Karel Egermeier

Karel Egermeier, dit aussi Charles Egermeier, né le à Teplitz, dans le royaume de Bohême, en Autriche-Hongrie et mort le à Paris, est un photographe français d'origine tchèque.

Karel Egermeier
Biographie
Naissance
Décès
(à 88 ans)
Paris
Nationalité
Activité

Spécialisé dans la photographie masculine, il obtient la nationalité française et s'investit dans le scoutisme.

Biographie

Jeunesse

Karel Egermeier nait en Autriche-Hongrie, sur le territoire de l'actuelle République tchèque.

Il fréquente les écoles allemandes dont il acquiert progressivement la langue. Son père, cordonnier, devient veuf alors qu'il est encore jeune.

Au début des années 1920, Egermeier rejoint la France et s'installe à Paris. Il y enchaîne les emplois précaires[1].

Carrière

Karel Egermeier réalise ses premières photographies en février 1931 au cours d’un voyage en Suisse[2].

Chef scout, connu sous le totem d’Aiglon, Charles Ergermeier publie ses premières images en 1936 dans le calendrier des Éclaireurs de France[2].

En 1940, il illustre Paysage des Olympiques d'Henry de Montherlant de 87 clichés [3].

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il continue à travailler pour la revue des Éclaireurs de France puis pour un manuel d'enseignement sportif, les Eaux Vives.

À la Libération, sa pédérastie lui entraîne des problèmes judiciaires.

Par la suite, il collabore avec Daniel Rops dont il illustre les ouvrages Mort, où est ta victoire ?, La Misère et nous et Le Courtinaire en 1950 [4].

En 1952, il illustre Du Vésuve à l'Etna [5] de Roger Peyrefitte. Parallèlement, il se consacre à des reportages photographiques de moindre importance.

En 1964, seize de ses photographies sont publiées dans l'ouvrage américain The Boy : A Photographic Essay [6].

Karel Egermeier cesse ses activités au cours des années 1960

Il termine sa vie dans le 14e arrondissement de Paris.

Style

Egermeier provoque, aujourd'hui, une certaine controverse par ses photographies d'adolescents et de jeunes hommes dans des poses suggestives.

Remises, de nos jours, en question, ses photographies ont néanmoins été soutenues par des personnalités telles que Montherlant ou Peyrefitte qui les considéraient comme le « sommet de l'érotisme[7]. »

Notes et références

  1. « Essais biographique sur Karel Egermeier », sur lesdiagonalesdutemps.blogspot.fr (consulté le 28 avril 2018)
  2. Henri Joubrel, L’Éclaireur de France, no 5, mai 1944.
  3. Henry de Montherlant, Paysage des Olympiques. Illustré de 87 photographies par Karel Egermeier, Grasset, (lire en ligne)
  4. Daniel-Rops, Le Courtinaire ...: Illustration photographique de ... Charles Egermeier, J. Grou-Radenez, (lire en ligne)
  5. « Du Vésuve à l'Etna - Roger Peyrefitte - Babelio », sur www.babelio.com (consulté le 28 avril 2018)
  6. (en) The boy: a photographic essay, Arco Pub. Co., (lire en ligne)
  7. « Henri de Monhterlant - Karle Egermeier », sur aima007.blogspot.fr (consulté le 28 avril 2018)

Liens externes

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