bailli et gouverneur de Touraine de 1484 à 1491[4].

Jean du Fou épouse vers 1458 Jeanne de La Rochefoucauld, dame de Montbazon audit lieu, de Sainte-Maure audit lieu, de Nouastre audit lieu, de Brandon en Athée sur Cher, de Hérisson audit lieu, de Leigné en L’Houmois, d’Aizie audit lieu et autres lieux, fille puînée d’Aymard de La Rochefoucauld, chevalier, seigneur de Montbazon, de Sainte-Maure, de Nouastre, de Brandon et autres lieux, décédé vers 1461, chambellan du Roi, et de Jeanne de Martreuil, dame d’Aizie audit lieu, de Hérisson audit lieu et de La Saisine en Vautebis, de La Liborlière en Pamproux, de Leigné en L’Houmois, d’Argentières en Melles, du Plessis-Olivier en Chiché et autres lieux, vivante en 1467, dont :

  1. Yves du Fou, décédé avant 1484 ;
  2. N du Fou, décédée avant 1470 qui fut demandée en mariage par Jean de Daillon pour son fils aîné Jacques ;
  3. N du Fou, décédé(e) avant 1484 ;
  4. N du Fou, décédé(e) avant 1484 ;
  5. N du Fou, décédé(e) avant 1484 ;
  6. Renée du Fou, dame de Nouastre, de Hérisson et Crémilles, puis de Kerjestin, du Rustéphan, de Montbazon, de Sainte-Maure, de Saint-Georges, d’Aizie, de La Bourdinière en Parthenay dès 1518 et autres lieux, née vers 1470, épousa en premières noces par contrat passé à Tours le Louis III de Rohan-Guémené, et en secondes noces Guillaume de La Marck, dont postérité des deux lits.

Jean du Fou décéda en [5].

Seigneuries

  • Rustéphan en Nizon
  • Kerjestin en Ergué-Gabéric
  • Saint-Georges en Pougne-Hérisson

Armoiries

Jean du Fou (grandes armes)

Jean du Fou est le premier à porter comme armoiries d’azur à la fleur de lys d’or, sommée de deux éperviers affrontés d’argent en lieu et place d'azur au léopard d'or. Ces armes auraient été octroyées par le Roi Louis XI, qui avait déjà emprunté divers meubles à la cynégétique afin de doter ses favoris d’armoiries. Le chancelier Pierre Doriole (1407-1485) portait d’azur à trois vols d’or, le grand-maître de l’Artillerie Tristan L’Hermite d’argent à une rencontre de cerf de sable, Lescun écartelé aux 1er et 4e : une fleur de lys, et aux 2e et 3e : quatre lapins courants.

Notes et références

  1. Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2012. (Liasse.) – 41 pièces, parchemin ; 17 pièces, papier. Le manoir de Kerjestin, par Jean du Fou, écuyer, seigneur de Rustéphan (1460) ; autre Jean du Fou (1503). Jehan du Fou seigneur de Rustéphan s’éteignit en 1460 et son fils Jehan présenta son rachat au receveur ducal de Quimper, notamment pour le manoir de Kerjestin en Ergué-Gabéric. - S’il s’agit de la Sainte Madeleine en référence à Marie de Magdala : il serait donc décédé avant le 22 juillet.
  2. Catalogue des actes du dauphin Louis devenu le roi de France Louis XI, relatifs à l'administration du Dauphiné, Emmanuel Pilot de Thorey, Grenoble, 1899. Lettres par lesquelles le dauphin concède l’office de capitaine et châtelain des mandements et châtellenie de Beaumont-en-Trièves, ainsi que tous les revenus de ce mandement, à son échanson, Jehan du Fou, écuyer, homme d’armes de sa garde du corps, en remplacement de Félize Reynard, veuve de Jean Pic, écuyer, qui en est déchargée. Enregistrées, à Grenoble le 9 janvier 1456 n.s. Copie B 3225, f° 508. Cette Félize Reynard, dont le nom s'est aussi écrit Phélise Regnard était la maîtresse de Louis XI et lui avait donné au moins une fille ; voir Patrick Van Kerrebrouck, Les Valois, Villeneuve-d'Ascq, 1990, p. 148 et les notes 48 à 53.
  3. Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières – Société de gens de lettres de savans et d’artistes, Paris 1804.
  4. Bibliothèque Nationale de France – Ms. Fr. Clairambault 49. Du Fou 1er echançon du roy jean du fou 24 novembre 1484 Je Jehan du Fou conseiller et chambellan du roy nostre sire son premier eschanson et bailly et gouverneur de Touraine.
  5. Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2012/6. En février 1503, Guillaume de la Mark (de La Marck-Arenberg), seigneur d’Aigremont et son épouse Renée du Fou font aveu du manoir de Keristin qui leur avait échu de nobles homs missire Jehan du Fou, seigneur de Nouastre et de Rusteffan [décédé] au moys de juign l’an mil IIII c(ent) IIIIxx doze [1492].
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